331 millions en moins dans le supérieur: l’adieu à la démocratisation de l’université

Le gouvernement coupe 331 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ces coupes viennent accentuer la création de deux universités : celle de l’excellence et celle du tout-venant.

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« Ça n’aura pas tenu trois mois », soupire Hervé Christofol, secrétaire général du Syndicat des enseignants du supérieur (Snesup), en référence à la promesse d’Emmanuel Macron. Lui président, il devait sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Mais jeudi 13 juillet dernier, l’AEF publiait en avant-première des décrets gouvernementaux d’annulation de crédits destinés à la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur. La coupe s’élève à 331 millions d’euros, sur un budget de 27 milliards d’euros, et se ventile ainsi : 81,6 millions pour l’enseignement scolaire, 95 millions pour les universités, 46 millions pour la vie étudiante, et le reste de l’effort pour les différents domaines de la recherche. En 2016, la France arrive au 16e rang dans le classement, en fonction des pays, des dépenses annuelles par étudiant. « Alors que nous sommes la 6e puissance mondiale », se désespère le syndicaliste.

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