Sommaire du journal
- Union européenne: l’échec et le ridicule
- Le rappeur Hamé et la «partouze patriotique»
- Identité nationale: Fillon fait taire Besson
- Botul vertigo pour BHL
- L’affaire qui a fait tomber Gaston Flosse
- Les Verts: en avant vers l'«Opni» d'ici la fin de l'année
- Iran: l'opposition se radicalise pour l'anniversaire de la révolution
- Le cercle trop restreint des conseillers d'Obama
- Ukraine: élisons Andreï Kourkov président!
- A Antibes, un collège teste les manuels numériques (2/5)
Presse: Mediapart quitte les «états généraux»
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Mediapart aura finalement participé aux « états généraux » de la presse. Durant dix-sept minutes! Avant de se retirer d'une procédure qui se confirme être au mieux un jeu de dupes, au pire une menace pour l'ensemble de nos métiers. Nous avions, dès le 13 octobre, fait part de notre inquiétude sur cette initiative présidentielle inédite, consistant pour le pouvoir – le chef de l'Etat et son cabinet – à remodeler ce qu'il est convenu d'appeler « le contre-pouvoir ».
Dans une « lettre ouverte aux états généraux » (à lire en cliquant ici), la rédaction de Mediapart s'inquiétait de cette « procédure monarchique » : « C'est le président de la République qui, seul, décide, choisit, arbitre. Ainsi le pouvoir exécutif s'arroge sans partage le droit de décider ce qui sera bon pour ceux qui, dans ce pays, font profession d'informer. »
Le 1er octobre, veille de l'ouverture de ces états généraux par le président de la République, Bruno Patino, actuel directeur de France Culture, nous invitait à intégrer l'un des quatre groupes d'études créés par l'Elysée et dont il se voyait confier la présidence, groupe intitulé « les nouveaux modèles de la presse face au choc d'Internet ».
Fallait-il y aller ? Oui, bien sûr, pour simplement porter devant ce groupe nos interrogations et nos inquiétudes. Certains, tel par exemple Claude Soula, du Nouvel Observateur, ont cru dans un raccourci audacieux y voir une contradiction (lire son billet de blog du 17.10 en cliquant ici).
Nous avons donc accepté et préparé la première réunion de ce groupe qui s'est tenue ce jeudi matin, à 9 heures, rue de Babylone, à Paris, dans une annexe du ministère de la culture. La veille, nous avions adressé aux vingt-neuf membres de cette commission quelques remarques et demandes sur l'ordre du jour (liste complète des membres sous l'onglet "Prolonger").
Nous soulignions tout d'abord l'opposition d'une partie de la profession face à l'initiative présidentielle :
« La prise en main directe de ces états généraux par la plus haute autorité de l'exécutif, en l'occurrence le président de la République, assisté de sa conseillère spéciale, Emmanuelle Mignon, et de plusieurs membres de son cabinet, a causé une vive inquiétude dans une partie de notre milieu professionnel.»
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Transférer la tutelle au Parlement
Nous poursuivions: « Le Forum des sociétés de journalistes (il représente 27 rédactions) a finalement décidé de ne pas participer à ces réunions. Plusieurs dirigeants de médias – Denis Olivennes du Nouvel Observateur, Edwy Plenel du site d'informations Mediapart, Daniel Schneiderman du site Arrêt sur images – ont exprimé à des degrés divers leurs réserves qui vont d'un franc scepticisme à une opposition radicale. D'anciens dirigeants – tels Jean-François Kahn, fondateur de Marianne, ou Alain Genestar, ex-directeur de Paris Match –, des observateurs avisés – tel Bertrand Pecquerie, directeur du World Editors Forum – ont fait de même. Enfin, une large partie de la « blogosphère » conteste et critique la procédure mise en œuvre.
« Tous s'inquiètent ou s'indignent de voir la nécessaire réforme de ce qu'il est convenu d'appeler le "contre-pouvoir" laissé à l'appréciation du seul pouvoir. Le discours du président de la République du 2 octobre, avec un recours fréquent au "je" (53 fois) et un engagement flou – "J'écouterai ce qui sera dit" –, a causé un émoi certain. Emoi que partagent plusieurs membres des quatre commissions décidées par la présidence de la République, des représentants de certains titres et des syndicalistes, par exemple. »
Nous proposions ensuite de « sortir par le haut » de la situation ainsi créée en demandant à cette commission de se prononcer par vote :
« Il semble donc indispensable, puisque nous sommes dans une procédure baptisée "états généraux", de procéder à une consultation préalable de nos membres. J'ai ainsi demandé au président de notre groupe, Bruno Patino, de bien vouloir, dès ce jeudi, à l'issue de son introduction, soumettre au vote de notre commission les trois résolutions suivantes. Elles me semblent à même d'assurer la sérénité de nos débats et de permettre à chacun d'y participer.
Résolution 1- La présidence de la République confie à la commission des affaires culturelles et sociales de l'Assemblée nationale, en liaison avec le groupe d'études sur la presse de l'Assemblée, le soin de poursuivre l'organisation des « états généraux de la presse ». Il lui reviendra à l'issue des débats d'élaborer une ou plusieurs propositions de lois, et de soumettre au gouvernement les mesures réglementaires nécessaires, en tenant compte des propositions issues des états généraux.
