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Mar.30 septembre 201430/09/2014 Dernière édition

Malgré des faux, la justice refuse d'être prise en défaut

|  Par Michaël Hajdenberg

L'administration pénitentiaire reconnaît avoir grossièrement trafiqué la demande de mise en liberté d'un détenu. La Cour de cassation n'a pas pour autant jugé que celui-ci devait être libéré. Explications.

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Plutôt que d'avouer des fautes, la justice préfère parfois couvrir des erreurs: Rhalid Alouache affirme en être la preuve. Cet homme de 30 ans est toujours détenu à la maison d'arrêt de Luynes alors que selon son avocat, Thomas Bidnic, il devrait aujourd'hui dormir dehors.

Non pas parce qu'il est innocent: il l'est peut-être, il le prétend. Mais parce que les actes de l'autorité judiciaire, défectueux, auraient dû conduire à sa libération en attendant qu'il soit jugé pour importation illicite de stupéfiants en bande organisée. Or la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire du pays, a confirmé lors d'une décision rendue le 13 octobre qu'il devait rester en prison. Scandalisé, l'avocat de Rhalid Alouache a décidé de ...

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