Le président syrien Ahmed al-Charaa a signé une victoire politique en s’assurant le contrôle total d’Alep après cinq jours de combats avec les forces kurdes. Mais il est temps d’instaurer un dialogue avec toutes les communautés du pays, insiste l’intellectuel alépin Salam Kawakibi.
Le professeur d’histoire et spécialiste de Jérusalem s’est vu refuser l’entrée en Israël, où il devait participer à plusieurs rencontres et conférences dans des universités de l’État hébreu. Avant que les autorités israéliennes ne changent finalement d’avis.
Le chercheur Clément Therme analyse la protestation en cours et sa répression de plus en plus sanglante. Le mouvement actuel pose plus que jamais des défis insolubles à un régime piégé par l’effondrement économique et l’hostilité des États-Unis.
L’Arabie saoudite a infligé un sérieux revers à son concurrent, les Émirats arabes unis. Tout s’est passé dans le sud du Yémen, pays contre lequel les deux États s’étaient pourtant alliés en 2015. Une preuve supplémentaire de la nouvelle donne régionale.
L’appel à manifester du fils du défunt chah d’Iran a donné du dynamisme aux manifestations de jeudi soir à travers tout le pays, qui ont pris ensuite un tour très violent. Confronté à une menace intérieure et extérieure, le régime a coupé Internet et intensifié la répression.
La révolte actuelle des Iraniens, qui a pris ces derniers jours un tour de plus en plus violent, est née d’une crise économique profonde. Confronté à la faiblesse des prix du pétrole, aux sanctions et à une économie structurellement peu productive, le régime a dû prendre un tournant austéritaire inacceptable pour la population.
Les inondations qui ont frappé la bande de Gaza ajoutent encore à la dévastation qui règne sur le territoire palestinien. Pourquoi le monde est-il silencieux ? Qui, un jour, devra rendre des comptes ?
Le bannissement des territoires palestiniens de trente-sept ONG internationales parmi les plus importantes n’est pas une surprise. C’est une étape supplémentaire dans le processus de contrôle complet des acteurs humanitaires par Israël, aux dépens des civils palestiniens.
Depuis le 1er janvier, trente-sept ONG internationales n’ont plus l’autorisation, délivrée par les autorités israéliennes, de travailler dans les territoires palestiniens. Parmi elles, Médecins sans frontières, un des principaux acteurs humanitaires dans la bande de Gaza.
Parti du grand bazar de Téhéran, le soulèvement contre la vie chère et le marasme économique a rapidement gagné les universités, puis l’ensemble du pays, dont la plupart des grandes villes. Après l’annonce des premières victimes, Donald Trump a menacé d’intervenir.
Malgré les condamnations internationales, la France refuse toujours de rapatrier de Syrie plusieurs jeunes Français dont les familles ont rejoint le groupe terroriste alors qu’ils étaient enfants. L’un d’entre eux, Amza Benabed, a récemment été transféré en Irak où il risque un procès expéditif.
Alors que plus de 2 000 femmes ont participé à un marathon interdit et que les cafés pour jeunes se multiplient à Téhéran, la Prix Nobel de la paix Narges Mohammadi a été violemment frappée et à nouveau arrêtée à Mechhed, où l’opposition a montré au grand jour ses divisions.
Alors que le cessez-le-feu vacille un peu plus chaque jour, les États-Unis, les pays médiateurs, les États arabes, poussent à accélérer le processus censé mener à la paix dans la bande de Gaza. La « deuxième phase », cependant, semble difficile à engager. Une nouvelle rencontre est prévue lundi entre Trump et Nétanyahou.
Au Centre de coordination civile et militaire géré par les États-Unis, soldats, diplomates et humanitaires internationaux tentent de négocier l’après-guerre à Gaza. Dans la salle, il n’y a aucun Palestinien, et la politique israélienne d’anéantissement de l’enclave n’y est pas questionnée.
Face à l’essor des suprémacistes juifs, qui détournent la tradition messianique à leurs fins politiques, et au regard des crimes commis à Gaza, le judaïsme libéral en Israël s’interroge et tente de rester audible.
Depuis Paris, je vois la France et d’autres pays du continent se féliciter d’avoir enfin reconnu la Palestine. Mais ils financent les murs, les « zones tampons » et les systèmes de « gestion migratoire » qui facilitent le dépeuplement de Gaza et nous empêchent de rentrer chez nous.