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Pas de débats publics
Résolution 2- Chacune des quatre commissions créées pour ces états généraux de la presse doit assurer en son sein une représentation équitable des trois acteurs suivants : les sociétés de journalistes ; les associations, sociétés ou collectifs de lecteurs ; les blogueurs les plus représentatifs des débats et tendances qui animent actuellement le web.
Résolution 3- L'intégralité des débats en commission est publique. Ces débats peuvent être retransmis par tous ceux qui le désirent et par tous les moyens jugés nécessaires (texte, images et sons). »
Nous rappelions enfin le fâcheux précédent de la commission Copé sur la réforme de l'audiovisuel public, dont les suggestions furent écartées par l'Elysée. Pire, c'est en s'abritant derrière ses travaux que le président de la République a décidé de faire régresser la télévision publique en télévision d'Etat, en annonçant qu'il nommera lui-même, directement, le président de France Télévisions (lire sous l'onglet "Prolonger" l'intégralité de notre texte).
Mercredi en fin d'après-midi, Bruno Patino a répondu à notre mail. « Nous avons choisi de transmettre aux personnes en charge de la coordination et de l'organisation des états généraux », nous dit-il, reconnaissant qu'il ne pouvait être décisionnaire quant à l'organisation de l'ordre du jour de sa commission et de ses procédures de fonctionnement.
Dans ce même mail, il écarte la possibilité d'un recours au vote : « Notre pôle n'est en aucun cas une instance représentative. Il n'est donc appelé ni à voter des motions, ni à prendre des décisions mais, plus simplement, à faire des recommandations » (lire sous l'onglet "Prolonger" l'intégralité de ce mail).
Mercredi, toujours, nous avons également demandé à Nicolas Princen, conseiller de Nicolas Sarkozy et rapporteur de cette commission, l'autorisation de filmer sa première réunion. Réponse négative, énoncée en ces termes : «Il a été décidé qu'on ne filmerait pas les séances plénières des réunions de travail, pour la bonne et simple raison qu'il y a parmi les intervenants, des consultants qui vont faire des présentations dont le contenu est d'habitude commercialisé. Nous avons donc décidé de ne pas diffuser ni filmer toutes les réunions plénières internes. En revanche, à la suite de ces réunions, libre à vous de faire des interviews des participants.»
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Une initiative de Mediapart avec vous, lecteurs!
Pas de publicité des débats, donc. Ou plutôt une communication sous contrôle : jeudi, nous avons pu découvrir que des étudiants de l'école de journalisme de Sciences Po – école que préside justement Bruno Patino ! – étaient dans la salle pour un simili « live-bloging » fort policé. Pour d'autres commissions, par exemple celle présidée par Bruno Frappat, nous avons eu droit à ce jour à de splendides communiqués en langue de bois (à lire en cliquant ici).
Cette première réunion a donc débuté à 9h10. Introduction de Bruno Patino, énoncé de l'ordre du jour. Un bref temps de parole nous a ensuite été accordé. Qu'avons-nous dit ?
1. Qu'un grave problème de représentation se posait : absence des sociétés de journalistes ; absence des lecteurs ; absence des blogueurs, ceux-là mêmes qui ont bouleversé nos pratiques professionnelles ces dernières années !
2. Que nous ne pouvions accepter que des débats d'« états généraux » ne soient pas publics.
3. Que le caractère non représentatif de notre commission n'empêchait nullement un recours au vote. Que ce vote permettrait au contraire d'arbitrer entre de graves désaccords : pas seulement sur la nature de ces états généraux présidentiels, mais aussi sur les stratégies éditoriales, industrielles, publicitaires suivies par les différents acteurs.Membre de cette commission, la députée socialiste Aurélie Filippetti (Moselle) est ensuite intervenue pour souligner « les problèmes posés par cette procédure », les risques « d'instrumentalisation ou de manipulation » et rappeler, elle aussi, les mésaventures de la commission Copé.
Bruno Patino a pris acte de nos remarques, tout comme Marc Tessier, vice-président de la commission. Plusieurs journalistes présents, Laurent Joffrin, directeur de Libération, Pierre Haski, directeur de Rue 89, Frédéric Filloux, ancien directeur de 20 minutes et représentant du groupe norvégien Schibsted, Michel Delberghe, journaliste au Monde et syndicaliste CFDT, ou Eric Marquis, représentant du SNJ, ne sont pas intervenus. Nous avons alors choisi de quitter la salle. Il était 9h27. Nous venions de perdre un quart d'heure.
Loin de ces coteries où l'influence et l'opacité tiennent lieu de procédures, Mediapart poursuivra à sa façon ses états généraux sur la presse. D'ores et déjà, nous prévoyons une initiative pour la fin du mois de novembre. D'ici là, n'hésitez pas à participer à notre édition participative « Etats généraux, le off » (cliquer ici pour y accéder). C'est avec vous, lecteurs, abonnés, professionnels, que nous pourrons repenser une presse pluraliste, libre, indépendante.
L'intégralité de notre mail du 22 octobre aux membres de la commission: c'est ici.
La réponse du président de cette commission, Bruno Patino: c'est ici.
Notre "Lettre ouverte aux états généraux": c'est ici.
Un article de Bertrand Pecquerie, directeur du World Editors Forum: c'est ici
Le communiqué du Forum des sociétés de journalistes, refusant de participer aux états généraux: cliquer ici.
Crise de la presse: rapports, documents, enquêtes, l'essentiel d'une bonne documentation: cliquer ici.
