Seuls, en couple ou en famille, ils dorment à même le sol, s'abritent tout près de barricades de chantier ou trouvent abri dans des cabines téléphoniques. Ils sont roms et ne vivent pas dans des campements. Ces photos témoignent d'une misère qui se fond dans la ville.
Paris, place de la République, janvier 2013. Deux enfants roms dorment sur un matelas posé sur un trottoir. Près d'eux, des signes de la présence de leurs parents. « Des familles à la rue, on n’avait pas vu ça depuis trente ou quarante ans », assure-t-on à la mairie de Paris.

Paris, gare d’Austerlitz, décembre 2012. La nuit, la place se peuple de personnes en recherche d'abri.

Paris, place de la République, janvier 2013. Avec la baisse des températures, dormir dehors devient de plus en plus difficile. La place de la République en travaux fournit quelques refuges. Ainsi, les vitrines des magasins qu'il faut abandonner aux premières heures du jour, avant l'ouverture des portes.
Paris, place de la République, janvier 2013. Sous l'enseigne du magasin Habitat, une tente abrite une famille. Rares sont ceux, parmi ces gens vivant dans la rue, qui ont pu récupérer une tente où s'abriter un peu, alors que les températures passent au-dessous du zéro.

Paris, Jardin des Plantes, décembre 2012. La place qui mène de la gare d’Austerlitz au Jardin des Plantes est un lieu d'abris nocturnes. Pourtant, dans tous les recoins, on aperçoit des personnes qui dorment. Souvent, les Roms qui vivent dehors se fondent dans le décor.
Paris, place de la République, janvier 2013. Un couple. Elle se lève après une nuit passée sur un matelas au sol. Le réveil a souvent lieu avant 7 heures, quand la place s'anime avec l'arrivée des personnes rejoignant leur travail.

Paris, boulevard Richard Lenoir, décembre 2012. Près de la place de la Bastille, au milieu des attractions foraines, deux cabines téléphoniques servent d'abris aux Roms. Un jeune couple, rencontré autour de cette cabine, raconte : « On vient de passer deux heures à appeler le 115, mais ils n'ont pas encore répondu. Nous essayons d'obtenir un abri pour la nuit, mais parfois on n'arrive même pas à les avoir au bout du fil. On appelle, on appelle, notre téléphone portable se décharge et on doit alors passer la nuit dans cette cabine. »

Paris, boulevard Richard Lenoir, décembre 2012. Toujours près de la place de la Bastille, l'autre cabine téléphonique qui sert d'abri.

Paris, quartier République, janvier 2013. Souvent allongés sur le matelas qui leur sert, la nuit, pour dormir, les Roms rencontrés mendient dans les principales artères de la ville, bondées en période de fêtes : Opéra, République, Bastille. Si beaucoup de passants ne les regardent pas, certains riverains s'arrêtent pour leur parler, leur offrir un peu à manger. Et certains s'enquièrent de leur situation et essayent de contacter des associations.

Paris, quartier de la Bastille, janvier 2013. Trois femmes s’éloignent du lieu où elles font la manche, tout près du Monoprix, pour aller se reposer dans une des cabines téléphoniques du boulevard Richard Lenoir.

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Devant la zone départ du terminal 3, quatre cars sont stationnés : tous les passagers descendent. 146 adultes, 23 enfants, tous Roms.

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Leur départ de France est « volontaire », autrement dit, les personnes se présentent d’elles-mêmes, sans que l'État ne recoure à la force. Pour les motiver : une enveloppe contenant trois billets de cent euros par adulte, un billet de cent euros par mineur. En décembre dernier, Manuel Valls a décidé de mettre fin à cette aide aux nombreux « effets pervers », sans donner de calendrier.

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. 18 décembre 2012. La plupart des Roms de ce vol de « retour volontaire » vivaient dans des campements en banlieue parisienne. Certains dormaient aussi dans les rues de Paris.

Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Un travailleur de l'Ofii (office français de l'immigration et de l'intégration) récupère les papiers attestant que ces voyageurs retournent volontairement en Roumanie. Ses gants noirs contrastent avec les mains nues de ceux qui lui tendent les documents.

Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Après deux heures d’attente, les agents de l’Ofii demandent à nouveau aux voyageurs de se regrouper.

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Une des passagères du vol pour la Roumanie nous dit : « Regardez ces bagages, ils sont pleins de toute la poubelle que l'on peut trouver dans les rues de Paris. On la ramène chez nous. »

Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, 18 décembre 2012. Par petits groupes, Claudia et les autres passent les contrôles de police, sans encombre dans ce sens-là.

Paris, quartier de la Bastille, décembre 2012. L’avion s’est envolé. Retour dans le centre de Paris. La cabine téléphonique située au début du boulevard Richard Lenoir est toujours occupée. Une nouvelle famille s’est installée. Quelques mètres plus loin, d'autres font la manche, espérant un peu de charité en période de Noël.
Paris, quartier de la Bastille, décembre 2012. Les abords des grands magasins d'alimentation sont souvent privilégiés : ici, les Roumains peuvent se voir offrir de quoi manger pour la journée, pour eux et pour leurs familles.
Paris, quartier Opéra, décembre 2012. Ce quartier, avec ses grands magasins, est aussi un endroit privilégié des Roms. La nuit, ils se rassemblent avec leurs bagages, devant l'entrée du centre commercial Citadium. Dans la journée, on ne trouve aucune trace de ce campement nocturne, leurs affaires sont entreposées dans une cave.
Paris, Porte de Vanves, décembre 2012. Sur le perron de l’église Notre-Dame de Rosaire, Delia et Trepiçut vivent en couple. Caddies, valises à roulettes, couvertures, cartons, une veste de costume dans un emballage de pressing, toutes leurs affaires sont là. Ils n’ont qu’un souhait : retourner en Roumanie le plus vite possible.

Paris, Porte de Vanves, décembre 2012. Ce matin-là, il fait moins un degré. Trepiçut a mis une chapka sur son bonnet. Avec sa femme, ils viennent de boire un café qu’un voisin leur a apporté. Ils connaissent la plupart des passants et ne cessent de remercier et sourire. Mais ils ont l’air perdu.

Paris, Porte de Vanves, décembre 2012. Delia fouille son sac pour trouver les médicaments dont elle a besoin afin de soulager des douleurs aux jambes. Elle ne les trouve pas et se rassoit sur un siège pliant en contrebas des marches. Delia et Trepiçut se repassent un bout de mégot, elle n’a pas de gants et, pour protéger ses mains du froid, les glisse dans ses manches. Ils ont déjà bénéficié de l’aide au retour et ne peuvent prétendre à une nouvelle aide. Ils sont coincés en France.
Ce reportage photo accompagne une enquête de Mediapart consacrée à la vie des Roms dans les rues de Paris, signée Carine Fouteau. À l'automne 2012, Sara Prestianni et Carine Fouteau ont décidé d'aller à la rencontre de ces Roms pour leur donner la parole, entendre ce qu'ils avaient à dire sur leur parcours, substituer leur regard à nos préjugés. Elles ont pris le temps de discuter avec quelques-unes des personnes qui avaient installé matelas et bagages dans des cabines téléphoniques ou sur des marches d'églises. Comme la plupart d'entre elles ne parlent pas le français, elles ont accompagné le Secours catholique dans certaines de ses “maraudes” lorsqu'un interprète, ou tout du moins quelqu'un capable de se faire comprendre, était présent.
Elles se sont présentées comme journaliste et photographe. Toutes les personnes sollicitées ont accepté de faire le récit de leur cheminement. Les prises de vue ont, elles, donné lieu à de nombreux refus. Leurs interlocuteurs leur ont expliqué redouter la circulation de leur portrait dans leur pays d'origine. Beaucoup des images ont donc été prises à d'autres moments, avec l'accord des personnes, sauf quand celles-ci étaient enfouies sous des couvertures. Nous avons choisi de ne pas exclure ces photos a priori dans la mesure où le fait de dormir sur le trottoir est central dans le sujet.
Les 3 commentaires les plus recommandés
Notre époque ressemble tant à l'époque de "Germinal" alors que nous assistons à des gaspillages énormes, à des politiques iniques, à des renoncements toujours au profit des plus aisés, de la finance.
Le communisme est tombé mais ce capitalisme débridé chutera à son tour. Il génère trop de misère, d'injustices.
La Roumanie est trés francophile. La France, pour eux, les pauvres, c'est aussi le pays des Droits de l'Homme. Ce sont des gens trés disciplinés qui luttent contre la misère. Ils sont trés gentils. J'ai appris depuis plusieurs années à les connaître sur les trottoirs de mon quartier, le 20ème, rue des Pyrénées. Jamais un problème. Aux mêmes places, les mêmes personnes, tous les jours, à un an de distance. Les commerçants ne disent rien bien qu'ils stationnent devant leurs boutiques, aux points où il y a le plus de passage ! On voit les enfants grandir. Des femmes, des enfants ! Pas d'hommes ! Eux sans doute ils vendent à la sauvette leur force de travail (au rabais) ! Ce ne sont ni des assistés, ni des feignants ! On peut les voir en longues files à la sortie des fournisseurs de matériaux de construction ! A Villemonble, dans la banlieu parisienne par exemple...
_
Qu'un pays de 66 millions d'habitants ne puissent trouver de solutions humaines pour moins de 20 000 ROM est scandaleux.
Mais quand on regarde la situation des prisons en France, on est devant le même type de problème. Le profond manque d'humanité et de morale de nos dirigeants (UMP ou PS).
2 000 000 euros /jour
côut guerre Mali
et nous voilà à J+11
Tous les commentaires
2 000 000 euros /jour
côut guerre Mali
et nous voilà à J+11
Etes-vous sûr de ce côut?
d'où vient ce chiffre ?
écoutez cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=wZ8-h7szXbY
C'est honteux !
écoutez cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=wZ8-h7szXbY
L’Europe proclame l’égalité des droits et distribue des fonds aux pays membres, mais elle n’a pas prévu le «pauvre» dans son principe de libre circulation.
Eparpillés, constitués en une multitude de groupes, les Roms peinent à se fédérer pour mieux défendre leurs droits. «Ils n’ont pas de consulat ni d’ambassade, d’Etat de référence, ce qui est loin d’être une question théorique». Beaucoup d’autres minorités – Serbes au Kosovo, Albanais en Macédoine… – bénéficient en effet d’un pays «parrain» susceptible d’appuyer leurs revendications. Paradoxe ultime, les Roms étaient là bien avant la création de la plupart de ces Etats.
écoutez cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=wZ8-h7szXbY
Notre époque ressemble tant à l'époque de "Germinal" alors que nous assistons à des gaspillages énormes, à des politiques iniques, à des renoncements toujours au profit des plus aisés, de la finance.
Le communisme est tombé mais ce capitalisme débridé chutera à son tour. Il génère trop de misère, d'injustices.
Certes, le capitalisme tombera mais pas tout seul. Et dans combien de temps et après combien de mors?
"Notre époque ressemble tant à l'époque de "Germinal" et bien non. Regardez les chifres, le pouvoir d'achat, le système social, l'espérance d'avie et vous ne pouvez pas parler de Germinal.
