La langue arabe est un outil d’ouverture dans une France refermée sur elle-même

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Les préventions grotesques contre la langue arabe relèguent la France dans son obscurantisme monoglotte. La diversité fait la richesse, comme le montrent trois linguistes nés en Tunisie, Henriette Walter, Claude Hagège et Louis-Jean Calvet, qui plaident inlassablement en faveur d'un multilinguisme comme antidote aux nécroses identitaires.

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Accolez « arabe » à « enseignement » et vous obtiendrez un scandale bêtement, lamentablement, odieusement français. Et chaque année, s’il vous plaît. En septembre 2016, un certain Bruno Le Maire hurle contre une prétendue obligation de l’arabe au détriment du français à l’école. La ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, balaie le bobard en regrettant « l’absence de filtre entre ce qui circule sur la fachosphère et les propos des responsables de droite ».