Des milliers d’étudiants n’ont toujours pas de place attribuée pour 2017. Certains ont choisi d’abandonner leurs études ou de se tourner vers le privé. D’autres se sont résignés à suivre une formation qui ne les intéresse pas. Dans leur bon droit, ils pourraient saisir les tribunaux.
Le gouvernement coupe 331 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces coupes viennent accentuer la création de deux universités : celle de l’excellence et celle du tout-venant.
Le ministre de l’éducation nationale a promis de réduire à 12 élèves les classes de CP en REP +, le grade supérieur de l’éducation prioritaire. L’idée n’est pas nouvelle et la recherche a une assez bonne connaissance de l’efficacité du dispositif. Seulement, ces CP allégés entrent en concurrence avec le « Plus de maîtres que de classes », qui a fait l’objet d’une moindre évaluation scientifique.
Des enseignants de Seine-Saint-Denis se sont mobilisés vendredi pour protester contre la mise en œuvre de la réforme « 100 % de réussite au CP », mesure phare du programme d’Emmanuel Macron. Une quarantaine d’écoles ont été fermées. Pour eux, cela ne permettra pas de remédier aux difficultés d’apprentissage des enfants dans un département déjà fragilisé.
Un an après la parution de son premier livre, Véronique Decker raconte, dans un nouvel ouvrage baptisé « L’École du peuple », son quotidien de directrice d’école élémentaire à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Aux premières loges, elle assiste au délitement des services publics et à la précarisation des habitants.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, souhaite autoriser les professeurs à avoir recours au redoublement, interdit, dit-il, par Najat Vallaud-Belkacem. Pour la majorité des chercheurs, cette mesure en plus d'être coûteuse n'a aucun effet pour lutter contre l'échec scolaire.
À peine installé, le nouveau ministre de l'éducation nationale s'attaque aux deux réformes emblématiques du quinquennat Hollande, qu'il entend corriger en profondeur bien qu'il se défende de vouloir les enterrer. Les acteurs de la communauté éducative pointent la précipitation ministérielle.
L’expérience menée par Céline Alvarez durant trois ans dans une école primaire d’une banlieue populaire de Paris s’est faite sur la base d’un cocktail inédit de méthode Montessori et de neurosciences. L’enthousiasme suscité par son best-seller, Les Lois naturelles de l’enfant, tient au caractère spectaculaire des résultats affichés. Mais, à regarder de plus près ce projet soutenu alors par Jean-Michel Blanquer, aujourd’hui ministre de l’éducation nationale, tout est loin d’être aussi rose. Une enquête de la Revue du Crieur.
Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'éducation nationale, a effectué son premier déplacement dans une école ce mardi. Sans vouloir tout réformer, il a promis de prendre le temps d'évaluer les réformes et les dispositifs initiés par ses prédécesseurs. Revue des chantiers qui l'attendent.
L’éducation prioritaire apparaît peu dans les programmes des candidats. À droite, la plupart des prétendants à l’Élysée préfèrent promouvoir une école élitiste. À gauche et chez Emmanuel Macron, le sujet est pris en compte mais les propositions s’inscrivent dans la continuité de la politique impulsée par le gouvernement depuis cinq ans.
Après le contrôle subi devant toute la classe par trois de ses élèves noirs ou maghrébins, le 1er mars, gare du Nord à Paris, une professeure d’un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis veut obtenir l’interdiction des contrôles d’identité lors des sorties scolaires. Les ministères de l’éducation nationale et de l’intérieur font la sourde oreille.
Le FN s’est longtemps désintéressé des questions éducatives. Aujourd’hui, cela change. Mais ses propositions en la matière, inégalitaires et profondément réactionnaires, témoignent de la vision passéiste du parti dirigé par Marine Le Pen.
Une enquête, commandée par l'Assemblée de Corse pour recueillir des données concernant la diversité sur l’île et destinée aux élèves, provoque de vives réactions en rassemblant des statistiques ethniques et confessionnelles. Face au tollé, sa diffusion est suspendue.
Pour la première fois, l’Unef perd sa première place au profit de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) pour représenter les étudiants dans les CROUS. Sa mobilisation contre la loi sur le travail n'a pas payé.
Destiné à favoriser la mixité sociale, un projet de rapprochement entre deux collèges du même quartier, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, suscite la désapprobation d'une partie des parents, qui le jugent mal pensé. Mais pour ses défenseurs, la réticence du camp adverse est en réalité due à un refus de mélanger les enfants.
Les jeunes ne savent plus écrire ni compter, les instituteurs n'ont plus d'autorité et il faut revenir au port de l'uniforme : un discours en sépia sur l'école se répand sur les ondes. Ce qui a le don d'agacer nos deux historiennes.