Ce sont des voix minoritaires mais précieuses. Dans un pays traumatisé par les attaques du Hamas, où l’esprit de revanche, voire de vengeance, anime le sommet de l’État et les profondeurs de la société, les pacifistes tentent encore de se faire entendre.
La bande de Gaza héberge actuellement deux groupes d’otages : ceux qui ont été capturés par le Hamas lors de son attaque du 7 octobre et les habitants palestiniens de l’enclave, boucliers des islamistes et cibles de la vengeance aveugle d’Israël.
L’Égypte a annoncé jeudi le passage « durable » de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza via le point de passage de Rafah. Israël affirme avoir détruit « des centaines de cibles du Hamas » au cours des dernières 24 heures. Un nouveau bilan fait état de 28 Français tués.
Les ressortissants français bloqués dans l’enclave ne voient pas d’issue. Le ministère des affaires étrangères français dit son impuissance, si aucun accord n’est trouvé avec Israël ou l’Égypte.
Après l’attaque du Hamas le long de la bande de Gaza, la menace d’un nouveau front contre le Hezbollah plane sur les villages situés à la frontière. La région, une zone d’exclusion militaire, a procédé à l’évacuation de la plupart de ses habitants.
Alors que le président états-unien s’envolait mardi soir pour Israël, une attaque sanglante contre un hôpital, dont le Hamas et l’État hébreu se rejettent la responsabilité, a suscité la colère des pays arabes. La Jordanie a annulé le sommet qu’elle prévoyait d’organiser mercredi avec les États-Unis, l’Égypte et l’Autorité palestinienne.
Le gouvernement israélien accepte le passage d’eau, de nourriture et de médicaments via l’Égypte « tant que ces fournitures n’atteignent pas le Hamas ». Israéliens et Palestiniens s’accusent mutuellement de la frappe sur l’hôpital de Gaza, mardi. Le président américain Joe Biden, en visite en Israël, soutient la version de l’État hébreu. Colère dans le monde arabo-musulman.
Une catastrophe humanitaire se déroule sous nos yeux dans la bande de Gaza tandis qu’Israël bombarde l’enclave et prépare une riposte militaire. Nos invités ont accepté d’échanger dans notre émission « À l’air libre » alors que cette guerre les touche. Ou les terrasse.
Ziad ne partira pas. Il restera jusqu’au bout, défendant la fierté d’une population qui ne veut pas connaître un nouvel exil. Il raconte la terrible situation de l’enclave, qui tente de survivre sous un tapis de bombes.
Le réalisateur et son épouse ont été retrouvés morts à leur domicile de Karaj. Dans une vidéo, il avait fait savoir que des « assassins » rôdaient autour d’eux.
Alors que le chiffre des personnes détenues par le Hamas a été réévalué à 199 et que ce dernier vient de poster une première vidéo d’une Franco-Israélienne prisonnière, les familles font tout pour mettre au centre le sort des leurs, que beaucoup jugent négligé par le gouvernement israélien.
Le Hamas affirme qu’un bombardement a touché l’enceinte de l’hôpital Ahli-Arab, situé dans le centre-ville. Benyamin Nétanyahou a dénoncé une attaque des « terroristes barbares » du Hamas. Le président américain Joe Biden est attendu dans la région mercredi.
Le Hamas replace violemment la question palestinienne sur le devant de la scène géopolitique. Retour aux origines du mouvement islamiste palestinien, fondé lors de la première Intifada et classé organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne.
Les Palestiniens d’Israël, qui représentent presque 20 % de la population, rasent les murs, entre crainte d’affrontements communautaires, solidarité interdite avec Gaza et sentiment que le pays les rejette toujours plus.
La présidente de la Commission européenne a déclaré lundi soir que les Gazaouis ne pouvaient « pas payer le prix de la barbarie du Hamas ». Plus tôt, l’OMS avait averti que sans aide, une « vraie catastrophe » aurait lieu dans les 24 heures dans l’enclave, assiégée depuis l’attaque du Hamas contre Israël.
Dimanche, l’armée israélienne a appelé, une nouvelle fois, la population à prendre la direction du sud. Aucun journaliste étranger n’a été autorisé à entrer dans l’enclave, alors que le bilan s’élève à 2 670 morts, selon le Hamas. C’est par des messages WhatsApp que Mediapart a recueilli des témoignages.