Pour la troisième fois en trois semaines, des enseignants sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre le projet de loi sur l’école et la réforme du lycée et du baccalauréat. Le ministre essaie de calmer les esprits mais l’inquiétude grandit chez les parents qui commencent à se mobiliser aux côtés des enseignants.
Le ministre de l’éducation nationale traverse une passe difficile. La contestation contre ses réformes s’amplifie et les principaux syndicats appellent à la mobilisation jeudi. Parents et enseignants font part de leurs inquiétudes face à des mesures déployées à toute vitesse. Las, Blanquer garde le cap et qualifie toutes ces interrogations de « bobards ».
Cinq syndicats de l’éducation appellent à manifester contre les réformes portées par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Peu à peu, à travers tout le territoire, naissent des collectifs pour lutter contre le projet de loi pour une école de la confiance votée en première lecture en février. Tous racontent comment ils doivent faire un travail de pédagogie important pour essayer de mobiliser.
L’université PSL lance en septembre une licence sur le développement durable. Celle-ci est intégralement soutenue par un mécène unique, BNP Paribas. Ce partenariat suscite des inquiétudes parmi les enseignants et étudiants, qui craignent l’immixtion de la banque dans l’enseignement dispensé.
Adopté mardi par l’Assemblée nationale, le texte fourre-tout porté par le ministre Jean-Michel Blanquer entérine l'obligation d'instruction à 3 ans, prévoit de confier des missions d’enseignement à certains surveillants volontaires ou de créer des rapprochements entre écoles et collèges. L'opposition de gauche dénonce un texte qui aggrave les inégalités.
Les lycéens de classe de seconde sont en train de décider des enseignements de spécialité qu’ils suivront à partir de la rentrée. À mesure que la réforme se concrétise, les enseignants prennent conscience des implications de celle-ci et doivent composer avec certaines interrogations.
Avec son « école de la confiance », le ministre de l’éducation nationale s’attaque au primaire. Parmi les premières mesures, celle qui consiste à mettre un drapeau français dans chaque classe… Tout un programme.
L’examen du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’uniforme, le drapeau ou la restriction de la liberté d’expression des enseignants est manifeste.
C’était en mars 2018. Une vidéo publiée par Mediapart montrait le doyen de la faculté de droit de Montpellier applaudir l’évacuation très musclée d’un amphi par des hommes cagoulés. Une procédure administrative lui interdit désormais d’enseigner pendant cinq ans.
La hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires, prévue pour la rentrée prochaine, mobilise toujours ses opposants. Ils alertent sur le signal de fermeture au monde ainsi envoyé et le risque d’assèchement du vivier de chercheurs qui pourrait appauvrir la recherche française.
Parcoursup, saison 2. Le logiciel d’affectation dans l’enseignement supérieur ouvre de nouveau ses portes le 22 janvier. Le comité éthique et scientifique ainsi que le Défenseur des droits pointent des manquements à l’égalité. Les deux instances recommandent aussi plus de transparence dans les décisions.
Une première assemblée générale des « stylos rouges » de l’académie de Créteil, ces enseignants en colère réunis dans un groupe sur Facebook, s’est tenue le 9 janvier pour réfléchir et décider de plusieurs actions à mener. Une large partie de la discussion a tourné autour de la question des « gilets jaunes » et de la nécessité de trouver une alternative à la grève.
Depuis presque un mois, des enseignants, de tous les degrés, ont créé un groupe Facebook qui agrège quelque 60 000 participants. Les revendications de ceux qui se sont baptisés les « stylos rouges » portent sur leur pouvoir d’achat et une volonté d’être mieux considérés par leur hiérarchie et le public. Tous disent aimer leur métier mais expliquent ressentir un malaise persistant.
Pour les familles tunisiennes, envoyer son enfant étudier en France reste prestigieux. Mais avec la baisse du dinar, les coûts des études à l’étranger deviennent de plus en plus durs à gérer. Dans ce contexte, la future réforme des frais d’inscription à l’université risque de briser le rêve de nombreux Tunisiens.
En pleine COP24 en Pologne, les nouveaux programmes pour le lycée préparés en France restent étonnamment faibles sur l’enjeu climatique et bien peu concrets. « On oublie de parler de l’influence humaine qui perturbe le climat », s’inquiètent des spécialistes, tandis que le ministère de l’éducation nationale minimise la question.
Le « mardi noir » toulousain des lycéens et enseignants en lutte contre la réforme des lycées s’est passé sans heurts. Mais la ville bruisse de nombreuses mobilisations, qui ne demandent qu’à s’agréger.