Notre édition participative "états généraux, le off": cliquez ici.
Un billet d'Edwy Plenel: sur elysee.fr, petit exercice de servitude volontaire: c'est ici.
Deux entretiens publiés par Mediapart:
Pierre Rosanvallon: "Un journal doit produire des révélations". C'est ici.
Jacques Bouveresse: "La presse doit résister à la soumission ". C'est ici.
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"Il a été décidé qu'on ne filmerait pas les séances plénières des réunions de travail, pour la bonne et simple raison qu'il y a parmi les intervenants, des consultants qui vont faire des présentations dont le contenu est d'habitude commercialisé. "
ça y est c'est clair. Les raisons d'argent sont supérieures aux raisons démocratiques. C'est foutu. On va vraiment l'avoir la dictature. Bravo à tous les clairvoyants qui voyaient dans ... un grand homme.
Merci Bernard Tapie
Merci Max Gallo
Merci Alain Minc
Merci Jacques Séguéla
Merci Michel Charasse
Merci Eric Besson
Merci Eric Woerth
Merci Doc Gynéco
Merci Carla Bruni
Merci Chirac
Merci Giscard
Merci Balladur
Merci Pasqua
Merci Peretti
Merci Christian Clavier
Merci Johnny
Merci Mireille Matthieu
Merci Bigard
Merci TF1
Merci Bouygues
Merci France 3
Merci PPDA
Merci Chabot
Merci Field
Merci Askolovitch
Merci à tous.
Signé:
Les générations sacrifiées à votre stupidité et à votre inhumanité bouffie d'orgueil et d'autosatisfaction
Merci à tous les députés PS , Verts et autres soit-disant d'opposition qui votent les lois d'un gouvernement de l'identité nationale : ce n'est pas un compromis, c'est de la compromission
bonjour
pourquoi uniquement les "ceux" d'opposition et rien sur les "ceux" de droite soutenant le pouvoir en place??? Sont-ils antidémocrates par définition ou génétiquement parlant (et donc non concernés, au sens large-ie équivalent à des godillots- par le problème des médias) pour que vous ne les citiez pas dans votre juste colère???
chris
Euh, regardez bien la liste...
Votre article très instructif n'aurait-il pu être diffusé sur votre blog pour être accessible au plus grand nombre.
Y a t il d'autres participants qui ont quitté la séance.
N'est ce pas le moment de "faire du bruit" autour de cette mascarade. Il est vrai que vos confrères qui participent sans prendre la parole et en se faisant pour l'instant "tout petit" ne seront sûrement pas un relais fiable pour dénoncer ce qui se passe au sein de ces "Etats Généraux". Et sans la presse !....
Chers tous,
L'article de François Bonnet est en accès libre – c'est ce que symbolise le petit cadenas ouvert. Comme il s'agit là d'une prise de position importante de Mediapart, fondatrice de son identité, nous avons pensé qu'il fallait la publier dans le Journal. Cela n'empêche pas que c'est accessible à tout lecteur, abonné ou non. Et que vous pouvez donc, c'est même recommandé, signaler massivement cet article.
Merci pour votre réponse Edwy Plenel. C'est vrai le petit cadenas a un sens mais c'est un signe réservé aux initiés. Je suggère que chacun utilise de petit rectangle rouge en bas de l'article pour diffuser celui ci aux relations et amis.
Pouvoir et contre-pouvoir entre les mains d'un seul individu : de la justice à l'éducation en passant par la presse et la pratique du pouvoir l'actuel président veut transformer le pays en une Corée du Nord bis. L'initiative de Mediapart sera la bienvenue.
Compte tenu que les pétitions ne servent pas à grand chose, je suggère une campagne pour un jour (ou plus) de grève nationale des lecteurs des journaux dont les responsables participant aux Etats Généraux ne remplissent le rôle que sont en droit d'attendre leurs lecteurs. Ne pas acheter ces journaux en kiosque (pour les abonnés !!! peut être envoyer mails et courriers aux rédactions.). Comment diffuser cet appel : blog etc... Créer une coordination de lecteurs. Bref faire du bruit pendant qu'il est encore temps !
Dommage qu'il n'y ait aucun recours démocratique pour demander la destitution de N.S. pour mise en danger de la démocratie et mis à mort lente de notre identité pour faire de la France une pale copie ratée des USA.
Notre pays fait un retour en arrière de plusieurs siècle sous des faux prétexte de progrès. L'art et la manière de se foutre de notre gueule en somme.
A l'instar des cafards, ils agissent dans le noir. Alors ils ne faut pas s'étonner si vous ne pouviez pas enregistrer en audio et/ou vidéo cette rencontre. Ainsi, tout ce que vous pourriez en décrire pourra s'il le faut être contesté en clamant le mensonge de votre part ou la déformation de l'information ou une volonté partisane de nuire au président voire même (ils en sont capables et l'ont déjà fait) la non compréhension de ce qu'ils veulent vraiment faire (en prétextant que peut-être, encore une fois, ils ont mal expliqués) .
La parole s'envole mais la vidéo reste... rait une preuve de votre honnêteté et de leurs magouilles anti-démocratique
Merci !
Nous sommes de plus en plus nombreux à demander ouvertement la damnation au oubliette du petit N.S.
