Pour sauver son pouvoir, fondé sur le mensonge, le racisme, le mépris du droit, la violence, la corruption, Nétanyahou s’est allié aux religieux et aux colons les plus fanatiques. Ruinant les derniers espoirs d’un dialogue avec les Palestiniens.
Les militaires israéliens qui manifestent avec la société civile contre les projets antidémocratiques du premier ministre ne semblent pas avoir mesuré que la démocratie n’est pas compatible avec l’occupation qu’ils incarnent. Et que les religieux nationalistes sont déjà et depuis longtemps omniprésents dans l’armée.
Annoncé depuis près de trente ans comme imminent, l’accès de Téhéran à l’arme nucléaire est-il un « péril existentiel » pour Israël ? Ou un stratagème pour éclipser le conflit avec la Palestine, en plus d’une ruse destinée à faire oublier les poursuites de la justice contre le premier ministre ?
Le mur qui serpente au cœur de la Cisjordanie devait officiellement protéger Israël des terroristes palestiniens. Il a surtout permis aux premiers ministres qui ont succédé à Yitzhak Rabin d’en finir avec la possibilité d’une paix négociée, fondée sur la création, à côté d’Israël, d’un État palestinien.
Accusé par certains d’avoir signé un accord beaucoup trop avantageux pour Israël, Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, estimait que les fanatiques juifs et musulmans étaient les ennemis mortels du processus de paix. L’assassinat de Rabin lui a donné raison.
Face au refus de plus en plus de femmes de porter le hidjab, le pouvoir se crispe et contre-attaque, même si les réformistes tentent de se faire entendre. Pendant ce temps, la population rit des « sextapes » qui circulent impliquant des religieux.
Riad Salamé a « tourné la page » de ses trente années à la tête de la Banque du Liban. L’indéboulonnable banquier central, longtemps vanté comme le gardien du système financier libanais, a tiré sa révérence, sous le coup de deux mandats d’arrêt et en pleine crise économique.
Alors que les yeux sont tournés vers les manifestations pro-démocratie en Israël, Mediapart raconte sept jours d’occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les Palestiniens sont ceux qui souffrent le plus de la politique du gouvernement Nétanyahou.
Le Parlement israélien a voté la loi réduisant le pouvoir de la Cour suprême, malgré un mouvement de protestation inédit. La bataille entre les deux camps concerne la nature de l’État et souligne les contradictions d’Israël.
Une marche de protestation contre une réforme limitant les pouvoirs de la justice israélienne, partie de Tel-Aviv mardi, est arrivée à Jérusalem samedi dans l’après-midi, et avec elle des dizaines de milliers d’Israéliens réclamant la « démocratie ». Face à ce mouvement historique, la gauche israélienne est partagée.
La chasse aux femmes non voilées a repris en Iran, où le refus de porter le hidjab est désormais considéré à la fois comme un crime et comme une « maladie mentale contagieuse ». Dans le même temps, une mystérieuse vague d’intoxications à l’alcool frelaté fait des dizaines de morts.
Des courriels d’un agent secret émirati montrent l’embarras d’Abou Dhabi sur le traitement par les médias de deux femmes emprisonnées arbitrairement : la princesse Latifa al-Maktoum, fille de l’émir de Dubaï, mais aussi une simple étudiante qui avait été soutenue par l’ONU.
L’assaut de l’armée israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine a fait douze morts côté palestinien et un soldat israélien a été tué par balle. L’aboutissement d’un affrontement inévitable entre un gouvernement israélien extrémisé et une jeunesse palestinienne radicalisée.
Alors que huit Palestiniens ont été tués dans un nouvel assaut de l’armée israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine ce lundi 3 juillet, Mediapart a rencontré Philippe Lazzarini, le patron de l’UNRWA, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens.
Le récent transfert de l’actuel Ballon d’or, Karim Benzema, dans un club de football saoudien éclaire les ambitions du prince dirigeant Mohammed ben Salmane. Derrière l’apparente volonté d’éclipser les crimes de son régime et d’acheter sa respectabilité sur la scène internationale, MBS veut surtout diversifier son économie, encore très dépendante des revenus pétroliers.
Début mars, l’Arabie saoudite et l’Iran annonçaient la reprise de leurs relations diplomatiques après une décennie d’hostilités. Avec le recul, les bénéficiaires de ce rapprochement sont aussi la Chine, qui l’a organisé, et la Syrie. Le plus gros perdant est Israël.