Mahmoud Ahmadinejad débute officiellement aujourd'hui son deuxième mandat de président de la république islamique d'Iran. Le procès d'une centaine de contestataires qui s'est ouvert ce week-end reprend jeudi. Il démontre l'ampleur et la violence de la répression exercée. Il dit aussi la férocité des luttes qui sont engagées au sein des cercles dirigeant.
Pour Laurence Louër, consultante permanente au Centre d’analyses et de prévisions (CAP) du ministère des affaires étrangères, l'Iran connaît un changement de régime, alors que la République islamique s'est, pour la première fois, «exonérée de la légitimité populaire».
Les forces américaines se retirent des principales villes d'Irak. C'est l'application de l'accord de sécurité de novembre 2008 qui fixait une date butoir à fin juin. Que laissent les Américains? «Les Irakiens sont prêts à assurer leur sécurité», s'est félicité dimanche 28 juin Ray Odierno, commandant les forces US en Irak. Or tout indique le contraire. Pour Mediapart, le journaliste Djaffer Ait Aoudia vient d'enquêter à Bagdad. Ce qu'il raconte dans ses carnets de route est un cauchemar. Photo Reuters, attentat à Bagdad le 22 juin.
Le président américain est, pour la première fois, intervenu sur le conflit iranien. Les Etats-Unis «sont choqués et outrés» par la répression violente de l'opposition. Mardi, le Conseil des gardiens a exclu d'annuler le scrutin, estimant qu'il n'y avait pas eu d'irrégularités. Une marche en hommage aux victimes est toutefois prévue pour jeudi et l'idée de lancer une grève générale semble faire son chemin. Le candidat conservateur Rezaï a décidé de retirer sa plainte pour irrégularités.
Mir Hossein Moussavi a appelé à la grève générale tandis le conseil des gardiens de la constitution affirmait mardi qu'il n'y avait pas d'«irrégularités» dans le scrutin présidentiel qui a vu vendredi 12 juin la victoire de Mahmoud Ahmadinejad, et qu'il n'y avait donc aucune raison de l'annuler. C'est en fait un véritable «coup d'Etat des gardiens» de la révolution (les Pasdarans) qui se serait produit en Iran, selon le chercheur Ali Alfoneh. État dans l'État, conglomérat économique et social incontournable, les gardiens soutiennent-ils aujourd'hui le choix du guide, en attendant de rêver de mieux demain ?
Mediapart publie deux articles extraits du numéro 27 de la revue La Pensée du midi, consacré à l'Iran, l'envers du miroir. Après Les nouveaux pahlavan de Téhéran, voici Un mawlawi contre les Pasdaran ?, un texte du chercheur Stéphane A. Dudoignon. Le renouveau de l’islam sunnite en Iran vu à travers l’itinéraire d’un grand chef religieux. Mawlana ‘Abd al-Hamid, shaykh al-islam de Zahedan, et la cause des sunnites d’Iran.
Le cinéaste iranien, qui fait office de porte-parole international du candidat prétendument vaincu Mir Hossein Moussavi, en appelle aux gouvernements étrangers pour qu'ils ne reconnaissent pas la victoire d'Ahmadinejad. Il se dit convaincu que plus rien ne sera comme avant en Iran, et n'exclut pas la possibilité de bains de sang.
L'ayatollah Ali Khamenei s'est adressé au peuple pour la première fois depuis les élections présidentielles du 12 juin, dont les résultats controversés ont soulevé la révolte dans le pays. Appelant au calme, il n'a cependant pas tempéré son soutien au président Mahmoud Ahmadinejad, laissant entrevoir une répression accrue pour ceux qui ne se satisferaient pas de cette réélection.
Quelle que soit l'issue des manifestations de ces derniers jours à Téhéran et ailleurs en Iran, la date du 12 juin 2009 restera comme un pivot. Selon la majorité des analystes, les fractures au sein du pouvoir, la déconnexion des élites et du peuple, et les nouveaux moyens de diffusion de l'information garantissent que même si elle est écrasée, la révolte marque une rupture pour la République islamique.