Il y a tres peu d immigres premiers de la classe, les abrutis d outre atlantique jouant aux apprentis sorciers avec la planete, le demontrent tous les jours, notre Nicolas avec sa rage de reussite et de gloire lumineuse cachant une frustration propre aux paumes deracines (pas necessairement individuelle mais tres souvent collective) suit cette logique a la lettre, Rachida ex "executive" a Londres et nanti d une rage de reconnaissance drappee de Dior, Cardin, et faisant la premiere page pour conjurer une anonymite, qui , chez ces gens la ,est synonyme de mort virtuelle, Lagarde Ex "executive" dans un cabinet de Chicago, language de derniere de la classe, contradictions, premiere page des magazines glaces,drappee de Hermes, sentant le Givenchy. et tous les autres dont le prince et l empereur lui meme, pas vraiement des premiers de la classe en regardant les resultats, ils on un besoin violent de se mettre en scene et une presse independante investigative, et surtout rationnelle ecrivant en francais les rends fous et dangeureux, ils sont en train de creuser un trou profond dans lequel ils vont forcement tomber, entrainant avec eux un pays tout entier ...
Merci pour la rapidité de la mise à notre disposition du compte-rendu des évènements de ce matin !
Il est tout à votre honneur d'avoir quitté cette réunion, vos propositions me paraissant, de mon point de vue, tout à fait cohérentes et légitimes.
Il faut donc ouvrir un contre-feux, devenu indispensable !
En tant que lectrice, indignée par ce hold up de l'information par le pouvoir de l'argent et des intérêts de la classe dominante, je me tiens prête à me mobiliser et soutiendrai toutes les initiatives allant dans ce sens !
Il est temps cette fois d'imposer des vrais états généraux !
Où, quand et avec qui ?
Ce n'est pas simplement des états généraux de la presse qu'il faut imposer.
Mais la façon simple et honnête des Français à vouloir accepter, une autre façon d'être dirigé.
Le fait d'avoir rendu les Français "INALPHABÉTE" semble vouloir permettre à N.S. toutes les impostures.
Merci à MEDIA PART de porter la culture et l'information devant les Français. Je vous soutient et suis prêt à vous aider.
Itou
un peu de modestie, d'autocritique , moins d'autosatisfaction et de corporatisme seraient bienvenu et qui sait porteur de lecteurs ..........décidément la ligne éditoriale de médiapart est trés négative et plus encore destructrice .
...Et aussi un peu de recul et de sens critique. Que Mediapart participe soit à la brosse à reluire sarkozienne, soit au récit people de la France glamour, et il ne fait aucun doute que sa ligne éditoriale ne sera plus ni "négative" ni "destructrice"...
T'as raison. Et comme ça, Plenel pourra finir conseiller personnel du grand homme à talonnettes, comme tous les fossoyeurs consciencieux de la démocratie. Heureusement pour nous, il n'en prend vraiment pas le chemin. Au fait qui est ce qui vous paye pour écrire ça ?
????????
Yo no comprendo "le grand hommes à talonnettes"! Fanfan la tulipe?
Il y a tellement de "béni oui oui" dans la presse que l'on ne peut que se féliciter de la position de Médiapart qui permet, encore, un peu de pluralité nécessaire aux pays démocratiques. Le fait de défendre la liberté de la presse, qui en fait revient à défendre le citoyen, serait un posture de corporatisme à vos yeux. La presse collabo sous l'occupation vivait très bien, les journalistes étaient sûrs de leur emploi mais le citoyen n'y trouvait pas son compte. Au fait il serait intéressant de savoir avec plus de détails ce qui ne vous plait pas dans la position et les propositions de Médiapart ?
Rendre les débats publics ? Faire participer les lecteurs et blogeurs ? quoi encore ?
La question de Dominique Gautier à Catie, "Au fait il serait intéressant de savoir avec plus de détails ce qui ne vous plait pas dans la position et les propositions de Médiapart ?", est tout à fait pertinente. Par contre les attaques des autres commentateurs me semblent déplacées, comment peut-on prétendre à la liberté de la presse (donc à la liberté d'expression) et brocarder ainsi quelqu'un qui ne pense pas comme vous?
En complément j'invite Catie à lire attentivement les documents mis en ligne sous l'onglet "prolonger". A leur lecture il semblerait que Médiapart ne soit pas seul à contester l'organisation de ces Etats Généraux.
@ catie , ah bon et pourquoi vous payez 9 euros par mois, faut acheter le Figaro tous les jours c est plus cher, et la, il y a une ligne editoriale, mais peut etre que les 9 euros viennent de nos impots du temps du SAC on en a vu d autres......
@Catie
Nous sommes sur un des sites web révolutionnaires avec la Télélibre, l'Arrêt sur Images, etc..- faire vivre des médias de qualité, de réflexions, indépendants, libres, véritables contre-pouvoirs, rien qu'avec l'abonnement des participants-. Dan la presse écrite, le Canard Enchainé se porte bien, je crois !
Alors pourquoi sommes-nous là ? On veut résister au rouleau compresseur qui est devant nous. Nous sommes minuscules - voir ridicules - devant cette puissance colossale (voir mon billet sur la Résistance, j'ai même mis de Gaulle avec nous avant que notre Omniprésident nous le vole). Alors, j'ai changé mes habitudes, je me serre la ceinture et je paie tous ces médias. Sans nous, il n'y a plus rien - que de la bouillie pour animaux (billet Pays des Bêtes).
