Un témoin central de l'enquête sur les violences à la faculté de droit de Montpellier vient de saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour dénoncer les conditions de son audition. Selon notre enquête, il a été l'objet de « pressions » par le policier qui l'a entendu, la semaine dernière, dans les locaux du commissariat de police.
Nantes, Bordeaux, Montpellier... Une douzaine de facultés sont bloquées pour protester contre la réforme d’accès à l’enseignement supérieur. Spécialiste des mobilisations étudiantes, la chercheuse Julie Le Mazier évoque un mouvement qui manque encore de coordination nationale, mais qui connaît une accélération.
Mobilisée depuis deux mois contre le projet de fusion entre plusieurs établissements, l’Université de Toulouse a été mise sous tutelle. Les personnels et étudiants demandent plus de moyens. Retour sur un conflit qui illustre les débats de l’Université française, mêlant enjeux locaux et nationaux.
Mediapart publie une vidéo montrant le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, en train d’applaudir des hommes cagoulés après qu’ils ont attaqué des étudiants. Neuf d’entre eux ont déposé plainte après les violences.
Dans les écoles juives marseillaises, les militaires de l’opération « Sentinelle », présents en permanence depuis les attentats 2015, sont repartis. Sans céder à la paranoïa, parents et enfants n’ont pas retrouvé leur « légèreté » d’avant.
Philippe Pétel a démissionné samedi, après avoir assisté à l’agression par une dizaine d’hommes cagoulés de plusieurs étudiants opposés à la sélection à l’université, qui occupaient la fac. La ministre de l’enseignement supérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête par l’inspection générale.
Les parents, enseignants et syndicalistes de Seine-Saint-Denis veulent être entendus par le ministère de l’éducation nationale pour obtenir des moyens supplémentaires. Selon eux, la situation empire d'année en année, ce que dément la direction académique de Créteil.
Éducation et enseignement supérieur — Note de veille
Plusieurs universités, à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier, sont bloquées pour protester contre la loi, définitivement adoptée le 8 mars au terme d’un examen accéléré, d’accès à l’enseignement supérieur, une loi portée par la ministre Frédérique Vidal.
Les élèves de terminale avaient jusqu’au 13 mars pour saisir leurs vœux d’admission post-bac. Il a fallu faire des choix définitifs et espérer que le site ne connaisse pas de dysfonctionnements importants. Mediapart a suivi le parcours de quatre d’entre eux. Ils racontent comment ils ont fait face à cette échéance cruciale.
L’universitaire lillois a pensé la nouvelle architecture du baccalauréat qui sera effective en 2021. Pour différents acteurs de la communauté éducative, ce nouvel examen pourrait aggraver les inégalités. Pierre Mathiot dément et défend ce bac nouvelle version.
Dans un livre subtil, la philosophe Claire Marin raconte quinze ans d’enseignement dans un lycée de Cergy-Pontoise. L’auteure s’attaque au mythe du « jeune de banlieue » et déconstruit toutes les images dépréciatives qui lui sont attachées.
Les ouvertures et fermetures de classes pour la rentrée prochaine ont été dévoilées. Syndicats et élus dénoncent la perte de plusieurs postes en milieu rural et jugent que ces écoles sont déshabillées pour permettre la mise en œuvre du dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, la mesure phare de l’exécutif. Le ministre de l’éducation nationale dément ce constat.
Le nouvel examen, prévu pour la session 2021, consistera en quatre épreuves écrites et un oral. La part du contrôle continu sera augmentée, comme l’a expliqué le 14 février, le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La fin des séries générales dessine un lycée à la carte.
Le ministre de l'éducation a amorcé de grandes réformes tant pour l'accès à l'université que pour les épreuves du baccalauréat. Mais les risques de hausse des inégalités entre étudiants et universités et l'injonction faite à l'élève d'être l'autoentrepreneur de lui-même alertent étudiants, enseignants et directeur d'université invités de notre émission.
Plusieurs syndicats lycéens, étudiants et enseignants se sont mobilisés jeudi 1er février pour demander, pour la première fois, le retrait du projet de loi d’accès à l’enseignement et protester contre la future réforme du baccalauréat. Quelques milliers de personnes ont défilé à Paris.
Depuis le 22 janvier, les élèves de Terminale peuvent formuler leurs vœux d'orientation dans l'enseignement supérieur sur la plateforme Parcoursup, qui succède à APB. Le dispositif est nouveau, ce qui ne rassure pas les futurs bacheliers, comme le racontent quatre d’entre eux interrogés par Mediapart.