Etudiants étrangers: la hausse des frais d’inscription inquiète la recherche

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La hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extracommunautaires, prévue pour la rentrée prochaine, mobilise toujours ses opposants. Ils alertent sur le signal de fermeture au monde ainsi envoyé et le risque d’assèchement du vivier de chercheurs qui pourrait appauvrir la recherche française.

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Ironiquement, le plan gouvernemental censé rendre le pays attractif pour les étudiants étrangers se nomme « Bienvenue en France ». « Bienvenue » peut-être, mais à condition d’avoir un compte bancaire bien garni. En effet, l’un de ses volets prévoit une hausse substantielle des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, hors Union européenne. Une disposition, annoncée par le premier ministre le 19 novembre, qui n’en finit pas de créer de l’émoi malgré l’annonce du triplement du nombre de bourses pour ces étudiants. Des rassemblements de protestation se tiennent un peu partout depuis. Le 22 janvier, la Fage, première organisation étudiante, en a organisé un pour demander le retrait de cette future mesure, devant l’université de la Sorbonne à Paris. L’Unef, avec une dizaine d’autres associations, a appelé à une mobilisation autour du même mot d’ordre le 24 janvier, jour de grève dans l’Éducation nationale.