Son ancien parti, «Ennahda», est autorisé en Tunisie, ses compagnons d'exil se présentent aux élections d'octobre. Mais malgré la révolution de janvier, Salah Karker reste assigné à résidence en France. Ex-islamiste poursuivi par le régime, Karker est considéré depuis 1993 par l'Etat français comme une menace «pour la sûreté de l'Etat et la sécurité publique». Victime en 2005 d'un grave accident vasculaire cérébral, il est pourtant très affaibli. Une situation ubuesque, qui rappelle la proximité entre la Tunisie de Ben Ali et la France.
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