Alors que le ministre israélien de la défense annonce que le conflit est entré dans une nouvelle phase, les familles des 229 otages détenus à Gaza se sont rassemblées samedi dans la capitale israélienne, après une nuit d’angoisse et d’incertitude.
Pour l’écrivain et journaliste israélien Michel Warschawski, Israël est en train de perpétrer « un crime contre l’humanité » dans la bande de Gaza. Il dénonce aussi la médiocrité du débat politique en France.
Pendant que l’offensive israélienne se poursuit, les communications avec Gaza restent coupées ce samedi, au risque que ce blackout serve « de couverture à des atrocités de masse », selon l’ONG Human Rights Watch. « La guerre dans la bande de Gaza sera longue et difficile », avertit Benyamin Nétanyahou.
À Mevasseret Tsion, à quelques kilomètres de la vieille ville de Jérusalem, la télé est branchée 24 heures sur 24 sur les chaînes d’info. Moti Levy, propriétaire d’un garage, estime que l’énormité des attaques du Hamas le 7 octobre a fait changer le pays de paradigme vis-à-vis de son armée.
Avant l’actuelle offensive israélienne, en riposte à l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » du Hamas, l’enclave palestinienne avait déjà fait l’objet de trois terribles offensives de l’armée israélienne, avec, à chaque fois, des bombardements indiscriminés et des destructions massives qui ont fait des milliers de victimes.
Vendredi 27 octobre au soir, les forces armées israéliennes ont annoncé avoir « élargi leurs opérations au sol » dans la bande de Gaza. L’annonce a été précédée de bombardements d’une ampleur inédite sur l’enclave et d’une coupure massive des télécommunications. Le Hamas a fait état de « violents combats ».
Depuis le 7 octobre, au moins 23 journalistes ont été tués dans la bande de Gaza. Vendredi, la Fédération internationale des journalistes a réclamé l’ouverture d’une enquête sur leur mort en dénonçant des frappes israéliennes les ciblant « délibérément ».
Dans ces deux camps surpeuplés de réfugiés palestiniens, les incursions de l’armée israélienne n’ont pas commencé après les attaques du Hamas, le 7 octobre. Elles durent depuis des années. Reportage sur cet état de guerre de basse intensité.
L’armée israélienne mène de violents bombardements sur Gaza ce vendredi soir. Environ 45 % des habitations y ont déjà été endommagées depuis le début de la guerre, selon l’ONU. Le président Macron demande une trêve humanitaire.
L’armée israélienne a annoncé avoir mené, mercredi 25 octobre au soir, un « raid ciblé à l’aide de chars » dans le nord de l’enclave pour préparer son offensive terrestre. Des frappes israéliennes continuent de faire des victimes civiles dans le sud de Gaza. Une délégation du Hamas a été reçue à Moscou.
Au Liban, le silence du Hezbollah, allié de Téhéran, témoigne de son embarras. Malgré des tirs sur des bases américaines en Syrie et en Irak, la République islamique et ses alliés se gardent pour le moment de frapper trop directement Israël et les Occidentaux.
La chercheuse Héloïse Fayet revient sur la proposition d’Emmanuel Macron de bâtir une coalition internationale contre le Hamas, à l’instar de celle qui combat les djihadistes de l’organisation État islamique. Elle en pointe l’imprécision et le manque de pertinence stratégique.
Alors que des affrontements sont en cours à la frontière sud entre l’armée israélienne et la milice chiite du Hezbollah, le gouvernement libanais prépare un plan d’urgence en cas d’invasion. La population, elle, se prépare au pire.
Après Jérusalem et Ramallah, Emmanuel Macron s’est rendu mercredi en Jordanie et en Égypte. Les bombardements israéliens ont touché la Syrie, causant la mort de huit soldats. Dans un discours mercredi soir, le premier ministre israélien a déclaré pour la première fois qu’il devra apporter des réponses après les défaillances sécuritaires du 7 octobre.
La guerre au Proche-Orient suscite émotion et colère. Mais aussi des anathèmes, des propos racistes dans certains médias et des actes antisémites ou islamophobes. Parler du conflit israélo-palestinien en France, est-ce devenu impossible ? « À l’air libre » est l’émission en accès libre de Mediapart.
Au dix-huitième jour du conflit au Proche-Orient, Emmanuel Macron est en visite en Israël, où il a rencontré le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Il s’est également rendu en Cisjordanie pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne. Selon le Hamas, plus de sept cents personnes auraient été tuées à Gaza dans la nuit.