Sur France 2, l’ex-patronne de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la jeunesse, Caroline Pascal, a défendu le collège Stanislas pourtant mis en cause par ses propres services. Elle a aussi livré une conception toute particulière des obligations faites aux lycées privés pour l’éducation à la sexualité et la lutte contre l’homophobie.
Comment faire accepter de couper encore 4 000 postes d’enseignants dans l’Éducation nationale, alors qu’on a promis de mettre l’école au cœur de sa politique ? En faisant beaucoup de communication et en brandissant le désormais traditionnel argument de la baisse démographique. Il se heurte pourtant au réel.
Devant la poussée spectaculaire des signalements pour antisémitisme et racisme depuis un an, l’école se doit de réagir, sans toujours savoir comment aborder cet enjeu de société qui la dépasse. La nécessité de formation pour les élèves et les adultes fait consensus.
Alors que la troisième phase de la réforme des lycées professionnels se met en place, Vincent Troger, spécialiste des questions d’éducation, s’interroge sur la place des enseignements généraux en LP.
Connu pour ses prises de position très conservatrices, le nouveau ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Patrick Hetzel, figure discrète de LR, portera au gouvernement ses combats contre l’« islamo-gauchisme » et le « wokisme » sur les campus.
Parce que trouver un logement abordable est presque devenu une épreuve insurmontable, nombre de jeunes renoncent aux études. Cette crise remet profondément en question les promesses de démocratisation de l’enseignement supérieur.
La Cour des comptes évalue l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Leur nombre augmente, les moyens pour les accueillir aussi, mais de multiples difficultés persistent pour arriver à un système réellement juste et efficace.
La méthode choc proposée par les inspections générales de l’éducation et des finances aboutirait à des centaines de classes fermées, mais également à une réduction des postes au collège et au lycée. Une « piste de travail » qui pourrait donner des idées aux artisans du budget dès 2025.
Les sociologues Stéphane Bonnéry et Pierre Merle publient dans la revue « La Pensée » le résultat de deux recherches statistiques. Elles concluent à deux décennies de politiques publiques ayant favorisé l’école privée et son embourgeoisement. Au bout du compte, c’est le niveau des élèves qui trinque.
Pouponnière de plusieurs personnalités d’extrême droite et d’élus locaux, critiqué pour son penchant de droite conservatrice, l’Institut catholique d’études supérieures (Ices) de La-Roche-sur-Yon est pourtant largement financé par les collectivités locales vendéennes.
Des postes d’enseignants sont restés vacants, notamment en français et en maths, depuis la rentrée, et le plus dur semble à venir. Le personnel administratif ou de direction n’est guère mieux servi. Les groupes de besoins se mettent en place de manière anarchique.
Mediacités révèle un rapport ministériel très critique sur l’omerta entretenue par l’université lilloise autour des bizutages. En 2021, un étudiant avait trouvé la mort après une soirée d’intégration.
À l’heure de la rentrée, comme chaque année, des milliers d’enfants en situation de handicap sont exclus du système scolaire. D’autres y sont admis, sans pour autant bénéficier des aides légales. L’année dernière, le collège Josette et Maurice Audin, à Vitry-sur-Seine, a concentré à lui seul toutes les limites de l’école inclusive à la française.
Quelques blagues, une certaine désinvolture et l’envie de creuser son sillon. La ministre démissionnaire a fait une drôle de rentrée mardi 27 août, se tenant à distance des mesures les plus sulfureuses de Gabriel Attal, et critiquant même vertement l’horizon budgétaire réservé à son ministère.
Mediapart a enquêté sur les « bonus » que les régions accordent, bien au-delà de leurs obligations légales, à certains lycées catholiques. Inconnue jusqu’ici, l’ampleur de ce financement public est jugée « stupéfiante » par certains élus de gauche.
Une ministre démissionnaire mais toujours bien en poste, des décisions lourdes de conséquences prises au cœur de l’été, et des réformes qui pourraient passer par pertes et profits : la rentrée scolaire qui suit la dissolution s’annonce plus complexe que prévu.