La grève des médecins libéraux a porté ses fruits : toutes leurs revendications sont satisfaites. Mais les engagements de Stéphanie Rist sont fragiles : elle est menacée par une législative partielle.
Un « décès inattendu » est survenu le 9 janvier, celui d’une patiente installée sur un brancard dans une zone d’attente surchargée, impossible à surveiller. La catastrophe était annoncée : c’est tout l’hôpital qui est débordé, souligne le personnel soignant.
En février 2026, l’hôpital psychiatrique du Vinatier, près de Lyon, va fermer son unité de jour pour les enfants de 6 à 12 ans. En cause : une activité trop réduite, selon la direction. Les soignantes craignent des conséquences dramatiques pour les enfants et leurs familles, pour la plupart en situation de précarité.
Tous les syndicats de médecins libéraux ont appelé à la grève, du 5 au 15 janvier. Au départ, la grogne était celle des spécialistes, avant de gagner les généralistes. L’addition de mesures disparates leur fait craindre une « étatisation » de leur exercice libéral. Ils manifestent dans les rues de Paris samedi.
Pour la première fois, plusieurs conservateurs ont été associés à une augmentation du risque de cancer et de diabète de type 2 chez l’humain. Les chercheurs appellent à une réévaluation de ces agents chimiques, largement utilisés par l’industrie agroalimentaire.
Après plusieurs mois d’interruption, c’est au tour du Sénat de se pencher sur la question de la fin de vie. Dans les premiers amendements adoptés en commission, les sénateurs et sénatrices excluent le suicide assisté et font le choix de l’euthanasie, mais dans des conditions plus restrictives.
Alors que la loi sur le droit à l’aide à mourir arrive au Sénat, direction le Québec, qui envisage cette technique non comme un ultime recours, mais comme un « soin », accessible de plus en plus largement. Premier épisode de notre série de reportages à la rencontre des patients, des médecins et de ceux qui interrogent ce choix de société.
L’accident au sein de l’usine de Saint-Fons fin décembre a causé la mort de deux personnes et entraîné le confinement des habitants de quatre communes en banlieue de Lyon. Malgré le haut niveau de risque industriel au sud de Lyon, le plan de mise aux normes de plus de 5 400 logements – décrété en 2016 – patine toujours.
Atteinte d’une obstruction de l’œsophage, Nassima se présente aux urgences d’une clinique privée de Strasbourg. Faute de numéro de Sécurité sociale, son admission est refusée par l’établissement. Quelques heures plus tard, elle est opérée en urgence à l’Hôpital civil.
Une unité de l’hôpital universitaire de Nantes suit depuis un an des personnes atteintes de troubles psychiques et addictifs à leur sortie de détention. Le but de cette expérimentation : sécuriser la continuité des soins et accompagner les personnes au plus près lors du parcours de réinsertion.
Le premier ministre veut démanteler les agences régionales de santé, en confiant certaines de leurs missions aux départements et aux préfets. En prônant cette simplification à marche forcée, il se met ainsi dans la roue du RN, qui réclame leur suppression. Les réactions en défense sont nombreuses.
La cheffe du service d’ophtalmologie de cet établissement public du Val-d’Oise imposait à ses médecins étrangers d’effectuer sur leur temps d’hôpital des consultations dans un centre privé, ce qui est interdit. Une pratique qui a perduré jusqu’à l’alerte lancée par l’une d’entre eux.
Rare décision de justice. Un ancien sous-traitant d’Orano a obtenu la reconnaissance de sa maladie professionnelle. Mais tenu dans l’ignorance de sa contamination, il n’a pas bénéficié des examens dont il aurait eu besoin. Son cas éclaire les défaillances du suivi de la santé des prestataires de l’atome.
En 2018, Micheline Myrtil est morte seule sur un brancard dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital Lariboisière, sans avoir reçu aucun soin. Durant le procès pour homicide involontaire qui s’est tenu jeudi 27 et vendredi 28 novembre, l’AP-HP a expliqué qu’elle n’avait plus les moyens d’assurer la sécurité de ses patients.
Les aliments ultratransformés remplacent peu à peu les aliments bruts et sont à l’origine d’une épidémie mondiale de maladies chroniques, comme en atteste la publication récente d’une série d’articles scientifiques à ce sujet. Entretien avec Mathilde Touvier, tête de pont de ces recherches en France.
Lors du procès au civil qui opposait jeudi une victime des graves effets indésirables du Requip au laboratoire GSK, qui commercialise ce médicament antiparkinsonien, le laboratoire a réfuté un manque d’information. Le jugement, qui sera rendu le 12 mars 2026, pourrait faire jurisprudence.