Plus d'un million de Syriens ont fui vers le Liban. Ils forment désormais le quart de la population du pays. Il a fallu attendre l'afflux de réfugiés en Europe pour que l'Union européenne réagisse. Mais il n'est pas sûr que cette aide sera suffisante.
François Hollande a décidé d'un virage à 180 degrés en matière de politique étrangère. Il rencontrera Poutine le 26 novembre pour bâtir une alliance contre l'État islamique. Mais, au-delà des frappes aériennes, il n'y a guère de stratégie pour ramener la paix en Syrie et construire une solution politique.
Héritière directe du désastre américain en Irak, l'organisation de l'État islamique ne cesse de gagner en puissance. Quatre chercheurs, Jean-Pierre Filiu, Myriam Benraad, Patrick Haimzadeh et Claire Talon, débattent du chaos régional au Proche-Orient et de la politique étrangère française.
La décision européenne d’étiqueter les produits en provenance des colonies israéliennes relance le débat sur le boycott d’Israël. Entretien avec Omar Barghouti, l’un des principaux instigateurs de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), dont l’essor mondial contraste avec la situation française.
Les attaques commises ces dernières semaines par des Palestiniens seraient, selon Benjamin Netanyahou, le fruit de la « rencontre entre Ben Laden et Zuckerberg ». Qui sont les véritables acteurs de cette intifada inédite ? Reportage à Jérusalem-Est, Ramallah et Hébron.
Le président turc et son premier ministre ont gagné leur pari : ils ont regagné les voix qui leur avaient manqué lors du scrutin précédent de juin, mais cela s'est fait par une politique pyromane et le musellement des médias. Désormais, ils veulent s'attaquer à la Constitution avec les mêmes méthodes.
L'attentat d'Ankara a encore durci la crise politique qui secoue la Turquie, à l'approche des législatives de novembre. Dans un entretien à Mediapart, l'universitaire et activiste Cagla Aykac, proche du parti de gauche HDP, critique la « culture de l'impunité » au sein de l'AKP, le parti d'Erdogan, et s'inquiète des risques de fraude. Elle raconte aussi comment le HDP adapte sa campagne aux pressions de plus en plus sévères.
Jean-Paul Chagnollaud, directeur de l’iReMMO et spécialiste de la Palestine, analyse les raisons des violences de ces deux dernières semaines en Israël et dans les Territoires occupés. Il critique également l'inaction de la France. « Depuis 2012, la France est dans une forme de pusillanimité et de renoncement », explique-t-il.
Benjamin Netanyahou trompe son peuple en affirmant que la violence des Palestiniens exprime le refus de l’existence même d’Israël. La révolte palestinienne, c’est le désespoir devant l’absence d’horizon et la destruction par Israël des conditions de la paix.
Dix-huit mois après la Crimée, Vladimir Poutine prend une fois de plus de court l'Occident et l'armée américaine en intervenant en Syrie. Cette escalade militaire risque de provoquer une déflagration générale. Mais de la lutte contre le terrorisme aux enjeux de politique intérieure en passant par les intérêts de Moscou au Moyen-Orient, le Kremlin a de multiples raisons de déployer son armée en Syrie.
Après plus de trois semaines de violences autour de l’esplanade des Mosquées et un week-end sanglant à Jérusalem, les affrontements entre juifs et musulmans se sont étendus à la Cisjordanie, faisant craindre le début d’une troisième Intifada.
Le président russe a proposé, à l’ONU, la création d’une grande alliance internationale pour vaincre l’État islamique en Syrie. Mais il juge que Bachar al-Assad doit y être associé alors que Barack Obama, comme François Hollande, estiment qu’il ne peut faire partie de la solution à la crise syrienne.
Le président palestinien avait annoncé qu’il ferait exploser une « bombe » en s’adressant mercredi à l’Assemblée générale des Nations unies. La « bombe »semble avoir été désamorcée, et deux versions du discours – l’une combative, l’autre plus conciliante – sont prêtes. Le choix final dépendra d’Israël et de l’engagement américain.
Les grandes agences internationales, PAM et UNHCR, sont débordées. Le gouvernement libanais limite les possibilités de travail et d'éducation des enfants. Les tensions avec la population libanaise se multiplient: après quatre années de guerre, les réfugiés syriens massivement présents au Liban n'ont comme seule perspective que de partir vers l'Europe.
Une dizaine d’anciens militaires français rassemblés sous le nom de Task Force La Fayette se préparent à partir combattre l’État islamique aux côtés des peshmergas kurdes. Une initiative qui se veut solidaire, mais aussi rentable.
Malgré les appels d'une partie de la gauche et les rappels à l’histoire juive, le gouvernement israélien refuse catégoriquement d'accueillir des réfugiés syriens, craignant que cela n'ouvre la porte au retour des Palestiniens.