Alors faire du consensuel, de la modestie, de l'autocritique pour avoir plus de lecteurs, c'est se méprendre. Renier son idéal, serait se suicider. Certes, il y a quelques emportements comme Chrisreal ou comme moi. Et Alors ? Est-ce que l'on va chipoter ? Beaucoup de participations me font sourire et quelques fois rire comme Art Monika.
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Oui il faut faire quelque chose:
-états généraux parallèles et indépendants de ceux qui sont en désaccord
-jour de grêve des lecteurs (mais pour les abonnés...)
Voila 2 bonnes idées que je viens de lire..
Moi je peux faire la grêve pour tous mes achats de journaux autres que Siné Hebdo, et même je peux ne plus regarder les info et émissions politiques à la télé.
Il faudrait battre le rappel.
...j' ajoute que pour ce qui est de Laurent Joffrin, sa sincérité m' inspirait quelques doutes.
Son absence d' intervention ici est pour moi une confirmation d' un double-jeu;
Il fallait s'attendre à ce que l'esprit de "Je", l'omni", présidât la destinée de ces états généraux !!
Qu'adviennent les vrais états généraux que nous voulons avec vous!!
Quelle est l'adresse mail officielle de NS afin que chaque lecteur de Mediapart lui fasse part de sa façon de penser ?
Je ne vois qu'une vrai grève pour la défense de la démocratie ; les juges commencent à se rebeller contre leur ministre, les militaires ont déjà fait part de leur mécontentement, pourquoi pas les citoyens ? Beaucoup de ceux qui ont voté pour lui révisent actuellement leur jugement. Ce ne sont pas les gesticulations actuelles autour de contestables décisions liées à la crise financière qui vont changer quelque chose quant à leur opinion sur la personne.
Il est là le recours , Freuderic !
kairos
Les débats n'étant pas publics, peut-être auriez-vous dû rester en observateur et pour témoigner?
Les débats n'étant pas public, les journalistes ont-il le droit de participer en tant qu'informateur ?
Et ! en Tant qu'informateur est t'il possible d'enregistrer l'intégralité des débats.
Question que Média Part, pourrait poser à la commission.
Sa permettrait de clarifier complètement la situation.
Bien sur il faut faire quelque chose !!!!
Bien sur il ne faut pas laisser passer ce petit dictateur ( pardon le mot petit n'est pas autorisé sous peine d'être licencier)
Je suis plein de bonne volontés.
Pour moi la presse est le premier rempart à toutes liberté.
J'ai vue en avant première le film "dernier Maquis" J'ai pue poser des questions au réalisateur.
Ma question était " Pourquoi portez vous à l'écran autant de critique sans proposer aucune solution autre que la violence."
J'ai la même question à poser a notre dictateur en herbe : " Pourquoi ce cacher derrière un soit disant électorat pour engendrer une situation de blocage qui va engendrer la violence."
Le pouvoir qui organise le contre-pouvoir. Elle est bien bonne, celle-là !
Du pur totalitarisme. Un bouclage infernal. Et tous les registres sociaux sont concernés.
Vous en doutiez !
Ben non je n'en doutais pas.
Pourquoi ?
Je ne comprends pas tout : La télévision, totalement aux mains du pouvoir, endort déjà les Français tous les soirs avec sa propagande (peut être ce mot paraît-il trop fort aux habitués ? mais il ne l'est pas aux refusniks).
Les citoyens anesthésiés ne lisent plus, ou plus que des hebdomadaires illustrés et envahis de publicités… Que cherche donc ce pouvoir agité ?
Son emprise n'est-elle pas assez forte ?
La veut-il totale et ne risque-t-il pas de trop en faire ?
Le poil à gratter d'une minuscule presse indépendante lui est-il intolérable ?
En tout cas, on navigue de régressions sociales en financements extravagants des banques, de l'omni-présidence en dérives monarchiques… et tout le monde trouve cela très bien ?
On marche sur la tête !
bonjour
je recommande à tous les intervenants dont j'ai lu la prose au moment où je prends le mail, de relire 1984, histoire d'arrêter de jouer les vierges effarouchées (exception pour Kairos dont la contribution est pleine de bon sens)!!! Connaissant, à l'usage, un peu, les médiapartistes, vous ne me ferez pas croire que vous pensiez que ces Etats généraux sur la Presse, étaient destinés à une solution démocratique???? Si oui, réveillez vous, relisez 1984 (one more time) ou arrêtez de fumer la moquettte!!!
Et donc, moi je trouve que 17 mn c'est peu!!!!...la politique de la chaise vide n'amenant que peu de résultats positifs!!! Si vous y allez, il faut rester un maximum, histoire de pouvoir distiller un max d'informations à l'extérieur (base du métier) puis choisir le bon moment pour claquer la porte avec pertes et fracas (car à vous lire, il est évident que vous saviez à quoi vous seriez confronté!!!).
17 mn...c''est la satisfaction du devoir accompli (l'honneur est sauf), mais si sur le fond vous aviez raison, la forme me paraît un tantinet discutable!!
Maintenant, ce que j'en dis..........n'a pas plus d'importance que ces 17 mns perdues!!!
Chris
Bonjour Chrisreal,
Partir au bout de plusieurs jours ou plusieurs semaines comme l'on fait les socialistes membres de la commission sur l'audiovisuel public n'a rien changé. C'est bouclé d'avance. Seule une forte mobilisation des citoyens pourrait attirer l'attention et encore ... On ne peut pas toujours compter sur les autres pour tout faire.
