L'assouplissement des rythmes scolaires crée une rentrée à deux vitesses

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Un tiers des communes ont choisi de repasser à des semaines de quatre jours d'école. Cet assouplissement instauré par décret signe la mort lente de la réforme emblématique de la gauche et crée des disparités inédites sur tout le territoire.

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La réforme des rythmes scolaires a empoisonné le quinquennat précédent. Sans abolir totalement le décret Peillon, Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron entendent tirer les leçons de ce beau gâchis. Durant la campagne électorale, le futur président de la République avait promis d’octroyer « plus de liberté » aux communes en les autorisant à revenir à la semaine de quatre jours. C’est effectif depuis le 4 septembre, jour de la rentrée. Pour le moment, un tiers des communes ont choisi de revenir à l’architecture antérieure de l’organisation des temps de classe dans les écoles maternelles et primaires publiques.