Fresque monumentale de 334 minutes, le film Homeland, actuellement en salle, fait vivre l’invasion de l’Irak par l’armée américaine du point de vue d’une famille de Bagdad. Un document brut, fort, qui rencontre un franc succès aux quatre coins du monde. Entretien avec son réalisateur, Abbas Fahdel.
Alors que la déchéance de nationalité est en discussion en France, son acquisition est un problème récurrent au Liban. L'apatridie y concerne des dizaines de milliers de personnes, dont environ 31 000 enfants syriens selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, mais aussi des Libanais non enregistrés.
Manuel Valls appelle à « assumer la relation stratégique » avec l'Arabie saoudite. Le prince récemment décoré à Paris est l'héritier d’un régime qui déstabilise le Moyen-Orient depuis 2011, jusqu’à se placer dans une impasse diplomatique et militaire. Et la France risque de se trouver hors la loi du point de vue du droit international.
Incarnation depuis 2011 du nationalisme arabe et d’un projet démocratique, l’Armée syrienne libre, contrainte de se battre contre l’armée d'Assad et contre Daech, n’a cessé de perdre de l’influence. Sous les coups du régime, des Russes et des groupes djihadistes, elle perd des positions sur le champ de bataille. La trêve en cours lui permettra-t-elle de survivre ?
Depuis 2013, l’État islamique a fait de la conquête de la Libye une priorité. Signe de son essor dans l’ancien pays de Kadhafi : l’assaut du lundi 7 mars sur la ville frontalière tunisienne de Ben Guerdane.
Moscou impose désormais sa vision du conflit : un choix entre le régime d’Assad d’un côté, et les djihadistes de l’autre. Sur le terrain, les manifestations contre le président syrien ont pourtant repris de plus belle. Et les djihadistes de l’État islamique reculent.
Qu’est-ce qui a déjà changé, ou peut se transformer, dans l’Iran post-sanctions ? Le pays vit un moment charnière, qui révèle les tensions de l'économie, accentue les contradictions du pouvoir et distribue inégalement l’espoir au sein de la société.
Depuis mai 2014 et la fin du mandat du président Michel Sleiman, le Parlement libanais ne s'est toujours pas mis d'accord pour élire un remplaçant, alors qu'il s'est lui-même autoréélu deux fois. Le 2 mars, un troisième tour a une nouvelle fois été repoussé, dans un contexte régional où le conflit syrien et la rivalité entre Iraniens et Saoudiens pèsent très fort.
Le président Rohani est conforté dans sa politique d’ouverture économique et diplomatique, et aura un Parlement à sa main. Mais les Iraniens se passionnent d’abord sur le sort emblématique de deux piliers conservateurs du régime, l’un éliminé, l’autre élu de toute justesse.
Les élections, au Parlement et à « l’Assemblée des experts », une chambre aussi confidentielle que décisive, pourrait bien bousculer un régime iranien dont les contradictions internes ont été mises en lumière par l’accord sur le nucléaire et la levée des sanctions internationales. De notre envoyé spécial à Téhéran.
Les assassinats et les enlèvements de journalistes en Syrie rendent la couverture de ce conflit qui dure depuis près de cinq ans extrêmement difficile. Mohammed Abdullah et Louai Hinedi sont de ceux qui ont choisi de couvrir une page de l’Histoire, animés par l’intime conviction de leur devoir d'informer.
Trois députés arabes israéliens ont été suspendus pour avoir rendu visite à des familles d’auteurs d’attentats. Action humanitaire ou manœuvre politicienne ? La polémique a poussé le premier ministre à proposer une loi pour permettre à la Knesset d’exclure les députés au « comportement inapproprié ».
Les frappes aériennes qui se sont multipliées en 2015 contre les centres d’aide médicale ne sont pas des bavures à répétition. Un rapport de Médecins sans frontières montre qu’elles relèvent d’une stratégie délibérée destinée à terroriser les civils et à dissuader ceux qui s’efforcent de les aider. Ce qui constitue un crime de guerre.
Gaziantep, grande ville du sud-est de la Turquie proche de la frontière syrienne, est l’antichambre de la guerre. Beaucoup de responsables de l'opposition à Bachar al-Assad y vivent et se désespèrent des échecs répétés de l'Occident. « Le plus urgent est de stopper les crimes. Chassons Bachar al-Assad et Daech se dégonflera », disent-ils. Deuxième volet de notre reportage.
Gaziantep, grande ville du sud-est de la Turquie à trente minutes de la frontière syrienne, face à Alep, est désormais la capitale des ONG qui essayent de travailler en Syrie. Alors qu'un hôpital de MSF a été bombardé lundi, le travail de terrain des humanitaires souligne les immenses lacunes de la communauté internationale. Premier volet de notre reportage.
Moscou et Washington se sont mis d’accord pour une « trêve » afin d’apporter aux civils assiégés de l’aide humanitaire. Encore faut-il que le régime syrien et l’opposition armée l’acceptent et l'appliquent.