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Mer. 19 Juin
Portfolio | 17 photos

Le Texas, une voie pour l'Amérique ?

Le Texas est présenté par la droite américaine comme l'État américain qui, par sa politique ultra conservatrice, doit donner l'exemple au gouvernement fédéral. Notamment parce qu'ici les particuliers ne connaissent pas l'impôt sur le revenu perçu par l'Etat. Thomas Haley s'est rendu sur place. Carnet d'un reportage de 3000 kilomètres, en forme d'album photos aux légendes instructives.

01

A la frontière du Rio Grande, septembre 2012. Les shérifs du comté de Hudspeth, comté situé tout près de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. L'immigration clandestine, le trafic de drogue et le maintien de frontières sûres sont devenus des enjeux importants aux Etats-Unis.

02

Gatesville, septembre 2012. Cette ville située près de Crawford rassemble cinq des huit prisons de l'Etat, y compris le couloir de la mort pour les femmes. Gatesville a quelque 15 000 habitants dont 8 000 prisonniers. Photo de gauche: le siège du Parti républicain. Photo de droite: l'hôtel de ville du comté.

03

Sur la route du Texas ouest, septembre 2012. Le cow-boy solitaire, avec son fidèle cheval, s'inclinant devant la croix est une image icône de l'Amérique que l'on croise régulièrement au Texas. Photo de droite: en version contemporaine, un motard solitaire photographié ici sur la route 10, entre El Paso et Fort Hancock.

04

Sur la route entre Crawford et Comanche, septembre 2012. La pancarte «Ne recommencez pas... pour l'amour de l'Amérique!» se réfère aux élections présidentielles de 2012, et enjoint aux électeurs de ne pas reproduire la même erreur en reconduisant le président Obama.

05

Fort Hancock, comté de Hudspeth, septembre 2012. Initialement créée en 1882 le long de la route El Paso-San Antonio, la ville compte, selon le recensement de 2000, 90,83% d'habitants d'origine hispanique ou latino. En 2010, Fort Hancock a vécu un conflit avec la ville limitrophe mexicaine, El Provenir, avec en toile de fond les cartels de la drogue. Photo de droite: au Coffee Shop Angie, à Fort Hancock, deux habitants partagent un thé glacé et les nouvelles locales.

06

Midland, septembre 2012. Cette ville de 114 000 habitants se trouve dans la région où est extraite la majeure partie du pétrole du Texas. Mais c'est surtout la ville natale de l'ancien président George W. Bush et son épouse Laura Bush. Photo de droite: Sweetwater est une petite ville entre Abilene et El Paso. Autrefois ville ferroviaire importante, elle est devenue le premier centre de production d'énergie éolienne en Occident.

07

Sur la route 36, septembre 2012. Photo de droite: A côté du message «bienvenue à Crawford» une photo fanée de George Bush et son épouse Laura. Ici, l'ex-couple présidentiel a son ranch.

08

Route 20, septembre 2012. A gauche : la raffinerie de Big Spring. A droite: une station service abandonnée. Big Spring doit son nom à la découverte d'une importante réserve d'eau dans le sous-sol de cette région aride, découverte qui fut au centre d'un conflit territorial dans les années 1840 entre deux tribus indiennes : les Comanches et les Pawnee.

09

A la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, septembre 2012. Un groupe de policiers américains visite les lieux après une journée de conférences de l'Ecole de la frontière. La devise de cette école (qui entend enseigner sur les crimes liés à la drogue) est «ce qui se passe à la frontière ne reste pas à la frontière». Cette visite a été suivie d'un barbecue organisé par le bureau du shérif du comté de Hudspeth (voir photo 1).

10

Près de Roscoe, septembre 2012. Eoliennes et champs de coton. Le parc éolien de Roscoe est l'un des plus grands du monde, le coton est l'une des ressources majeures du Texas depuis la fin du XIXe siècle.

11

Dallas, septembre 2012. A l'heure du déjeuner.

12

A l'ouest du Texas, septembre 2012. Après la guerre de Sécession et avant la découverte du pétrole, les chemins de fer étaient la plus importante force économique au Texas. Les villes sont nées et certaines ont péri au gré des planificateurs ferroviaires.

13

En direction d'El Paso, septembre 2012. Paysages autour de Van Horn avec un train de marchandises à l'horizon.

14

El Paso High School, septembre 2012. Jose Franco, proviseur d'une école de Fort Hancock, juste avant un match de football américain opposant les Tigres d'El Paso aux Mustangs de Fort Hancock. 98% des élèves de Jose Franco sont d'origine hispanique, et pour lui, son seul devoir est de veiller à ce que tous les enfants qui se présentent à la porte de son établissement puissent recevoir une éducation, quelle que soit la nature de leur présence, légale ou non, aux Etats-Unis. Photo de droite: Les Mustangs sortent vainqueurs du match.

15

Au poste frontière Fort Hancock-El Porvenir, septembre 2012. Ce pont qui enjambe le Rio Grande a été érigé en 1936. Les Américains l'ont clôturé dans les dernières décennies, en réaction aux trafics de drogues et d'humains, imposant ainsi des contrôles stricts aux personnes qui traversent la frontière.

16

A la frontière américano-mexicaine, près de Fort Hancock, septembre 2012. Le mur de séparation des deux pays s'arrête ici et le shérif du comté, Arvin West (coiffé du chapeau de cow-boy), amène régulièrement ses visiteurs venus d'autres Etats américains ici, au milieu du désert, pour montrer combien les mesures prises par le gouvernement fédéral pour sécuriser les lieux sont dérisoires, voire absurdes.

