Professeurs, personnels administratifs et techniques, étudiants… Toutes les composantes de l’université de Clermont-Auvergne étaient réunies, mardi, afin de dire leur refus des coupes budgétaires à venir.
Tout juste nommée préfète de l’Isère, Catherine Séguin a inscrit son fils à la Cité scolaire internationale de Grenoble. Sans passer les tests obligatoires pour intégrer cet établissement convoité. Au mépris des textes en vigueur, le rectorat assure que le procédé est « conforme à l’usage ».
Un grand nombre d’universités seront mobilisées, mardi 3 décembre, face à la menace de la sévère réduction des financements prévue au budget 2025. Hélène Boulanger, présidente de l’université de Lorraine, dénonce l’ampleur et les conséquences des coupes annoncées.
C’est le concept chouchou de l’extrême droite. Et pourtant, la ministre de l’éducation, à la suite de son ministre délégué, n’a pas hésité à relancer la polémique autour de la « théorie du genre », hypothéquant le futur programme d’éducation à la vie sexuelle et affective, dont Mediapart publie la version désormais contestée. Jeudi, elle a rétropédalé dans la confusion.
La ville de Courbevoie a annoncé la brusque fermeture de l’école André-Malraux à la rentrée 2025. Une école européenne devrait être construite à la place. Parents et enseignants y voient un lourd symbole en défaveur des élèves d’origine populaire.
Alors que les questions scolaires se font de plus en plus rares à l'Assemblée, le député insoumis Paul Vannier a déposé une proposition de loi visant à moduler le financement des établissements privés sous contrat, s’ils ne jouent pas le jeu de la mixité sociale.
Difficultés à composer avec Parcoursup, culpabilité, santé mentale en berne… Près de 16 % des étudiants seraient aussi « aidants » auprès d’un proche malade ou handicapé. Un statut flou, peu pris en compte malgré le lancement en grande pompe d’une stratégie nationale sur le sujet il y a quatre ans.
Peu en vue depuis son arrivée, la ministre de l’éducation nationale, Anne Genetet, présente le mardi 12 novembre « l’acte 2 du choc des savoirs ». Au cœur des annonces, la réforme du brevet des collèges. Un projet qui porte l’empreinte de son prédécesseur, Gabriel Attal.
Mathieu Paquerot a commercialisé auprès de son université les services de la société de son épouse, engrangeant ainsi licences, droits d’auteur et heures supplémentaires, sans que la présidence y trouve rien à redire. Le parquet de La Rochelle a ouvert une enquête. À la suite de cet article, un droit de réponse nous a été adressé par l'un des enseignants-chercheurs cités, Julien Viau.
L’attentat commis contre Samuel Paty a percuté un collège tout entier, à la fois témoin et acteur du drame. Si, quatre ans après les faits, peu d’indices indiquent des failles sérieuses, l’éducation nationale tente toujours de rationaliser son processus d’alerte sur les menaces faites aux enseignants.
Fin juin, Sciences Po Strasbourg a voté la fin de son partenariat avec l’université israélienne Reichman. Une décision prise au terme d’un débat qui a divisé le conseil d’administration. L’analyse du procès-verbal de la séance donne un aperçu des tensions suscitées.
Depuis les élections de juin, enseignants et étudiants dénoncent un continuum des violences qui s’étend jusque dans les campus. D’autant que la figure du nouveau ministre, Patrick Hetzel, et ses positions conservatrices sur les sujets de société sont redoutées par une partie du monde académique.
Dans des écoles et universités françaises, les étudiants ne désarment pas. En face, la répression et le dénigrement prospèrent, alimentés par des revendications parfois contestées. Reportage sur les campus de Toulouse et de Strasbourg.
La ministre de l’éducation nationale a appelé les rectorats à identifier les établissements « vulnérables », au lendemain des tirs au plomb sur le collège Mallarmé de Marseille. Professeurs, familles et syndicats estiment que la sécurisation de plusieurs établissements scolaires est catastrophique.
Des parents d’élèves d’Aubervilliers se mobilisent contre le nouveau système de réservation de la cantine et des services périscolaires, assorti de pénalités financières, dans l’une des villes les plus pauvres de France.
L’éducation nationale et ses personnels tentent d’absorber, non sans mal, les secousses des attentats de 2015 puis de la mort de Samuel Paty et d’autres attaques survenues au cours des années suivantes. Entretien avec Sébastien Ledoux, historien et coauteur du livre « Une école sous le choc ? ».