La surdité israélienne, moteur de la révolte palestinienne

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Benjamin Netanyahou trompe son peuple en affirmant que la violence des Palestiniens exprime le refus de l’existence même d’Israël. La révolte palestinienne, c’est le désespoir devant l’absence d’horizon et la destruction par Israël des conditions de la paix.

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Ce n’est pas une surprise. A la révolte qui a éclaté à la mi-septembre dans les territoires occupés, et qui a déjà fait une trentaine de morts parmi les Palestiniens et sept chez les Israéliens, le gouvernement de Benjamin Netanyahou n’a pas trouvé d’autre réponse qu’un brutal durcissement sécuritaire. Après avoir déployé des renforts policiers et militaires, autorisés à tirer à balles réelles sur les manifestants, le premier ministre israélien et son cabinet de sécurité ont autorisé les forces de sécurité à boucler et à placer sous couvre-feu, si elles le jugent utile, les quartiers arabes de Jérusalem. Des check-points étaient installés par la police et l’armée aux principaux accès à Jérusalem-Est.