Face à l’hypothèse d’une fuite de laboratoire, le manque de curiosité de Paris se fait de plus en plus criant. « Nous n’avons rien à gagner à chercher l’affrontement avec Xi Jinping », confie un participant aux conseils de défense.
D’abord caricaturée comme complotiste, la thèse de la fuite de laboratoire est désormais creusée sérieusement. Mediapart raconte l’enquête scientifique internationale qui a mis au jour l’opacité chinoise et l’implication des États-Unis dans des recherches controversées.
Le président de la République a annoncé une série de mesures plus coercitives sur la vaccination. Mais les questions juridiques, sociales et éthiques que ce virage vaccinal pose sont vertigineuses.
Les soignants réfractaires à la vaccination risqueront une sanction à partir du 15 septembre, une suspension de salaire qui pourrait aller jusqu’à six semaines. La nouvelle, parfois mal accueillie, suscite des questions.
Malgré des alertes sur le terrain et de premières études pointant des effets négatifs sur les enfants, le gouvernement n’a pas fait évoluer sa doctrine sur le port du masque chirurgical par les professionnel·le·s depuis septembre 2020. Des retards de langage sont constatés, ainsi que des signes d’anxiété.
Alors qu’Emmanuel Macron doit prendre la parole, lundi 12 juillet, le gouvernement envisage l’obligation vaccinale, en commençant par les soignants. Mais ceux-ci s’affichent divisés sur le sujet : entre devoir déontologique et crainte de la stigmatisation.
Faciliter l’accès à la vaccination des hésitants est-elle la priorité du gouvernement ? Il compte en réalité surtout sur le passe sanitaire, la bonne volonté des acteurs locaux et des médecins généralistes, pourtant mal approvisionnés en vaccins à ARN messager.
Portée par le variant Delta plus transmissible, l’épidémie reprend dans plusieurs pays, dont la France. Mais les vaccins la freinent, et protègent largement des formes graves. Au Royaume-Uni, pays le plus touché, Boris Johnson veut lever toutes les mesures barrières.
Pour clore cette quatrième saison, « Ouvrez les guillemets » revient sur la pandémie et ses évolutions successives. Comment le gouvernement s’est-il adapté ? Comment l’opinion publique s’est-elle habituée à être bousculée à chaque revirement ?
Les femmes peuvent déjà demander à mettre un terme à leur grossesse à tout moment en cas de péril grave pour leur santé ou celle du fœtus. Mais ce droit méconnu est difficile d’accès, ce qui va perdurer. Les députés ont manqué l’occasion de le faciliter.
Si l’épidémie poursuit sa décrue en France, ce variant gagne du terrain dans les Landes et en Île-de-France. Cet été, la qualité du tracing doit être encore optimisée. La technique du retrotracing, elle, sera déployée partout au 1er juillet.
La décision de repousser le troisième confinement à début avril aurait engendré un coût humain de plus de 14 000 morts, d’après de premières estimations avancées par Le Monde notamment. Pour l’ex-corapporteur de la commission d’enquête du Sénat, Bernard Jomier (apparenté socialiste), Emmanuel Macron a pris cette décision seul et contre les scientifiques.
Poursuivi pour des retards de livraison, le laboratoire est contraint de fournir à l’Union européenne 50 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 d’ici à la fin septembre, d’après un jugement rendu vendredi par un tribunal belge. Une quantité inférieure à ce que demandait Bruxelles.
Dans un quartier prioritaire de la ville de Rennes, des professionnels de santé lancent une alerte pour les enfants atteints de troubles du comportement et de handicap. Dans un système de soins saturé, ils sont victimes de graves retards, parfois de ruptures de soins.
Le 10 juin, Emmanuel Macron a enfin annoncé être favorable à la levée temporaire des brevets sur les vaccins Covid-19 pour augmenter les capacités de production à l’avenir. Il soutient surtout les dons de doses aux pays les plus pauvres… Mais la France offre uniquement de l’impopulaire AstraZeneca.
L’aération et la filtration de l’air des salles de restaurant et de sport qui rouvrent ce 9 juin sont un véritable angle mort du déconfinement. Le gouvernement continue à sous-estimer le risque de contagion dans ces lieux fermés.