L’économie israélienne contemporaine s’est construite autour d’un élément central, la défense. Il en découle logiquement que la guerre elle-même devient un pan d’une économie militarisée.
Les crimes du Hamas ne peuvent plus être pensés sans ceux commis par Israël à Gaza, dont les ramifications sont multiples. La destruction du peuple gazaoui, sans réponse internationale à la hauteur, est aussi celle des principes affichés par les démocraties libérales et leur allié israélien.
L’ancien premier ministre israélien revient, dans un entretien pour Mediapart, sur le 7-Octobre, le plan Trump et la situation politique israélienne. Il se défend d’avoir affirmé qu’il ne pourrait jamais y avoir de « partenaire » côté palestinien.
L’histoire n’a pas commencé il y a deux ans. Mais pour la droite israélienne, l’événement a permis de relancer fortement le vieux projet d’effacement des Palestiniens et la destruction de leur mouvement national.
L’acceptation sociale de l’ignominie commise à Gaza n’est qu’une nouvelle preuve de la propension du vernis de civilisation et d’humanité à craquer par temps de guerre. Mais elle résonne d’autant plus dans un pays fondé sur la mémoire d’un génocide.
Renouant avec le pluralisme, la Syrie a connu dimanche ses premières élections libres depuis la chute de la dictature des al-Assad. Il ne s’agit que d’un scrutin indirect, et le président al-Charaa doit encore nommer un tiers des députés.
Pendant que l’État hébreu retrouve de l’espoir pour ses otages, les Palestiniens citoyens d’Israël ou résidents de Jérusalem-Est voient dans l’application possible du « plan Trump » à la fois un soulagement et un renoncement. Reportage.
Le mouvement islamiste palestinien a fini par accepter le plan de Donald Trump mais demande à négocier en amont de la libération de tous les otages israéliens. Il exige également de continuer à faire partie du paysage politique.
Quarante des quarante-quatre navires ont été interceptés par la marine israélienne ou semblent en passe de l’être, selon le système de surveillance de la flottille pour Gaza, alors que les organisateurs ont déclaré avoir perdu le contact avec plusieurs bateaux.
En vingt points, le président des États-Unis promet de mettre fin à la guerre à Gaza, sans calendrier de retrait israélien et avec une gestion sous tutelle étrangère de l’enclave palestinienne. Il a reçu le soutien du premier ministre Benyamin Nétanyahou.
Il y a vingt-cinq ans, le 30 septembre 2000, Mohammed al-Dura mourait dans les bras de son père, tué par des balles israéliennes, derrière un cylindre de béton, à un carrefour de la bande de Gaza. Ce père, Jamal al-Dura, vit toujours dans le camp d’Al-Bureij. Mediapart a pu le joindre et l’écouter.
La Maison-Blanche a mis sur la table une proposition en 20 points qui prévoit un arrêt immédiat de la guerre à Gaza, accompagné d’un retrait par étapes des forces israéliennes et une libération des otages dans les 72 heures suivant le feu vert d’Israël.
Après le feu vert du Conseil de sécurité, l’économie de la République islamique est de nouveau frappée de plein fouet par de sévères restrictions. Celles-ci vont encore renforcer le camp « ultra », à l’heure où se dessine un tournant nationaliste du régime.
Un mode de scrutin indirect complexe, mis en place durant l’été par le président Ahmed al-Charaa, prévoit l’élection de 210 députés le 5 octobre et la nomination de 70 autres. Un système « ni pleinement démocratique, ni totalement autoritaire », qui ne décourage pas les candidatures.
Le journaliste et traducteur Ibrahim Badra décrit les ravages commis par les robots explosifs de l’armée israélienne dans sa conquête de la ville de Gaza. « Un chantage sans début ni fin, sans intrigue ni logique. »