Depuis l’attaque lancée par le Hamas sur Israël et la riposte de l’État hébreu, chaque camp accuse l’autre d’avoir frappé des populations civiles innocentes, de les avoir prises en otages ou de les avoir bombardées. Comment qualifier juridiquement ces faits ? Quelles différences y a-t-il entre crime de guerre, crime contre l’humanité et acte terroriste ?
Après l’attaque du Hamas en Israël samedi dernier, l’État hébreu a annulé tous les permis des travailleurs palestiniens originaires de Gaza. Craignant d’être arrêtés ou attaqués, des milliers d’entre eux ont trouvé refuge en Cisjordanie. Ils n’y avaient jamais mis les pieds auparavant.
Alors que l’armée israélienne a confirmé samedi la présence d’au moins 120 otages retenus par le Hamas à Gaza, un père a décidé d’aller chercher sa fille, enlevée alors qu’elle participait à la rave party à Re’im. Pour cela, il se dit prêt à entrer dans Gaza.
Alors que les préparations d’une offensive terrestre israélienne à Gaza et que les frappes aériennes se poursuivent, des centaines de milliers d’habitants tentent de fuir vers le sud. L’ONU estime à un million le nombre de personnes déplacées dans le territoire. De son côté, l’Iran prévient que si l’attaque contre Gaza continue, « personne ne peut garantir le contrôle de la situation et la perspective d’un élargissement du conflit ».
La société israélienne est à la fois en deuil et en guerre. Traumatisée et mobilisée. La colère qui s’exprime vise parfois Nétanyahou sans remettre en cause, sinon à la marge, ce qui se passe actuellement à Gaza.
Depuis une semaine, les forces de sécurité palestiniennes sont sur le pont pour limiter les rassemblements. Mais les Palestiniens de Cisjordanie qui scrutent les images de Gaza avec un grand sentiment d’impuissance bouillonnent. Alors que le Fatah reste muet, le Hamas engrange des soutiens.
Les hostilités ont déjà fait plusieurs morts à la frontière entre le Liban et Israël, sans que ces affrontements ne débouchent pour l’instant sur un conflit ouvert. Les Libanais se préparent cependant à la frappe de trop qui déclencherait une nouvelle guerre.
Au-delà du soutien dans les rues des villes, les opinions publiques arabes manifestent un éventail de réactions, depuis la fierté jusqu’à la colère et la peur face aux bouleversements inévitables après l’attaque du Hamas contre Israël. Entretien avec Mohamed al-Masri, chercheur au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Doha.
L’écrivain palestinien devenu français Elias Sanbar dit lucidement son fait au Hamas, fauteur de « crime de guerre », tout en se montrant solidaire du peuple palestinien. Et tout en critiquant l’escalade meurtrière voulue par le gouvernement Nétanyahou à Gaza.
L’ONU a mis en garde contre la dégradation rapide de la situation humanitaire à Gaza, notamment le manque d’eau, mais aussi de fuel et de nourriture. Deux hôpitaux ont, par ailleurs, refusé d’évacuer le nord du territoire palestinien, alors que l’armée israélienne s’est dite prête à « étendre l’offensive », notamment sur terre.
Les soldats de l’armée israélienne reprennent le contrôle des lieux attaqués samedi par le Hamas. À la frontière de la bande de Gaza, les troupes sont sur le pied de guerre. Parmi les militaires, des réservistes qui n’ont pour la plupart jamais connu de guerre. Reportage.
Le siège de la bande de Gaza se poursuit. Les autorités israéliennes ont donné 24 heures aux Palestiniens du nord de l’enclave pour évacuer vers le sud. Plus d’un million de personnes sont concernées. La bande de Gaza est toujours interdite d’accès aux journalistes étrangers.
L’armée israélienne demande l’évacuation sous 24 heures de 1,1 million d’habitants du nord de l’enclave côtière. Heurts en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou : « Ce n’est que le début. » Deux enquêtes de presse documentent la faillite du renseignement israélien.
Présidente de l’ONG israélienne B’Tselem, qui milite en faveur des droits humains en Palestine, Orly Noy conjugue trois impératifs : condamner le crime du Hamas, réprouver la vengeance voulue par le gouvernement israélien, contextualiser la situation.
Un élan de solidarité s’est mis en place pour venir en aide aux victimes des attaques du mouvement islamiste. Dans le même temps, malgré les critiques visant Benyamin Nétanyahou, les Israéliens affichent un soutien presque sans faille à la déclaration de guerre du premier ministre.
Les attaques du mouvement islamiste Hamas ont suscité une vague de condamnation des pays occidentaux. Mais, dans le reste du monde, les attitudes varient, de la neutralité aux appels à la désescalade, en passant par un soutien total aux Palestiniens.