Bien à vous
Cela me rappelle le dilemne devant lequel sont placés, par exemple, les délégués syndicaux. "Bon, cet accord est mauvais, il introduit un principe que nous réprouvons. Mais si nous ne le signons pas, la porte de la commission de suivi nous sera fermée. Nous n'aurons alors plus prise sur la réalité. Si on ne signe pas, peut-on faire confiance aux représentants des autres syndicats pour dresser un compte-rendu fidèle de ce qui s'y dit?"
En effet, si le niveau de mobilisation des citoyens/salariés est faible, c'est souvent le seul moyen d'avoir "prise sur la réalité".
PS : j'espère avoir rédigé mon commentaire de manière assez ambiguë pour semer la zizanie dans les deux camps...
"1984" est une fiction, certes bien inspirée. Mais on peut aussi lire "L'histoire d'un crime" où Victor Hugo raconte la prise du pouvoir par Louis Napoléon Bonaparte et sa bande. Il utilise ses propres observations ainsi que les informations que les témoins exilés sont venus lui confier à Bruxelles. A ma connaissance, cet ouvrage n'est pas édité séparément. On le trouve dans le volume "Histoire" des oeuvres complètes chez Robert Laffont, collection Bouquins.
!!! Chrisreal, je n'ai pas entendu de vierges effarouchées !!! Ni de personnes endormies après avoir fumé la moquette !!!
!!! Si c'est à Mediapart que vous reprochez la politique de la chaise vide, donnez-leur des conseils en direct !!!
!!! Mais ils ont dû y réfléchir, ils sont tous nés avant 1984 !!!
!!! Cela dit, j'approuve vos félicitations à Kairos !!!
!!! Quelle prosodie, ole !!!
bonjour (avec retard, désolé)
Puisque vous allez cherché l'Abbé d'Olivet, je sors mon joker favori....et donc:
« l’insupportable sottise des journaux anglais depuis1900 environ a eu deux causes principales. L’une est que presque toute la presse est aux mains d’une poignée de gros capitalistes qui ont intérêt au maintien du capitalisme et qui tentent donc d’empêcher les gens d’apprendre à penser. L’autre est qu’en temps de paix,les journaux vivent essentiellemnt des publicités pour les produits de consommation, etc…ils ont donc tout intérêt à maintenir un état d’esprit « le soleil brille » qui incitera les gens à dépenser leur argent. L’optimisme est excellent pour le commerce….il faut donc éviter que les gens sachent la vérité sur la situation politique et économique…. » G. ORWELL 7 avril 1944. Rien de neuf, donc, sous le soleil!!!
Ma réaction (choquante, peut être mais en rapport avec les réactions d'ici, qui, à mes yeux, sont trop convenues) est par exemple la même que les journalistes de Rue 89!!! Je ne prétends pas faire (ou donner) des leçons aux journalistes de Médiapart, qui, à mes yeux toujours, sont largement au dessus de la norme....je prétends, avec mes mots, réagir !!! that's all .
Quant aux vierges effarouchées, relisez à tête reposée (d'ici une semaine, par exemple), les réactions avant mon mail,.....franchement, vous ne trouvez pas que cela ressemble au bal des faux culs????!!!
Chris
Mais Chris, qui a dit que votre réaction était choquante ou que vous donniez des leçons aux journalistes de Mediapart ?
!!! Certainement pas moi !!!!
Vous avez le droit d'utiliser vos mots et votre prosodie, il ferait beau voir que quelqu'un vous en empêchât :-D.
Je plaisantais sur les vierges effarouchées, nada mas. Mais en fait, pour vous dire la vérité, j'ignore ce que sont ces bêtes-là.
Bien cordialement et sans rancune ???
Je présume qu'avant de quitter la salle MP a pris quelques accords avec des gens restés sur place pour rester informé, il serait dommage d'être aveugle au déroulement de ces Etats Généraux, fussent-ils de pacotille.
Cette attaque en règle contre la liberté de la presse et l'audiovisuel public est possible car la presse française est aux abois, elle est faible, narcissique, inféodée à ses certitudes ou soumises aux directives de son actionnariat. Mediapart est une bonne tentative pour sortir de ce schéma, même si ce site est malgré tout encore beaucoup trop normalisateur, mais on ne se défait pas de toute une culture simplement en créant un site participatif.
Médiapart avait publié il y a qq jours une info concernant plusieurs journaux qui déclarait ne pas vouloir se rendre aux états généraux.Bien sûr qu' il se doutait.
Les 17mn ont suffi pour nous donner un aperçu de "l'esprit" de cette rencontre. On voit bien dans quel sens tout cela s' oriente.
Un coup d' éclat précoce donne la mesure de la désapprobation.C est toujours un moment fort et symbolique.
Mais il va falloir trouver à réagir avec force et en nombre.... et sans naïveté.
Sarko a développé l' art de désamorcer, de sembler lâcher du lest, dialoguer, pour ensuite attaquer autrement.
Hier soir, dans l'émission "Ce soir ou jamais" de Frédéric Taddei, sur Fr 3, François Coppé avait une parade, toute critique ou soupçon relevait du procès d'intention. Face au champion de la COM et de la manipulation qui mène une guerre de propagande psychologique, aucun compromis n'est possible. Sarkozy fait ce qu'il veut. Il cherche seulement à piéger les naïfs qui veulent bien lui servir de faire valoir, pour ensuite prétendre qu'il y a eu concertation. Le simple
fait, que ces États Généraux soient organisée à l'Élysée, par les collaborateurs de Sarkozy, c'est clair comme de l'eau de roche. Inutile de perdre son temps, même en qualité d'observateurs. Sarkozy veut la guerre, il faut se battre sur tous les fronts, en fédérant toutes les forces politiques, syndicales, associatives et médiatiques, sans attendre 2012.
