Un peu plus de deux mois après la signature du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le passage à la deuxième phase d’une sortie de guerre est évoqué. La première, cependant, est loin d’avoir tenu toutes ses promesses. L’hiver s’ajoute à toutes les détresses, tandis qu’Israël grignote le territoire.
Le président des États-Unis a déclaré que le groupe État islamique était visé par de « très lourdes représailles » en Syrie, après une attaque qui a coûté la vie il y a près d’une semaine à deux militaires américains et un interprète.
Dans un rapport publié le 11 décembre, l’ONG accuse pour la première fois la branche armée du Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et ensuite. Il y a un an, elle assurait qu’Israël commettait un génocide dans la bande de Gaza.
Dans la Syrie en transition, les révolutionnaires d’hier sont aux premiers rangs de la reconstruction du tissu social et politique. Malgré l’immensité de la tâche et les profondes divisions, beaucoup se voient comme les sentinelles d’un renouveau qu’ils espèrent démocratique.
Depuis la fin de la dictature, le président intérimaire Ahmed al-Charaa a consolidé son pouvoir. S’il peut se targuer de certains succès, le pays reste confronté à des défis économiques et sécuritaires.
Mi-novembre, 96 patients palestiniens et leurs accompagnateurs, coincés à Jérusalem et Tel-Aviv depuis deux ans, sont retournés à Gaza de leur plein gré. Ceux qui restent se languissent des leurs mais savent qu’ils seraient déjà morts s’ils étaient restés dans l’enclave dévastée.
Accusé de corruption, Benyamin Nétanyahou a sollicité dimanche une grâce présidentielle. L’opposition exige sa démission, l’accusant de détruire les institutions. Malgré ses divisions, le pays fait cependant bloc derrière son armée, accusée de crimes de guerre et de génocide.
Même si les crimes internationaux de l’État hébreu n’ont pas provoqué de sanctions à leur hauteur, ses stratèges craignent de voir la cause israélienne « ringardisée » auprès de ses soutiens historiques. Riyad, puissance rivale du Golfe, parvient davantage à diversifier ses partenariats.
Des soldats israéliens ont été filmés tuant deux Palestiniens à bout portant alors qu’ils venaient de se rendre. Cette exécution sommaire illustre la déshumanisation des Arabes dans la société israélienne, galvanisée par l’extrême droite au pouvoir.
L’armée et la police israéliennes disent examiner les circonstances dans lesquelles deux Palestiniens ont été abattus lors d’une opération à Jénine, jeudi, alors qu’ils étaient apparemment en train de se rendre. L’Autorité palestinienne dénonce une « exécution sommaire ».
Les soldats israéliens mènent un raid entre Naplouse et le nord de la vallée du Jourdain, assiégeant notamment la ville de Tubas. Cette offensive s’inscrit dans la suite de celles menées à Jénine et Tulkarem, où l’armée israélienne est accusée de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Le journaliste et chroniqueur Ibrahim Badra dénonce l’hypocrisie d’une trêve au cours de laquelle des Palestiniens sont encore tués par Israël, et des quartiers entiers visés par des bombardements. « Le cessez-le-feu n’est qu’un délai accordé dans le processus d’exécution », écrit-il.
Haitham Ali Tabatabai avait été promu chef militaire du Hezbollah après la mort des principaux responsables militaires du mouvement durant la guerre avec Israël. C’est le plus haut responsable du Hezbollah à être tué depuis le cessez-le-feu.
Les autorités de Damas, qui font face à des attaques sporadiques de l’organisation djihadiste, ont intégré la coalition internationale qui la combat. Les militaires états-uniens ont reconnu avoir mené « plus de 22 opérations » contre l’EI sur le sol syrien.
Dans un entretien à Mediapart, l’anthropologue israélienne Maya Wind met en évidence le rôle stratégique et systémique des universités dans les crimes d’apartheid israéliens et le projet colonial sioniste. De quoi fournir des arguments aux défenseurs du boycott académique.
Jeudi 20 novembre ont eu lieu les obsèques de treize jeunes, tués deux jours plus tôt par un bombardement israélien. Au nom d’une opération contre la présence du Hamas au Sud-Liban, il s’agit d’un des pires bilans humains depuis qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur il y a un an.