Après la proclamation de la victoire de Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle iranienne, les partisans du candidat réformateur, Mir Hossein Moussavi, sont descendus dans la rue pendant tout le week-end pour demander l'annulation de l'élection. Le pouvoir a commencé à s'en prendre aux journalistes. Il a également interdit toute manifestation ce lundi. Les télécommunications, la couverture mobile, l'accès à Internet ont été restreints. Mais les vidéos, les photographies et les témoignages continuent de filtrer sur la Toile. Ainsi que les arguments démontrant un possible coup d'Etat électoral.
Vendredi 12 juin 2009, les Iraniens éliront leur président de la République. Si Mahmoud Ahmadinejad se représente pour un second mandat, c'est Mir Hossein Moussavi (photo), ancien premier ministre de 1981 à 1989, qui est désormais favori. Pour les médias arabes, le combat Moussavi/Ahmadinejad n'est pas encore tranché et une question semble les intéresser tout particulièrement : celle des minorités.
En Israël comme dans le monde arabe, l'heure est au questionnement : jusqu'où ira Obama ? S'il n'a pas annoncé de calendrier, quel est son agenda ? Jusqu'où ira-t-il sur le dossier des colonies ? Enthousiaste sur la manière, le monde arabe demeure sceptique sur la capacité du président américain à faire pression sur Israël. Dans la presse israélienne, l'analyse la plus remarquable est à lire dans les colonnes de Haaretz, qui annonce la fin de l'«ère du 11 Septembre». Et beaucoup croient savoir que la solution des «deux Etats» se réalisera en novembre 2010.
Coincé entre des Israéliens qui ne le considèrent plus comme un interlocuteur et une population palestinienne qui soutient massivement le Hamas, Mahmoud Abbas attend beaucoup de sa visite à la Maison Blanche ce jeudi. Plus isolé que jamais, le président de l'Autorité palestinienne tentera de convaincre Barack Obama, son ultime atout, de maintenir une ligne ferme vis-à-vis du mouvement islamiste, à quelques jours du discours programmatique que le président américain prononcera au Caire le 4 juin.
Au Maghreb et au Moyen-Orient, l'essor des médias participatifs bouscule tout. Les chaînes religieuses ? « Un nouveau Vatican II.» Internet ? «Une progression de 700% de nouveaux utilisateurs par an, dans une région où 40% de la population a moins de 25 ans...»
Parus au printemps 2009, deux ouvrages reviennent sur la profonde «révolution» que constitue, pour un monde arabe divisé et empêtré dans ses rigidités politiques, l'essor d'Internet, des télévisions satellitaires et des nouvelles pratiques sociales et religieuses qui en découlent pour la génération née au début des années 1990.
En Israël, le gouvernement a prêté serment mardi 31 mars, dans l'après-midi, et porté au pouvoir une coalition qui regroupe la gauche travailliste, le parti religieux Shass et l'extrême droite, sous l'égide de Benjamin Netanyahou, leader d'un Likoud arrivé en deuxième position lors des élections du 10 février. Avec au moins 30 ministres, ce gouvernement est le plus large de l'histoire de l'Etat d'Israël.
Le président israélien Shimon Peres a désigné, vendredi 20 février, le leader du Likoud, Benjamin Netanyahou, pour former un gouvernement. Selon les informations recueillies par Mediapart, Benjamin Netanyahou va rencontrer Tzipi Livni, dimanche 22 février, pour lui proposer le ministère de la défense. Avigdor Lieberman aurait demandé lui, le ministère de l'économie. Benjamin Netanyahou réfléchit à une alliance avec le centre pour éviter de donner trop de poids à l'extrême droite et ne pas s'attirer les foudres de Washington.