Cela me fait penser un peu à Bonaparte en 1799 avec le conseil des cinq-cents où il va faire un coup d'état.
L'erreur à ne pas commettre est de de se mettre dans la peau d'un tiers-état imaginaire sous prétexte que l'Elysée a convoqué les Etats-Généraux de la Presse - la royale gazette...
L'autre erreur à ne pas commettre aurait été de nier l'urgence d'une vraie réflexion active et débouchant sur des mesures concrètes, notamment pour la presse écrite et l'info sur le web.
Merci à vous d'avoir évité ces écueils, et de n'avoir pas attendu des leaders de la presse dite "de gôche" ou des syndicalistes qu'ils fassent oeuvre collective, pour une fois!
Moi c'est sur ce passage là Plusieurs journalistes présents, Laurent Joffrin, directeur de Libération, Pierre Haski, directeur de Rue 89, Frédéric Filloux, ancien directeur de 20 minutes et représentant du groupe norvégien Schibsted, Michel Delberghe, journaliste au Monde et syndicaliste CFDT, ou Eric Marquis, représentant du SNJ, ne sont pas intervenus. que j'aurais une question.
Si les débats n'étaient pas publics et qu'ils n'appartenaient pas à cette commission Patino-numérique (sauf peut-être Haski), sous quelle casquette étaient-ils présents ? Et je pensais que la rédaction du Monde étaient parmi celles qui avaient refusé de participer... Donc pourquoi un syndicaliste du Monde ? Et Marquis, il représentait qui ? Qqch m'échappe....
Test.
HONTE au journaliste BFM radio, ce matin - Média sarkozystes qui tue la démocratie.
Au cours du débat, un intervenant dit : " la très mauvaise idée économique de Ségolène Royal provoquer la délocalisation des entreprises en les pénalisant " : doux ricanement d'acceptation dans le studio !!!
Honteux, ils savent tous, mais ne le disent pas qu'en fait Ségoène Royal a dit (la preuve vidéo existe), Madame Royal dit :
" Dans ma région, je demande le remboursement des aides de l'état, lorsque une entreprise qui n'est pas en difficulté veut délocaliser hors de France"
C'est tout différent : honte au journaliste, "expert" en économie qui approuve de fausses déclaration, alors qu'il connaît la vérité. HONTE au journaliste de BFM, du débat de ce matin.
Et c'est comme cela dans tous les médias sarkozystes, alors celui qui se contente d'un seul son de cloche, sans vérifier devient la cloche du pouvoir de cette bande d'experts économistes qui ont provoqué cette explosion nucléaire dans l'économie mondiale.
Vous avez dits "experts" ..........
Bon ! À chacun de choisir !
Cela fait partie de la liberté de la presse. Tous journaliste à la paternité de ces commentaires. Il appartient a chacun de lui dire ce que chacun pense de sont propos. Si un journaliste à des propos tops déformé alors il va se saborder lui même.
Il n'y a cas regarder N.S. Il perd fort en crédibilité de toutes part.
Quand allons nous nous décider à la mettre dehors.
Actuellement il suppute que les Français ont une forme de réaction très lente due à l'inculture cultivé.
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Je lis:
"Plusieurs journalistes présents, Laurent Joffrin, directeur de Libération, Pierre Haski, directeur de Rue 89, Frédéric Filloux, ancien directeur de 20 minutes et représentant du groupe norvégien Schibsted, Michel Delberghe, journaliste au Monde et syndicaliste CFDT, ou Eric Marquis, représentant du SNJ, ne sont pas intervenus. Nous avons alors choisi de quitter la salle. Il était 9h27. Nous venions de perdre un quart d'heure."
Dois-je en conclure, qu'ils étaient, eux, d'accord pour rester ?
Oui, vous avez bien compris. Ils ont effectivement décidé de rester. Laurent Joffrin et Pierre Haski s'en sont d'ailleurs expliqué (voir leur vidéo sur le site des états généraux sur elysée.fr).
