René Backmann

Ses Derniers articles

  • Trump-Netanyahou: l’abjection et le danger

    Par
    À la frontière de la bande de Gaza, lundi 14 mai 2018. © Reuters À la frontière de la bande de Gaza, lundi 14 mai 2018. © Reuters

    La nouvelle tuerie perpétrée lundi par l’armée israélienne à la frontière de Gaza, pendant que Benjamin Netanyahou dédiait à Donald Trump ce « jour glorieux » où l’ambassade américaine était transférée à Jérusalem, confirme qu’un nouveau désastre est en cours au Moyen-Orient. L’Iran en est le prétexte et les Palestiniens, les premières victimes.

  • Moyen-Orient: Netanyahou a les mains libres face à l’Iran

    Par
    Des soldats israéliens sur des chars. Plateau du Golan, 10 mai 2018. © Reuters/Ronen Zvulun Des soldats israéliens sur des chars. Plateau du Golan, 10 mai 2018. © Reuters/Ronen Zvulun

    Comme l’a montré l’attaque aérienne massive lancée mercredi 9 mai par Israël contre les positions iraniennes en Syrie – l’attaque israélienne la plus importante contre la Syrie depuis 1974 –, le gouvernement Netanyahou est décidé à s’opposer par tous les moyens à la présence de bases avancées de la République islamique à ses frontières. Et l’appui spectaculaire qu’il reçoit de Trump risque fort de ne pas l’inciter à la retenue.

  • Nucléaire iranien: la reculade de Macron face à Trump

    Par
    Donald Trump et Emmanuel Macron à la Maison Blanche, à Washington, le 24 avril 2018. © Reuters Donald Trump et Emmanuel Macron à la Maison Blanche, à Washington, le 24 avril 2018. © Reuters

    Sur les principaux dossiers en discussion pendant sa visite aux États-Unis, sur le climat ou le commerce international, Emmanuel Macron n’a obtenu aucune percée diplomatique. Sur le nucléaire iranien, c’est pire : il a accepté, contrairement aux autres Européens, le principe d’un nouvel accord exigé par Trump. Au risque d’aggraver la déstabilisation du Moyen-Orient.

  • Syrie: l’Elysée pris au piège de la diplomatie

    Par
    Une image satellite du Centre d’études et de recherches scientifiques de Barzeh, en Syrie, suite à son bombardement par la coalition. © DigitalGlobe/Handout Une image satellite du Centre d’études et de recherches scientifiques de Barzeh, en Syrie, suite à son bombardement par la coalition. © DigitalGlobe/Handout

    À la veille du voyage présidentiel à Washington, que reste-t-il dans la manche d’Emmanuel Macron ? La frappe américano-franco-britannique sur des cibles du régime de Damas n’a servi, militairement, à rien. A-t-elle au moins ouvert la voie à une sortie de crise diplomatique ? Rien n’est moins sûr. 

  • Le «Grand Jérusalem» de Netanyahou est prêt

    Par
     © Mediapart © Mediapart

    L’adoption de la loi qui créerait le « Grand Jérusalem » en annexant les colonies périphériques de la Ville sainte a été retardée fin octobre 2017, mais pas abandonnée. Plusieurs initiatives et décisions politiques récentes montrent que Benjamin Netanyahou n’a pas renoncé à ce projet qui couperait la Cisjordanie en deux et confisquerait près de 200 km² de son territoire.

  • Contre les armes chimiques, un volontarisme tardif

    Par
    Un soldat syrien filme les ruines du Centre d’études et de recherches scientifiques, à Barzeh, dans l'agglomération de Damas. © REUTERS/Omar Sanadiki Un soldat syrien filme les ruines du Centre d’études et de recherches scientifiques, à Barzeh, dans l'agglomération de Damas. © REUTERS/Omar Sanadiki

    L’opération lancée samedi matin ne changera sans doute pas le cours d’une guerre qui a déjà fait 350 000 morts. Et elle ne fera pas oublier que Washington et Moscou étaient depuis 2013 signataires d’un accord qui interdisait à Damas de détenir et utiliser des gaz de combat.

  • Syrie: la frappe de tous les dangers

    Par
    Bachar al-Assad s’affiche sur un mur de Damas, le 8 avril 2018. © Reuters Bachar al-Assad s’affiche sur un mur de Damas, le 8 avril 2018. © Reuters

    Pour punir Bachar al-Assad d’avoir une fois encore utilisé des gaz de combat, Washington et Paris s’apprêtent à lancer une frappe de représailles. Nécessaire mais à haut risque, l’opération pourrait aggraver la déstabilisation de la région, voire déboucher sur une confrontation entre les États-Unis et la Russie.

  • Birmanie: le retour impossible des Rohingyas

    Par
    Une réfugiée rohingya sur les collines de Cox Bazar, au Bangladesh, le 22 mars 2018. © Reuters / Mohammad Ponir Hossain. Une réfugiée rohingya sur les collines de Cox Bazar, au Bangladesh, le 22 mars 2018. © Reuters / Mohammad Ponir Hossain.

    Alors que la mousson s’apprête à transformer en « bombe sanitaire » le camp du Bangladesh où se sont réfugiés les survivants des massacres de musulmans par l’armée birmane, la destruction systématique de leurs villages abandonnés et leur transformation en bases militaires rendent impossible tout futur rapatriement.

  • Bande de Gaza: la société civile est en première ligne

    Par
    Gaza, le 31 mars 2018. © Reuters Gaza, le 31 mars 2018. © Reuters

    En choisissant de s’effacer provisoirement derrière la mobilisation populaire, le Hamas est peut-être en train de prendre le contrôle d’une stratégie de désobéissance civile, qui pourrait éclipser le processus de paix. Et qui risque de s’étendre à la Cisjordanie, si la répression israélienne se poursuit.

  • Guerre en Libye: comment le mandat de l’ONU a été détourné

    Par
    Benghazi en mars 2018. © Reuters Benghazi en mars 2018. © Reuters

    Le mandat que le président français et les autres promoteurs de l’intervention en Libye avaient reçu de l’ONU a eu pour résultats de plonger le pays dans le chaos et d'ouvrir ses arsenaux aux groupes djihadistes, qui déstabilisent aujourd’hui le Sahel. Emmanuel Macron, qui considère cette guerre comme une « lourde erreur », est-il prêt à en identifier les responsables ?