Professeure à Notre-Dame-de-Bétharram dans les années 1990, Françoise Gullung a été longtemps stigmatisée pour avoir osé dénoncer les violences dans l’établissement. Dans un entretien vidéo à Mediapart, elle raconte avoir alerté à plusieurs reprises François Bayrou, mais aussi avoir été témoin de maltraitances avec l’épouse du ministre, qui enseignait le catéchisme et n’a pas voulu intervenir.
Bien qu’aux premières loges, François Bayrou n’a jamais rien dit, ni jamais agi, pour faire cesser les violences à Bétharram. Mais il faut se replonger dans sa carrière politique pour observer qu’à chaque scandale frappant l’Église, il ne sait pas, minimise et se désintéresse de la souffrance des victimes. Retour en vidéo.
Selon les informations de Mediapart, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a été alertée dès 1993 d’un grave cas de violence physique : un surveillant a perforé le tympan d’un élève. François Bayrou, alors ministre de l’éducation et président du département, n’avait pas réagi.
En 1993, la tentative de révision de la loi Falloux est un moment politique fondateur pour François Bayrou, alors ministre de l’éducation nationale. C’est aussi la preuve de son activisme puissant et ancien en faveur de l’école privée catholique.
Passés par Notre-Dame-de-Bétharram entre les années 1970 et 2005, plusieurs anciens élèves racontent les violences physiques et parfois sexuelles vécues dans cette institution religieuse. Une partie d’entre eux accusent François Bayrou d’avoir eu, au minimum, une forme de « complaisance » à l’égard de l’établissement.
En 1996, la condamnation d’un surveillant général met en lumière l’incroyable climat de violences au sein de l’établissement. Une professeure tente de briser l’omerta. Mais le ministre de l’éducation de l’époque, François Bayrou, maintient sa confiance à l’institution religieuse.
Alors que ChatGPT est déjà un compagnon régulier des élèves, l’urgence semble être à former les enseignants à cette technologie, afin qu’ils puissent l’enseigner à leurs élèves. Et éviter au maximum les dangers d’une IA incontrôlée. Une formation obligatoire en classe de 4e et de seconde est annoncée.
Après que des saluts nazis ont été effectués par un étudiant lillois, un rassemblement a été organisé pour appeler à un sursaut de mobilisation. Les établissements concernés ont porté plainte. Tous cherchent des solutions face à une extrême droite de plus en plus décomplexée dans les amphis comme ailleurs.
Jusque-là, les élèves allophones ou porteurs de handicap bénéficiaient d’une petite marge horaire supplémentaire, pour favoriser leur intégration dans le système scolaire. Le rectorat de Paris prévoit de tailler sec dans ces dispositifs l’an prochain.
Après une communication ministérielle maladroite, le corps enseignant ne décolère pas. Le gel de la part collective du pass Culture est un véritable coup de massue dans les quartiers prioritaires, géographiquement et socialement très éloignés des lieux culturels.
Le gouvernement vient de décider, sans le dire officiellement, de geler les financements alloués à la part collective du pass Culture, qui permet de financer une large part de l’action culturelle dans le scolaire. Chefs d’établissement, enseignants et partenaires ne décolèrent pas.
Le groupe TotalEnergies fait des dons à l’université de Strasbourg, notamment pour l’école de chimie. Une convention de mécénat dévoile l’emprise que la multinationale souhaite établir dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Retour à Maizières-lès-Metz, où des gendarmes sont venus chercher une collégienne pendant la récréation pour l’expulser avec sa famille vers la Belgique. Dans un contexte politique délétère, la réaction immédiate des enseignants, des parents d’élèves et de quelques élus a inversé le cours du débat.
Les syndicats enseignants sont parvenus à amender un programme critiqué pour avoir cédé trop de terrain aux pressions réactionnaires. Le résultat reste imparfait, mais permet d’avancer sur un terrain qui semblait quasiment bloqué.
Après avoir contesté un rapport d’inspection la concernant, une enseignante de l'académie de Normandie explique avoir subi une véritable dégringolade professionnelle orchestrée par sa hiérarchie. Face au mutisme de l’administration, elle tente la contre-attaque en justice.
Courriers, relances, procédures devant des commissions indépendantes ou le tribunal administratif… L’accès aux documents et aux chiffres de l’Éducation nationale se heurte souvent à un silence obstiné.