Libertés publiques

Fiché par son notaire ou son banquier : les dérives de la surveillance contre le blanchiment

Les banquiers, mais également les notaires, les assureurs ou les avocats sont soumis à des obligations de vérification de plus en plus fortes au nom de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. En face, les clients n’ont quasiment aucun recours. 

Jérôme Hourdeaux

Son notaire l’y avait pourtant préparé : « J’ai quelque chose de rigolo à vous montrer. » Mais Bruno Scherrer a peu goûté la blague. Au mois d’octobre 2025, sur le point d’acquérir un bien immobilier, ce mathématicien a appris que le logiciel utilisé par le professionnel dans le cadre de ses obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, dite LCB-FT, l’a classé comme « personne à vigilance renforcée ». La raison : il a tenu un blog sur Mediapart (lire en boîte noire).

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter