Dans un rapport publié jeudi, Human Rights Watch accuse Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans trois camps de réfugiés palestiniens vidés de leurs habitants depuis janvier. Mediapart s’est entretenu avec l’autrice principale, Nadia Hardman.
Plus de mille Palestiniens ont été tués en deux ans en Cisjordanie, un territoire occupé par Israël depuis 1967. Jamais, en près de vingt ans, l’ONU n’avait enregistré autant d’attaques de colons israéliens qu’au mois d’octobre. Reportage au sud de Naplouse.
La sociologue Lætitia Bucaille, autrice de « Gaza, quel avenir ? », examine les obstacles au plan Trump pour l’enclave palestinienne. Elle souligne combien le 7-Octobre et la guerre menée par Israël ont fait entrer tous les acteurs du conflit dans une ère nouvelle.
Ce plan prévoit en particulier le déploiement d’une force internationale dans l’enclave palestinienne. La composition de cette force n’est pas évoquée. La question d’un État palestinien figure dans le texte mais Israël a redit son opposition. La Russie et la Chine se sont abstenues.
Le cessez-le-feu à géométrie variable est un leurre supplémentaire, souligne la journaliste et poète Nour Elassy dans sa chronique. Il permet à Israël de gagner du temps, tandis que la diplomatie cautionne le mensonge.
Le journaliste et traducteur gazaoui Ibrahim Badra interpelle une nouvelle fois la communauté internationale, son silence, sa complicité. « Si vous voulez nous tuer, faites-le d’un coup », écrit-il, alors qu’il ne croit guère aux chances du cessez-le-feu.
Relâchés de la prison d’Evin après une lourde condamnation, les deux Français restent assignés à résidence à Téhéran, tandis que la République islamique s’emploie à désigner la France comme un pays qui pratique la prise d’otages.
Le cessez-le-feu signé il y a presque un an entre le Liban et Israël a remis en lumière la vieille question de la souveraineté de l’État libanais. Entre frappes et occupation israéliennes et difficulté à obtenir le monopole des armes, le pouvoir central semble toujours aussi faible.
Depuis février, au moins une centaine de femmes ont été kidnappées dans les régions de Lattaquié et de Tartous, où vivent la majorité des Alaouites du pays. Certaines sont revenues, d’autres ont disparu sans laisser de traces. Aucun ravisseur n’a été arrêté.
La population de la bande de Gaza a cru en la fin de la guerre génocidaire. Ces espoirs, douchés par les attaques israéliennes dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre, aggravent le traumatisme dont elle souffre. Entretien avec Fadel Afana, psychiatre gazaoui.
L’armée israélienne dit avoir visé « des dizaines de cibles terroristes » dans ces attaques, qui ont coûté la vie à 46 enfants, selon le ministère de la santé de l’enclave. L’Etat hébreu accuse le Hamas d’avoir visé ses soldats.
Les frappes interviennent deux heures après que Benyamin Nétanyahou a accusé le Hamas de ne pas respecter l’accord de trêve en ne remettant pas les dépouilles des otages.
Malgré la guerre, les sanctions, la corruption et la déliquescence de l’économie syrienne, le géant français du transport maritime a maintenu l’exploitation du terminal de conteneurs de Lattaquié. En mai, sa longévité a été récompensée et son contrat prolongé pour trente ans.
Près de 2 000 personnes, en majorité des Druzes, ont été tuées lors de sanglants affrontements dans le sud de la Syrie, en juillet. Depuis, le poison de la division se répand.
Deux semaines après la signature du cessez-le-feu, l’amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste ténue. Pendant ce temps, l’administration Trump s’agite pour faire avancer le douteux plan de paix du président américain.
Les derniers otages israéliens, libérés le 13 octobre, décrivent des conditions très dures et des dangers pour leur vie venant non seulement de leurs gardiens, de la faim imposée à Gaza et des bombardements, mais aussi de la politique menée par Israël.