Le gouvernement le jure, sa réforme de l'accès à l'enseignement supérieur n'est pas une manière déguisée d'introduire de la sélection à l'université. Mais est-ce réellement le cas ? Ne va-t-on pas assister à l'éclosion d'un système à plusieurs vitesses ? Entretien avec la sociologue Annabelle Allouch.
Les nouvelles modalités d’accès à l’enseignement supérieur ont été dévoilées le 30 octobre. Si l’option de la sélection sèche a été écartée, chaque filière aura dorénavant ses propres critères d’admission et des « attendus » seront réclamés aux étudiants. Passage en revue des principales annonces.
Une enquête a été ouverte après des soupçons de bizutage au sein de la faculté de médecine de Caen. Le week-end d’intégration a été annulé. Interdite par la loi et moins systématique qu’avant, la pratique perdure dans les grandes écoles et les universités.
L’affaire Weinstein et la parole libérée sur les réseaux sociaux à propos des violences sexuelles posent la question de l’éducation à la sexualité des plus jeunes. Sur le terrain, elle reste un angle mort, faute de moyens dédiés, et ce au mépris de la loi qui oblige la tenue de trois séances annuelles sur le sujet dans les classes.
Daniel Filâtre, rapporteur de la concertation chargée de réfléchir à une réforme de l’accès à l’université, a rendu jeudi les recommandations des groupes de travail à la ministre Frédérique Vidal. Le rapport livre des pistes à confirmer début novembre. Les prérequis restent au centre de toutes les attentions.
Plusieurs dizaines d’élèves allophones n’ont toujours pas été affectés dans les classes qui leur sont destinées. Résultat : des professeurs se retrouvent face à des classes quasiment vides. En cause, les délais d’affectation empêchant ces enfants d’être scolarisés.
Une étude met en évidence les disparités d'accès à la cantine selon les catégories socioprofessionnelles des parents. Les élèves plus vulnérables les fréquentent peu : 60 % des collégiens des établissements en éducation prioritaire n'y mangent pas. Et en REP+, 75 % des élèves sont dans ce cas.
À l'occasion de la rentrée universitaire, la ministre de l'enseignement supérieur a de nouveau évoqué les chantiers urgents auxquels elle doit faire face, la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur en tête avec une refonte du système d'affectation post-bac, APB.
Le géographe Michel Lussault a annoncé, mardi 26 septembre, sa démission de la présidence du Conseil supérieur des programmes (CSP). Il évoque de profonds désaccords avec la politique du ministre Jean-Michel Blanquer. « Je n’ai pas l’habitude de faire de la figuration ou d’être une plante verte sur l’estrade », dit-il à Mediapart.
Le principal de collège Bernard Ravet vient de sortir un livre très commenté, baptisé Principal de collège ou imam de la République ? et dans lequel il entend alerter sur le péril islamiste qui rongerait l’école. Seulement, le récit est décevant, tant il est alarmiste et caricatural.
La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, entend instaurer un système de prérequis à l’entrée à l’université. La réforme reste encore floue et la concertation qui vient de débuter livrera ses conclusions à la fin octobre. D’ici là, la communauté éducative redoute l’instauration d’une sélection déguisée.
Un tiers des communes ont choisi de repasser à des semaines de quatre jours d'école. Cet assouplissement instauré par décret signe la mort lente de la réforme emblématique de la gauche et crée des disparités inédites sur tout le territoire.
Inconnu du grand public avant sa nomination, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, est une figure familière dans la communauté éducative. Clivant et animé d’idées bien ancrées, cet homme dont la compétence est reconnue crispe ses adversaires par son dogmatisme et sa vision mécaniste de l’école.
À l’heure où le gouvernement remet en cause la réforme des rythmes scolaires mise en œuvre en 2013, une étude établit qu’elle n’a pas modifié seulement le temps de travail des jeunes. Elle a eu aussi un impact sur les inégalités face au marché du travail.
Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».
Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a ravivé dans une interview à L’Obs une vieille querelle sur les méthodes d’apprentissage de la lecture. Il a annoncé vouloir supprimer la méthode globale, alors que celle-ci n’est quasiment utilisée nulle part. De quoi irriter les enseignants.