L’ex-directeur de l’établissement parisien Saint-Jean-de-Passy, Daniel Chapellier, accusé d’avoir agressé sexuellement un élève de 14 ans en 2021, est jugé mercredi 21 mai à Nanterre. Des éléments de l’enquête interrogent aussi sur son poste précédent, lorsqu’il dirigeait le lycée Stanislas.
La présidente PS de la commission d’enquête sur les violences à l’école, Fatiha Keloua-Hachi, revient dans « À l’air libre » sur l’audition « irritante » du premier ministre mercredi à propos de l’affaire Bétharram. Elle se dit décidée à agir si la commission s’aperçoit d’un faux témoignage sous serment.
De nombreuses victimes de violences au sein d’établissements catholiques ont regardé le premier ministre interrogé par la commission d’enquête parlementaire. Beaucoup en sont sorties déçues, autant par l’attitude de l’élu du Béarn que par l’absence de réponses concrètes.
Pour ne pas admettre ses multiples mensonges dans l’affaire Bétharram, le premier ministre s’est posé en victime et a expliqué avoir raison, seul contre tous. Lors d’une défense laborieuse, mensongère et violente, il a attaqué la presse, la commission d’enquête et une lanceuse d’alerte.
Quand ont surgi les premiers témoignages sur les violences au sein de l’établissement catholique ? Comment les notables se sont organisés pour soutenir les prêtres ? Quelles sont les alertes que François Bayrou a personnellement ignorées ? Tour d’horizon en quatre-vingts dates.
Depuis trois mois, François Bayrou dément avoir été informé des violences physiques et sexuelles à Bétharram. Il était pourtant l’homme politique le plus puissant localement. Avant son audition devant la commission d’enquête parlementaire le 14 mai, Mediapart a recensé au moins quatorze mensonges du premier ministre.
Une douzaine d’anciens élèves de l’ensemble scolaire catholique de Saint-Pol-de-Léon dénoncent des violences physiques et sexuelles commises par des membres du corps enseignant de cette institution réputée, dans les années 1950 à 1980.
L’Éducation nationale commence à s’emparer de la question des violences sexistes et sexuelles commises par un agent sur un autre. Mais les victimes doivent faire face à la lenteur des procédures et à la multiplication des guichets. Quant aux sanctions, elles demeurent souvent en deçà des attentes des victimes.
L’académie de Créteil vient de décider de cinq nouvelles mutations dans l’intérêt du service, qui visent en majorité des professeurs syndiqués. Leurs représentants appellent à un « retour à la raison » et à leur réintégration immédiate.
Mercredi, Laurent Wauquiez a annoncé couper les subventions régionales à l’université Lyon 2. En pleine campagne pour la présidence de son parti, le « conseiller spécial » de la région Auvergne-Rhône-Alpes tape fort sur une présidence durement touchée par un mois de crise et notamment ciblée par des menaces de mort.
La nouvelle loi pour lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur a introduit la création de conseils disciplinaires régionaux extérieurs aux universités. Une évolution qui alarme par ses contours flous et ses potentielles dérives.
Le président de la République veut accueillir les cerveaux américains, martyrisés par l’administration Trump. Mais sa peinture de la France en paradis de la recherche et des libertés académiques ne passe pas.
Le premier ministre n’a pas tout su des sévices commis à Bétharram, mais il en a su beaucoup aux postes qui ont été les siens pour essayer d’agir. Or il n’a rien fait. Alors qu’il doit être entendu le 14 mai par une commission d’enquête parlementaire, va-t-il continuer de s’enferrer dans sa calamiteuse stratégie du mensonge ?
Alors que les inspecteurs généraux missionnés concluaient bien à un climat d’homophobie, de sexisme et d’autoritarisme dans l’établissement catholique, leur rapport a été modifié dans la dernière ligne droite, sans qu’ils en soient avisés. Nos révélations.
Le rétablissement par la justice du contrat d’association du lycée est un immense désaveu pour le président LR de la région Hauts-de-France. Après cinq années à accuser le lycée confessionnel de « séparatisme », retour sur une opposition avant tout motivée par des intérêts politiciens.
Sur Mediapart, Hélène Perlant, la fille du premier ministre, a assuré que son père s’était bien rendu au domicile du juge Christian Mirande pour parler de l’enquête pour viol visant l’ex-directeur de Bétharram. Le premier ministre démentait jusqu’à présent. Son cabinet reconnaît désormais formellement cette rencontre.