Cantines scolaires: les élèves défavorisés y ont moins accès que les autres

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Une étude met en évidence les disparités d'accès à la cantine selon les catégories socioprofessionnelles des parents. Les élèves plus vulnérables les fréquentent peu : 60 % des collégiens des établissements en éducation prioritaire n'y mangent pas. Et en REP+, 75 % des élèves sont dans ce cas.

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Quel que soit le prisme par lequel on l’aborde, la question des inégalités sociales s’insinue dans tous les pans de l’école. La cantine scolaire ne fait pas exception à la règle. C’est l’un des thèmes abordés par la nouvelle étude du Conseil national d’évaluation du système scolaire, le Cnesco, organisme indépendant créé en 2013 pour évaluer les politiques publiques en matière éducative, ici consacrée au bien-être des élèves à l’école. Le rapport scientifique (à lire ici), rendu public le 3 octobre et nourri de neuf contributions, s’intitule L’école française propose-t-elle un cadre de vie favorable aux apprentissages et au bien-être des élèves ?. De prime abord, le sujet peut apparaître périphérique eu égard à l’urgence de la situation dans certaines parties du territoire, où les établissements scolaires manquent de moyens, sont ségrégés et concentrent aux mêmes endroits des élèves perclus de difficultés sociales et scolaires.