17

A l'approche de Dallas, sur la route 30, septembre 2012. Photo de droite: près du Centre de conférences de Dallas, une monumentale sculpture en bronze représentant trois cow-boys et soixante-dix bovins rappelle ce que fut la richesse du Texas au XIXe siècle.

Tous les commentaires

A priori, il ne s'agit pas d'Instagram mais d'Hipstamatic, appli photo pour Iphone utilisée -entre autre- par Damon Winter pour un reportage sur l'Afghanistan mis en manchette du NYTimes en 2010...

Merci pour cette précision. Je suis allé voir le reportage de Damon Winter. Les photos sont de ce type, mais ajoutons que l'oeil garde le contrôle esthétique de ce que les clichés évoquent. Il est question ici de photo-journalisme assez perfectionné.

cette qualité des images contemporaines d'être déjà de l'histoire est le quotidien, cela vaut pour ce reportage comme pour les photos facebook, comme pour les artistes qui sont des archéologues du présents ce qui produit parfois de belles choses. Je pense au dernier film qui a gagné cinéma du réel : autrement la molussie. On dirait le présent filmé pour des gens dans 300 ans.

http://www.dailymotion.com/video/xpegxo_bande-annonce-autrement-la-molussie_shortfilms

je me demande si on voit nos experiences uniquement comme des points de l'histoire. Dans une civilisation d'historiens et d'autobiographes puis je t'aimer encore ma belle? Puis je être totalment avec toi lors d'une promenade, lorsque tu me tend un gateau sec?

 

En effet, je me suis servi de mon téléphone portable et Hipstamatic. Je suis intrigué par cet outil et c'est vrai que les filtres qui permettent de donner des ambiences differentes aux photos me séduisent. Parce que ce reportage était fait pour Mediapart, donc sur le web, je n'avais pas besoin de faire des gros fichiers. Pour moi qui cherche le geste humain dans mes photos, il est extrement déconcertant d'arriver dans ces villes américaines qui semble pratiquement vides de toute activité humaine, car les gens se déplace en voiture. Il me fallait quelque chose nouveau, donc l'Hipstamatic, pour m'engager dans le sujet. 

"...il est extrement déconcertant d'arriver dans ces villes américaines qui semble pratiquement vides de toute activité humaine, car les gens se déplace en voiture."

... qui semblent...

... se déplacent...

Deux fôtes d'orthographe basiques = Deux fôtes de trop!!!

pardonnez-moi. en effet, même après trente ans en France, je ne maitrise pas totalement la langue de Molière...j'ai encore beaucoup à apprendre.

Créer des ambiances, dite-vous, peut-être, mais au détriment de la qualité qui ne peut être obtenu qu'avec un VRAI appareil photo.

Vos photos sont médiocres et n'apportent rien. Désolé d'être dur avec vous, mais en tant que photographe, je suis exigeant. 

Une voie pour l'Amérique ....................sans trace de femmes !!!!!!!

sale temps pour les femelles des taurillons !

Ca c'est aussi le choix du photographe, pas forcément (seulement) celui des "taurillons" ...

Un bien joli reportage photographique, merci.

Guy, je n'ai ni la prétension de faire une grande oeuvre, surtout en seulement quelques jours, ni une grande analyse de la société américaine...je laisse cela aux experts...comme vous apparement.

Pour ceux qui connaissent très bien l'Amérique surtout pour ceux qui y vivent, ce reportage photo est caricatural au maximum. Donc sans intérêt. Merci.

On dirait des photos prises avec un téléphone portable bas de gamme. le grand angle dilue les détails, peut être pour accentuer l'idée d'espace de cet état du sud immense et semi désertique

Bonjour à tous, aux experts comme aux "voyeurs". Beau travail de Thomas Haley. Il n'y a pas à justifier l'usage du portable ou d'un effet qui dégrade une image. C'est un outil comme un autre. Pensez-vous que le noir et blanc soit "légitime" dans de nombreux cas? Que le carré corresponde à la vision humaine? Ce que je vois moi, c'est une mise en page intelligente, avec des renvois graphiques, des clins d'oeil, de l'humour, du sens. Je vois un type de notre époque qui se balade et qui nous offre à voir. Ça fait du bien. Allez donc faire un tour aujourd'hui avec votre vieux Rolleiflex, votre Polaroïd, votre camera obscura, ou un nouveau gadget et surtout, faites vous plaisir. 

Halogénure d'argent et acétate, la photographie des commencements, ou presque.

Rien vu sur les exploitations de gaz et huiles de schistes jusque dans le coeur des villes...Et puis en effet la main sur le coeur et l'autresur le rifle...On vous laisse volontiers ce TEXAS là ! Les photos snt belles.

Bon, c'est entendu, on peut toujours dire plus, on peut prendre de meilleures photos, mais ne soyons pas injuste, il y a d'autres façons de voir et d'entendre.Thomas Haley me semble bien sincère à travers cette évocation d'une rencontre avec le Texas. Alors, pour moi, cette appli photo aux couleurs médiocres a fait son travail parce qu'elle rejoint une façon tout à fait contemporaine de s'exprimer. Par ailleurs, les commentaires se font bien à travers et au delà des clichés. Le tour n'est-il pas joué ?

J'aime beaucoup ce travail.

Très beau travail! Merci

Merci pour ce reportage, j'aime beaucoup vos photos et l'ambiance générale qui en émane. L'utilisation d'Hipstamatic est un plus, qui semble rendre ces paysages atemporels.

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