Pardon, j'arrive un peu après la bataille. Mais cela vaut la peine de s'y arrêter un peu. Une fois encore, une espèce de simulacre de démocratie pour mieux faire passer la pilule. Il faut, comme pour la loi cadre sur l'audio-visuel, se montrer plus méfiant que nature et essayer de démonter la mécanique pour comprendre à qui profite le crime, sous les effets de manche généreux du promoteur. C'est malheureux, mais c'est ce qu'il faut faire : chercher à qui va profiter les changements qui suivront ces Etats Généraux. Pour l'audio-visuel, avec un minimum de connaissances, il était relativement facile de comprendre le fonctionnement du mécanisme qui serait mis en place. Pour ce qui est de la presse, cela paraît plus complexe. On a bien compris le message sur le "regroupement" de certains titres, merci pour Dassault, Lagardère,.....et consorts. En revanche, rien de net sur le NET, rien ou presque sur la distribution, les kisoques, la fabrication et son coût, le mélange des genres (je veux dire les grands quotidiens qui bouffent, le weekend, aux rateliers des libraires et des disquaires). Parlons-en des grands quotidiens, tiens! Franchement, à part Libé, et c'est un choix difficile, qu'est-ce que vous pouvez vous mettre sous la dent? Un grand quotidien qui consacre une page entière sur un homme politique intéressant, chouette alors. On est vite déçu. Une photographie mange à peu près la moitié de la page. Le texte est rendu squelettique, on voit le travail à l'ordinateur. Peu importe la méthode, on reste toujours sur sa faim! Il n'y guère que sur la toile que l'on trouve du grain à modre! C'est un comble! Internet ce devrait être avant tout du matériel audio-visuel et des sujets abondamment illustrés, non? Non, ce qu'il y a de plus intéressant c'est l'écrit, le bon vieux texte travaillé à la main (on s'aide un peu avec des logiciels, trois fois rien). Merci donc à MediaPart de continuer dans cette voie qui reste la meilleurs, du moins à ce jour! Ne tombez surtout pas dans le travers des media papier qui veulent faire "jeune" en faisant un journal pour le Net en général prétentieux et assez voyeur et toujours rachitique. Ne parlons pas des commentaires qui s'y trouvent! On se demande qui lit ces "feuilles"?
Bien à vous et bonne lecture.
Mediapart a bien fait de quitter la salle.
De toute facon, le texte definitif est deja pret, je n ai guere d illusions. On y ajoutera quelques petites modifications apres les etats generaux pour faire croire que ceux-ci auront servi a quelque chose, et hop, envoye.
Quant a ceux qui y auront participe, ils auront l air d idiots qui se sont fait avoir et qui auront marche et approuve la combine.
Bravo a Mediapart et toute son equipe, sans oublier personne.
Marie Paule.
Etats-Généraux de la presse écrite : les journalistes se mobilisent
A l’appel du collectif de journalistes « ça presse ! » (1), un regroupement
large et inédit
d’associations et d’institutions de représentation des journalistes (2) ont
débattu, le 21 octobre
au PressClub de Paris, de la façon d’améliorer la qualité et la crédibilité de
l’information dans
la presse française. Cette soirée d’échanges, qui a réuni près de 150 personnes,
a fait émerger
un profond scepticisme sur la tenue des Etats-Généraux de la presse écrite qui,
dans leur
forme actuelle, ne peuvent qu’inquiéter toute celles et ceux qu’une information
de qualité
intéresse.
Les groupes de travail de ces Etats-Généraux n’accordent en effet qu’une place
marginale aux
journalistes de base – et notamment aux pigistes ou aux photographes de presse.
Ils ne
semblent pas vouloir faire des contenus une question centrale. De même, le
manque de
moyens accordés aux rédactions ou les mauvaises conditions d’exercice du métier
qui nuisent
gravement à la qualité et à la crédibilité de notre production, ne sont pas pris
assez nettement
en considération à ce jour. Enfin, ces Etats-Généraux commettent la grave erreur
d’oublier les
lecteurs et le public et donnent, au final l’impression de ne reposer que sur la
réunion de
conclaves de gens initiés.
Les participants de la soirée du 21 octobre ont convenu qu’il fallait :
- plaider en faveur de la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles,
seul moyen de
contrebalancer la perte d’influence - voire la marginalisation – des
journalistes dans les
entreprises de presse par l’octroi de garanties déontologiques collectives
- lutter pour la préservation des droits d’auteur qui seuls permettent une
crédibilité et une
traçabilité de l’information.
- réformer les aides à la presse pour qu’elles bénéficient aux seules
entreprises qui
reconnaissent la déontologie aux journalistes et appliquent les lois sociales,
notamment à
l’égard des pigistes.
Ils ont appelé à une mobilisation dans toutes les rédactions afin que les
journalistes de terrain
se saisissent de ces Etats-Généraux pour faire entendre leur voie. Il a été
décidé de poursuivre
ce mouvement unitaire inédit de la profession dans le cadre d’une coordination
associative.
Paris, le 22 octobre 2008
Contact : contact@capresse.org
Le blog collectif de « ça presse ! » ouvrira le 3 novembre : www.capresse.org
(1) « Ça presse ! » est un collectif de journalistes de la presse écrite créé
fin 2006.
(2) AFJ, Ajef, Ajis, Forum des SDJ, Fedephoto, Freelens, JDL, Journalisme et
citoyenneté, Profession pigiste, SNJ...
La presse, si c est pour lire la PENSEE UNIQUE dans tous les journaux, l ecouter a la radio, voir a la TV. Tout ce que vous demandez ne sert a rien.
Il faut en premier l indepandance de la presse, et que celle ci ne soit pas sous le joug des puissants amis de vous savez qui.
Il faut aussi le secret absolu des sources. (Souvenez vous de Gorge Profonde).
pour le reste d accord avec vous.
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Si c est pour lire la pensee unique, on va vers l uniformisation des medias, et choisir ce journal ou un autre , n a plus aucun sens.
Ce sera , petit a petit, la disparitions de toute la presse puisqu uniforme.
Et nous auront notre PRAVDA FRANCAISE, c est ce qu il cherche, non ?
Quelle joyeusete nous attend .
Je viens de lire l'épisode d'Arrêt sur image:
http://www.arretsurimages.net/dossier.php?id=116
Instructif.
A mon avis, mediapart et @si devraient travailler ensemble sur certains sujets.