Sélection à l’université: la prudence règne

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Daniel Filâtre, rapporteur de la concertation chargée de réfléchir à une réforme de l’accès à l’université, a rendu jeudi les recommandations des groupes de travail à la ministre Frédérique Vidal. Le rapport livre des pistes à confirmer début novembre. Les prérequis restent au centre de toutes les attentions. 

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La ministre de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal, marche sur des œufs avec sa réforme de l'accès à l'université. De fait, une précaution excessive a transparu lors de la restitution du rapport des groupes de travail constitués sur cette question, le jeudi 19 octobre. Le rapporteur de la concertation, Daniel Filâtre, s’est livré à un bel exercice d’équilibriste devant la presse : livrer quelques pistes de réflexion sans jamais les commenter ou même s'engager en livrant des détails précis. Tout juste s'est-il autorisé à expliquer que tous les termes du débat ont été posés et que les questions ont été abordées avec « profondeur ». Mais jamais il ne s'est départi de sa prudence. C'est d'ailleurs ce que la ministre a elle-même dit dans son propos liminaire devant les acteurs de la concertation : « Ce rapport général n’a bien sûr pas vocation à trancher l’ensemble des questions et à proposer une solution clés en main. »