Violences à la fac de Montpellier: le doyen et un professeur ciblés par l’enquête administrative

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Une enquête administrative confirme la responsabilité « entière » du doyen et d’un professeur dans l’attaque, par un groupe d’hommes cagoulés, d’étudiants grévistes de la faculté de droit de Montpellier. Le rôle d’autres représentants de l’UFR dans les événements n’est en revanche pas évoqué. Et la dizaine de personnes masquées n’a toujours pas été identifiée. 

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Deux mois après l’attaque d’étudiants grévistes par un groupe d’hommes cagoulés au sein de la faculté de droit de Montpellier, l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a publié, lundi 28 mai, les conclusions de son enquête. Le rapport d’inspection, consultable sur le site internet du ministère, pointe sans détour les lourdes responsabilités du doyen de la faculté et d’un de ses professeurs, mais n’interroge en revanche pas la présence – et l’éventuelle responsabilité – d’autres représentants de l’UFR au moment des incidents. Les auteurs du rapport, les inspecteurs généraux Françoise Boutet-Waiss et Didier Lacroix, racontent cette soirée avec pléthore de détails, parfois insignifiants, à tel point qu’on se demande parfois s’ils ne cherchent pas à décentrer l’attention portée au doyen et au professeur incriminés.