Le pays du Golfe mène une médiation en vue d’obtenir la libération de 10 à 15 otages « en échange d’un cessez-le-feu de un à deux jours ». Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, se dit pour sa part opposé à une « réoccupation » de Gaza par Israël. En France, le Conseil d’État confirme l’expulsion de la militante Mariam Abou Daqqa.
Un mois après les attaques meurtrières du Hamas en Israël, le gouvernement israélien est engagé à Gaza dans une guerre dont lui-même ne semble pas connaître l’issue. Les victimes se comptent par milliers. Va-t-on vers un conflit sans fin ?
À la suite du Hezbollah, qui a intensifié ses opérations dans le sud du Liban, les houthis du Yémen essayent de frapper Israël avec des missiles dans le cadre d’un « axe de la résistance ». Même si l’armée américaine est aussi prise pour cible, aucun des acteurs ne semble vouloir l’expansion de la guerre de Gaza.
Washington a affirmé mardi s’opposer à une nouvelle occupation à long terme de Gaza alors que le premier ministre israélien a assuré vouloir prendre « la responsabilité générale de la sécurité » du territoire après la guerre. En un mois, celle-ci a fait, selon le Hamas, 10 328 morts, en immense majorité des civils.
Alors que diplomates et politiques s’interrogent sur le futur des relations entre Israël et la Palestine et réaffirment la nécessité d’une solution à deux États, les Israéliens, encore sous le choc du 7 octobre, sont bien rares à y croire encore.
Depuis le 7 octobre, les colons israéliens profitent du redéploiement des militaires pour terroriser des communautés palestiniennes isolées et accaparer leurs terres. De telles attaques ont déjà forcé plus de 870 Palestiniens à quitter leurs foyers.
L’armée israélienne affirme avoir coupé l’enclave palestinienne en deux, afin d’y détruire le centre de commandement du Hamas. De hauts responsables onusiens ont appelé à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat », soulignant leur indignation face au bilan des victimes civiles.
Malgré les manifestations internationales pour la paix au Proche-Orient, l’armée israélienne continue le siège de Gaza. Alors que des combats « en face à face » ont lieu, et que l’eau devient rare dans l’enclave, la situation est plus critique que jamais.
Des rivières de sang sont en train d’engloutir la population de Gaza. Et une part de notre humanité avec. L’urgence est à la pitié, la pression et la politique.
Eyal Weizman, fondateur du collectif Forensic Architecture, revient sur la manière dont les civils installés autour de Gaza ont servi de « mur vivant » lors des massacres du 7 octobre perpétrés par le Hamas, et retrace l’évolution de la politique israélienne à l’égard des otages.
Des milliers de sympathisants se sont réunis dans la banlieue sud de Beyrouth pour acclamer le discours tant attendu de Hassan Nasrallah. Devant une foule en liesse, le leader du puissant parti chiite n’a pas appelé à la guerre totale, comme beaucoup le craignaient, tout en affirmant que toutes les options demeurent « ouvertes ».
Titulaire de la chaire Edward Saïd à l’université Columbia de New York, Rashid Khalidi, historien américano-palestinien, analyse le conflit au Proche-Orient depuis son savoir d’historien et sa connaissance des arcanes palestiniennes comme états-uniennes.
Des milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi dans plusieurs villes de France, en solidarité avec les Palestiniens de Gaza. À Paris, le cortège a réuni 60 000 personnes selon la CGT, 19 000 selon la préfecture. Depuis la Jordanie, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a réitéré son appel à des trêves humanitaires.
Le secrétaire général du Hezbollah libanais s’est exprimé pour la première fois, vendredi 3 novembre, sur le conflit qui oppose Israël au Hamas. Pour la chercheuse Aurélie Daher, son discours confirme que le mouvement allié de l’Iran n’entend pas y prendre part.
Catherine Colonna, la ministre française des affaires étrangères a annoncé depuis le Nigeria l’évacuation de 34 Français et leurs familles de la bande de Gaza. Au 28e jour du conflit opposant Israël au Hamas, Benjamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien, a rejeté la proposition américaine de trêve temporaire.
Salim Saker et Muhammad Abu Silmeyeh sont tous deux soignants dans l’enclave palestinienne. Ils décrivent des conditions de travail dramatiques, à l’heure où le matériel manque cruellement et où un tri des patients commence à s’opérer.