Syrie: la partie de poker de Vladimir Poutine

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Le président russe a proposé, à l’ONU, la création d’une grande alliance internationale pour vaincre l’État islamique en Syrie. Mais il juge que Bachar al-Assad doit y être associé alors que Barack Obama, comme François Hollande, estiment qu’il ne peut faire partie de la solution à la crise syrienne.

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Vladimir Poutine vient de lancer en Syrie une double offensive – diplomatique et militaire – qui n’ouvre à court terme aucune issue nouvelle pour en finir avec la guerre. Mais elle change les règles du jeu stratégique engagé par l’ensemble des belligérants et de leurs alliés dans la région. Depuis le siège de l’ONU, où il n’avait pas mis les pieds depuis dix ans, le président russe a confirmé ce que laissait clairement entrevoir, depuis trois semaines, le renforcement spectaculaire de la présence militaire russe sur le sol syrien : la Russie est de retour, en force, au Moyen-Orient.