Journaliste. Diplômée de l'Institut pratique du journalisme (IPJ Paris-Dauphine), j'ai travaillé au Bondy blog et au Monde, entre autres. J'ai aussi écrit un livre, "Des voix derrière le voile" (Premier parallèle, 2015). J'ai rejoint Mediapart en 2015 pour traiter des questions d'éducation. Désormais je m'occupe des questions liées à la pauvreté. Vous pouvez m'écrire à faiza.zerouala@mediapart.fr
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Malgré le plan grand froid déclenché fin décembre et les températures bien en dessous de zéro ces derniers jours, des personnes vulnérables, dont des mineurs, dorment toujours dehors à Paris. Les associations s’indignent.
Le plan grand froid a finalement été déclenché le 28 décembre en Île-de-France. Élus et associations, qui le réclamaient depuis plusieurs jours, le jugent trop tardif et insuffisant. En une semaine, cinq personnes sans abri sont mortes en France.
Le décret « sanctions » concernant le RSA est entré en vigueur cet été. Depuis, des allocataires font face à des exigences accrues de la part de France Travail et des départements. Un système de contrôle « abusif et déroutant », dénoncent des bénéficiaires.
Ces derniers mois, plusieurs événements, relayés par des influenceurs, se sont tenus dans le quartier des Halles. L’affluence a parfois été telle que des mouvements de foule ont eu lieu et ont été réprimés. En particulier lorsque ladite foule venait des quartiers populaires.
Depuis la fin octobre, quelque 200 personnes hébergées à Reims par le 115 ne bénéficient plus des chèques alimentaires qui leur permettaient de faire des courses. La préfecture de la Marne invoque des restrictions budgétaires. Les collectifs protestent contre cette décision qui fragilise davantage les plus pauvres.
En émettant l’idée de priver les personnes sans enfants de la prime de Noël, le gouvernement relance subrepticement l’idée d’une hiérarchie entre celles et ceux qui procréent et les autres. Et fait proliférer des idées chères à l’extrême droite.
Selon une directive européenne, dès la fin 2026, les banques devront mener une enquête de solvabilité avant d’autoriser un découvert. Des représentants du secteur bancaire et des associations de consommateurs ont été reçus au ministère de l’économie pour échanger sur une mesure qui crée de l’émoi.
Si 2005 est l’année de l’embrasement des quartiers populaires, elle a aussi été celle de forts débats et tensions qui permettent de l’éclairer. Avec une loi controversée sur l’héritage colonial, le « karcher » de Nicolas Sarkozy, mais aussi la naissance d’un nouvel élan postcolonial.
Le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté alerte sur le démantèlement des outils de solidarité qui fragilise une part grandissante de nos sociétés et favorise l’ascension électorale de l’extrême droite. Y compris en France.
Le Secours catholique, ATD Quart Monde, la LDH, mais aussi les syndicats CGT, CFDT et Solidaires assignent en justice l’État pour sa politique visant les chômeurs et les allocataires du RSA. Les sanctions brandies à l’égard des bénéficiaires sont tout particulièrement visées.
Après de lourds dysfonctionnements lors de son expérimentation, l’assurance-maladie renonce à déployer à l’échelle nationale son logiciel censé gérer les arrêts de travail et leurs indemnisations. Deux députés (LFI) réclament la création d’une commission d’enquête.
Le département de la Vendée a décidé sans préavis d’augmenter le prix de l’hébergement en Ehpad de 6,7 %. Des familles de résidents dénoncent cette hausse du coût qui les oblige à demander de l’aide ou à vendre leurs biens.
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Raconter son parcours quand on est transclasse, soit. Mais autant ne pas piétiner la sociologie au passage. Se livrer dans ces récits de vie sans rappeler le poids des déterminismes sociaux, politiser la question et interroger l’incapacité de notre système scolaire à être autre chose qu’une machine à reproduire les inégalités, cela n'a pas vraiment de sens.
Marine Le Pen n'a jamais été aussi proche des portes du pouvoir. Cet entre-deux-tours met nos nerfs à rudes épreuves et nous place dans un dilemme inconfortable. Mais l'urgence de lui barrer la route prime.
Hier soir, en sortant d'un restaurant, un ami me propose de me déposer en voiture pour continuer à discuter. Nous sommes quatre. Un écrivain, une actrice, un comédien et moi, journaliste. Nous sommes quatre Arabes. Je ne sais pas pourquoi je le précise mais peut-être que cette donnée a de l’importance pour la suite de l’histoire. Récit d'un contrôle policier ordinaire... pour des Arabes !
C’est une mesure symbolique. L’extension de la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux nés français, concept inflammable au possible, figure bien dans le projet de loi constitutionnelle de « protection de la Nation ». Mais, rassurons-nous, il ne s’agit que d’une mesure « symbolique » selon le terme employé par Manuel Valls.