Deux semaines après la signature du cessez-le-feu, l’amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste ténue. Pendant ce temps, l’administration Trump s’agite pour faire avancer le douteux plan de paix du président américain.
Les derniers otages israéliens, libérés le 13 octobre, décrivent des conditions très dures et des dangers pour leur vie venant non seulement de leurs gardiens, de la faim imposée à Gaza et des bombardements, mais aussi de la politique menée par Israël.
Depuis la fin officielle des combats le 10 octobre, 87 Palestiniens ont été tués. Au milieu des ruines, les Gazaouis n’ont toujours aucune prise sur leur destin. La guerre menace de reprendre à tout moment.
Une semaine après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, la première étape consistant en des échanges de prisonniers et des restitutions de corps a été quasiment remplie. Mais à Gaza, la situation humanitaire reste apocalyptique, le contexte sécuritaire volatil et la perspective politique totalement floue.
Pendant douze jours, ses partisans ont commémoré l’assassinat par Israël de Hassan Nasrallah, dirigeant historique du Hezbollah. Ils n’ont toujours pas fait le deuil de celui qui a été leur leader pendant trente-deux ans. Une autre partie du pays, elle, attend que la page se tourne.
Le « sommet pour la paix » a eu des allures de « Trump Show ». Mais il marque une nouvelle internationalisation de la question palestinienne, et c’est là le seul espoir. Explications d’Agnès Levallois, présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient, pour qui Trump s’inscrit dans une démarche économique, opposée à la vision politique de l’initiative franco-saoudienne.
La première phase de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été respectée. Vingt otages israéliens vivants et quatre corps ont été rapatriés lundi 13 octobre de la bande de Gaza vers Israël. En échange, 1 968 prisonniers palestiniens ont été libérés, dont au moins 154 ont été forcés à l’exil.
Après la flottille Global Sumud, la flottille Thousand Madleens to Gaza a, elle aussi, été interceptée par Israël. De retour à Paris lundi 13 octobre, ses membres français racontent à leur tour les mauvais traitements et l’hostilité des soldats. Certains rentrent avec des stigmates physiques.
Lundi 13 octobre, Clothilde Mraffko a analysé pendant près de 2 heures le « plan Trump », les enjeux de l’accord, les réactions côté israélien et palestinien, et les conséquences pour Gaza.
Les vingt otages encore en vie ont été remis à la Croix-Rouge lundi matin puis transférés à Israël, en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens. Donald Trump, après un discours devant le Parlement israélien, est arrivé en Égypte pour un sommet de la paix.
Suite au repli des forces israéliennes vendredi 10 octobre de quelques zones de l’enclave dans le cadre de l’accord Hamas-Israël, environ 250 000 Palestiniens sont déjà retournés dans le nord de Gaza, selon la Défense civile.
Les forces israéliennes se sont retirées vendredi matin de plusieurs zones de l’enclave, après l’adoption, dans la nuit, de la première phase de l’accord par le gouvernement Nétanyahou. Cet accord prévoit que le Hamas libère tous les otages vivants encore détenus, en l’échange de 2 000 prisonniers palestiniens.
Le mouvement palestinien et l’État hébreu se sont mis d’accord jeudi 9 octobre sur la première phase d’un accord. Il devrait permettre un cessez-le-feu à Gaza, la libération de tous les otages israéliens et de prisonniers palestiniens. La fin de la guerre, elle, est encore floue.
La « paix », proclame Donald Trump avec un premier accord entre Israël et le Hamas autour de son plan pour le Proche-Orient. Que prévoit ce plan ? Que cache-t-il ? Débat en compagnie de Jadd Hilal, Amélie Férey, Stéphanie Latte Abdallah, et les journalistes de Mediapart Gwenaëlle Lenoir et Joseph Confavreux.
Les Palestiniens qui résident en Israël et à Jérusalem-Est font le dos rond, étouffés par la chape sécuritaire, abattus par le carnage à Gaza et inquiets pour leur propre avenir. Mais leur poids électoral pourrait les remettre bientôt sur le devant de la scène.
À Gaza, Israël tue et mutile à un rythme insensé depuis le 7 octobre 2023. La presse internationale n’a rapporté qu’un petit nombre de ces massacres, dans l’horreur du génocide qui a emporté plus de 67 000 vies palestiniennes et la plupart des infrastructures.