Après Ankara: « L'Etat turc aurait pu empêcher toutes ces personnes de mourir, et il ne l'a pas fait »

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L'attentat d'Ankara a encore durci la crise politique qui secoue la Turquie, à l'approche des législatives de novembre. Dans un entretien à Mediapart, l'universitaire et activiste Cagla Aykac, proche du parti de gauche HDP, critique la « culture de l'impunité » au sein de l'AKP, le parti d'Erdogan, et s'inquiète des risques de fraude. Elle raconte aussi comment le HDP adapte sa campagne aux pressions de plus en plus sévères.

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En convoquant de nouvelles élections le 1er novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan veut faire oublier les résultats des législatives de juin. Sa formation, l'AKP, avait confirmé son statut de première formation du pays, mais perdu sa majorité absolue, sur fond de percée du HDP (parti démocratique des peuples), une formation de gauche qui a su faire le lien entre les revendications kurdes et celles de nombreuses minorités dans l'ouest du pays.