Lors de sa traditionnelle conférence de presse, Jean-Michel Blanquer a livré son bilan de l'année, plein d'autosatisfaction. Le ministre de l'éducation nationale entend multiplier les chantiers de réformes. Il a notamment décidé de mettre en place encore plus d'évaluations des élèves et, dans le futur, des établissements.
En ce début août, un peu moins de 70 000 candidats sont en attente d’une place dans l’enseignement supérieur. Si le ministère juge que la procédure se déroule à merveille, les bacheliers encore dans l’expectative doivent échafauder des stratégies pour ne pas se retrouver démunis à la rentrée. Quitte à accepter une affectation par défaut.
Le rapport consacre deux chapitres à l'éducation. Les préconisations du comité sont claires : introduire plus de souplesse et de flexibilité dans le domaine éducatif, de l'école à l'université.
Alors que l’avenir de l’école semble souvent se réduire à un alliage étrange de neurosciences et de retour de la blouse, comment imaginer une autre école qui ne serait pas une école alternative réservée aux catégories privilégiées. Entretien avec Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny.
Éducation et enseignement supérieur — Confidentiel
Le président du département de Seine-Saint-Denis saisit à son tour le Défenseur des droits à propos de la plateforme Parcoursup qu’il accuse de discriminer les lycéens des quartiers populaires. Il s’agit de la troisième saisine de ce type.
Plusieurs syndicats espèrent prouver le caractère discriminatoire de la procédure Parcoursup et obtenir la publication des « algorithmes locaux » utilisés par les universités pour trier les dossiers des lycéens.
Le ministre de l’éducation nationale a conclu son Tour de France pour l’école le 12 juillet à Bobigny. À la rencontre des Français ? De certains d’entre eux plutôt, adhérents ou sympathisants de LREM. Il ne risquait pas d’être bousculé.
Le Conseil supérieur des programmes traverse une phase de turbulences. Alors que de nouveaux contenus éducatifs doivent être validés pour la rentrée, trois de ses membres contestent des propos de sa présidente Souâd Ayada. En toile de fond s’expriment des clivages éducatifs plus profonds.
Le Conseil supérieur des programmes propose d’« ajuster » et de « clarifier » les programmes en vigueur à l’école élémentaire et au collège, afin de s’aligner sur la politique du gouvernement. Les derniers programmes ont été mis en place par la mandature précédente. Les fondamentaux chers au ministre sont mis en avant, sans surprise.
Les personnels des établissements scolaires du département francilien, comme les parents d’élèves également à l’unisson, rapportent le même constat, entre manques de moyens humains et matériels et problèmes de sécurité. Ensemble, ils témoignent d'un sentiment « d’abandon » et d’un certain fatalisme qui gagne les élèves.
Les centres d’information et d’orientation sont menacés, selon les syndicats, par un article du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », examiné cette semaine à l’Assemblée nationale. Cette réforme prévoit le transfert de leurs compétences aux régions. Christine Jarrige, conseillère d’orientation-psychologue en Seine-Saint-Denis et membre du collectif des psychologues du Snes-FSU, revient sur l’inquiétude de ses confrères.
Depuis la divulgation des premiers résultats de Parcoursup, des lycéens, enseignants et élus accusent le nouveau système de désavantager les candidats de banlieue, notamment sur la base des résultats des établissements au baccalauréat.
Port de l'uniforme, laïcité et interdiction du téléphone portable : cette semaine, Jean-Michel Blanquer a rouvert des débats populaires. En se positionnant sur ces questions, le ministre de l'éducation nationale affiche son autorité et sa fermeté. Et détourne les regards des points de discorde comme Parcoursup.
Près de quinze jours après la délivrance des premiers résultats, un tiers des candidats n’ont toujours pas d’affectation pour la rentrée prochaine. Dans les classes de terminale, à deux semaines du baccalauréat, les professeurs principaux deviennent les réceptacles de la colère et de l’inquiétude.
Le ministre de l’éducation a présenté le 28 mai sa réforme de l’enseignement professionnel, sa « deuxième priorité » après le primaire. Il espère rendre cet enseignement plus lisible et attractif. Mais la volonté appuyée de rapprochement avec l’apprentissage fait craindre à plusieurs acteurs du secteur une transformation qui manque d’envergure.
Une enquête administrative confirme la responsabilité « entière » du doyen et d’un professeur dans l’attaque, par un groupe d’hommes cagoulés, d’étudiants grévistes de la faculté de droit de Montpellier. Le rôle d’autres représentants de l’UFR dans les événements n’est en revanche pas évoqué. Et la dizaine de personnes masquées n’a toujours pas été identifiée.