De notre correspondante à Beyrouth (Liban). - Dans le petit appartement de Maria Karkourian, les tissus roses qui ornent les placards de la cuisine et la peluche qui trône sur son lit sont autant de tentatives pour se créer un chez-soi, quand bien même celui-ci aurait disparu à jamais. « C'est fini, on n'a plus de maison », soupire cette Syrienne d'Alep d'origine arménienne, ancienne joueuse professionnelle de basket. Situé dans le quartier kurde de Sheikh Maksoud, son logement a été soufflé dans un bombardement en 2012, alors que les rebelles essayaient d'en prendre le contrôle.