Des enseignants s'opposent à la réforme des universités

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Les enseignants sont restés discrets face au projet de loi d’accès à l’enseignement supérieur. Seulement, la mise en place d’attendus, ces compétences requises pour les futurs étudiants, divise dans les universités. Certains refusent d’appliquer un texte de loi qui n’est pas encore définitivement voté. 

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Il s’agit peut-être d’un premier frémissement. Depuis quelques jours, plusieurs UFR d’universités ont voté des motions contre la réforme d’accès à l’enseignement supérieur. À Nanterre, Paris I, Aix-Marseille, Paris VIII, plusieurs enseignants ont fait part de leur opposition au nouveau système d’affectation à l’université qui repose, de fait, en partie sur leurs épaules. À Aix-Marseille par exemple, la motion votée en conseil d’administration par la quasi-totalité des membres du département d’histoire demande « le report du plan étudiant ». À leurs yeux, le « scénario envisagé suppose une surcharge de travail énorme et encore incalculable pour les enseignants du secondaire et du supérieur qui va alourdir nos tâches et dégrader nos conditions de travail et les conditions d’accueil des étudiants ».