Les « stages exécutants » ou stages ouvriers se multiplient dans les écoles de commerce et désormais dans la formation de la haute fonction publique. Pas de quoi révolutionner la vision du monde de ces futurs managers, dans des établissements où le recrutement social reste ultra privilégié.
Trois mois après avoir dénoncé la « censure » du ministère de l’éducation nationale, le dessinateur Jul publie sa version de « La Belle et la Bête » avec le soutien de plusieurs figures du camp présidentiel. S’appuyant sur cette affaire et d’autres, des élus de gauche veulent mobiliser l’Assemblée contre la menace qui pèse sur l’enseignement.
L’inclusion scolaire, qui vise à accueillir les enfants porteurs de handicap, imaginée il y a vingt ans, reste encore trop souvent un droit de papier. Avec pour conséquence une souffrance chez les enfants et les enseignants. À Brétigny-sur-Orge, un collectif s’épuise depuis des mois à changer la donne.
Ces derniers mois, l’émotion suscitée par les massacres perpétrés à Gaza a pénétré jusque dans les établissements scolaires, provoquant des signalements ou même la suspension d’une enseignante. Une intersyndicale appelle à la grève sur ce sujet, le 17 juin.
La marche blanche organisée vendredi 13 juin pour Mélanie G., surveillante tuée par un élève aux portes du collège de Nogent, a rassemblé une foule compacte. Le cortège a défilé dans une ambiance lourde et tendue.
Les annonces se multiplient en réponse aux passages à l’acte violents de mineurs, comme le meurtre d’une surveillante par un élève de 14 ans, mardi à Nogent. Ces propositions se heurtent à un délabrement généralisé de la santé scolaire, des services de psychiatrie et de la protection de l’enfance.
Mardi matin, l’élève a attaqué l’assistante d’éducation à l’occasion d’une fouille des sacs devant un collège de Nogent (Haute-Marne). Le drame s’inscrit dans une succession d’attaques au couteau commises par des mineurs près des établissements scolaires, à laquelle le gouvernement peine à répondre.
Après l’affaire du jeu de cartes antisémite, l’université de Strasbourg a exclu un an Samy Amokrane. Selon les informations de Rue89 Strasbourg, l’ex-président du syndicat UNI Strasbourg devait encadrer en juin un séjour du Service national universel. Après nos questions, la préfecture annonce sa mise à l’écart.
Depuis plusieurs mois, Sciences Po Paris, dirigé par Luis Vassy, travaille sur la possible création d’une antenne à Marseille, mais sans avouer clairement ses intentions. À Sciences Po Aix, les enseignants craignent la rupture du « pacte de non-agression » qui prévalait jusqu’ici.
Porte-parole du collectif des victimes et conseiller municipal à Pau, Alexandre Perez se démultiplie sous une fausse identité pour attaquer les témoins qui ont mis en difficulté François Bayrou.
Le premier ministre a publié sur son site puis transmis à BFMTV des « preuves » présentées comme exclusives et supposées montrer qu’il n’a jamais menti. En réalité, tous ces documents sont déjà connus et ne le dédouanent absolument pas. François Bayrou a aussi omis tous les éléments mettant à mal sa version.
Le ministre Philippe Baptiste veut contrôler davantage l’enseignement supérieur privé, mais reste flou sur la méthode envisagée. Dans le même temps, il assume de soutenir une saine concurrence avec le secteur public, pourtant notoirement exsangue.
Victime de harcèlement, un étudiant de l’école d’art parisienne Lisaa, propriété du groupe Galileo Global Education, s’est donné la mort en 2020. Selon sa famille, d’anciens camarades et des salariés, l’école n’a pas suffisamment pris en compte les alertes de l’étudiant. Une information judiciaire est en cours.
En manque d’enseignants, le rectorat de Dijon lance un appel à tous ses enseignants du second degré pour assurer des cours de français. Valider un examen oral de 30 minutes sera suffisant pour être mis devant des élèves de collège ou de lycée.
Devant la commission parlementaire consacrée aux violences à l’école, quatre membres de l’inspection générale ont reconnu que Caroline Pascal, directrice générale de l’enseignement scolaire, était bien intervenue pour réécrire la lettre concluant le rapport sur le prestigieux établissement catholique.
Pour la Cour des comptes, l’école primaire, mal financée et mal organisée, contribue à l’aggravation des inégalités sociales et à la baisse du niveau. Les magistrats plaident aussi pour une révision du rythme scolaire, en écho à la consultation sur les « temps de l’enfant » voulue par Emmanuel Macron.