Dans l'affaire Charlie Hebdo, les accusateurs de Siné rappellent un précédent de 1982 qui valut au caricaturiste une condamnation pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale. Cet épisode judiciaire est avéré et les propos qui furent alors sanctionnés sont antisémites. Mais les circonstances particulières de cette condamnation ne sont jamais rappelées : Siné fit une lettre d'excuses où il s'accablait lui-même et l'avocat de la Licra, Me Bernard Jouanneau, lui répondit publiquement en la qualifiant de «page du cœur». Mediapart a retrouvé ces deux textes que, depuis le début de l'actuelle polémique, aucun média n'avait recherchés.
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