Esperance de vie en baisse, pouvoir d'achat en chute libre, système social en cours de destruction....
Nombre croissant de gens ne pouvant pas payer leur chauffage, leur électricité, leur eau... Mal logement et Non logement en hausse croissante, nombre de gens allant aux restos du coeur en explosion...
Welcome back in Germinal. D'ailleurs les "accords" de "compétitivité" en cours de signature sont un grand pas vers le retour à cette période si bien décrite dans Germinal...
écoutez cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=wZ8-h7szXbY
Vous avez raison Constantin, vous n'avez pas à avoir honte d'être pauvre !
Quelle honte... dans tous les pays, tout le monde rejette ces gens qui ne demandent qu'à vivre comme vous et moi. Pour survivre, ils sont donc obligés d'outrepasser parfois les lois, et donc sont rejetés. Un veritable cercle vicieux. Mais il est confortable d'avoir des boucs émissaires constamment à disposition et qui ne peuvent répondre, n'est-ce pas messieurs Sarkozy, Guéant, Valls et autres élus en charge de la sécurité nationale ?
A tout hasard je viens d'écrire au maire de Paris... mais il a tant à faire avec les enseignants qui se rebellent...
Il y a un grand squat d'artiste qui vient de s'ouvrir rue de Mouzaia dans le 19ème à Paris, peut-être que quelques uns pourraient être mis à l'abri du frois là bas.
Lien pour "faire quelque chose" d'utile :
http://droitaulogement.org/vous-connaissez-un-immeuble-a-requisitionner/
même sans aller jusqu'à la réquisition, des adresses peuvent sûrement être utilisées même pour un temps court.
Toujours pareil, finalement : ouvrir nos yeux et, éventuellement, notre gu....e. Pardon, la colère et la tristesse me font perdre le peu d'éducation que j'avais encore !!!
Pourquoi viennent-ils en France plus que dans les pays voisins (sauf Italie, peut être)?
Quelqu'un ici a-t-il une explication?
La Roumanie est trés francophile. La France, pour eux, les pauvres, c'est aussi le pays des Droits de l'Homme. Ce sont des gens trés disciplinés qui luttent contre la misère. Ils sont trés gentils. J'ai appris depuis plusieurs années à les connaître sur les trottoirs de mon quartier, le 20ème, rue des Pyrénées. Jamais un problème. Aux mêmes places, les mêmes personnes, tous les jours, à un an de distance. Les commerçants ne disent rien bien qu'ils stationnent devant leurs boutiques, aux points où il y a le plus de passage ! On voit les enfants grandir. Des femmes, des enfants ! Pas d'hommes ! Eux sans doute ils vendent à la sauvette leur force de travail (au rabais) ! Ce ne sont ni des assistés, ni des feignants ! On peut les voir en longues files à la sortie des fournisseurs de matériaux de construction ! A Villemonble, dans la banlieu parisienne par exemple...
_
Qu'un pays de 66 millions d'habitants ne puissent trouver de solutions humaines pour moins de 20 000 ROM est scandaleux.
Mais quand on regarde la situation des prisons en France, on est devant le même type de problème. Le profond manque d'humanité et de morale de nos dirigeants (UMP ou PS).
Et pendant ce temps,hollande et une grande partie de son gouvernement vont faire joujou à Berlin..
Avions, hotels, restos etc... Combien ça coute? Chaque jour ces genres de divertissements plombent le budget de l'état.
Nous avons une bande de voyous à la tête du pays.
Juste pour rectifier ils sont 500 000 en France A part cela je partage votre compassion pour cette communauté qui est loin d'être unitaire et unifiée Mais au delà de la révolte qui transparait dans tous les articles je trouve peu de démarches constructives personnalisées. Les associations oeuvrent collectivement mais serait-il possible que l'on mette en place des parrainages avec un investissement programmé; une famille généreuse venant en aide et prenant en charge une famille de ROMS sur une période suffisament longue environ 6 mois.Médiapart pourrait ouvrir une cellule d'actions prioritaires dans laquelle pourraientt s'inscrire des volontaires prêts à favoriser un minimum de confort et de dignité à ces familles. Je pense surtout aux enfants qui ne sont pas scolarisés et qui souffrent doublement
"ils sont 500 000 en France"
sourcededroite?
Source Wikipedia mais ne faisons pas comme dans une manif 20 000 selon la police et 500 000 selon les usagers ou le contraire comme vous voudrez Au fait undedroite aime à rappeler ce que disait Bergson " il n'y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche il n'y a qu'un peuple"
"Mediapart pourrait ouvrir une cellule d'actions prioritaires"... comme votre suggestion me fait mal. Non, mediapart ne fera rien de semblable. Mediapart informe (et c'est formidable), Mediapart permet à quelques abonnés de pleurer ensemble, de se réconforter mutuellement, de donner des leçons, beaucoup, bref, des tas de choses sans doute utiles pour les intéressés mais qui ne donnent ni à manger ni un toit au chaud !!!
Il faut vraiment que nous cherchions ailleurs comment agir. Si vous aussi vous avez cru trouver là un moyen de nous grouper et de mettre nos idées ensemble pour changer un peu le monde, pleurez ou plutôt ne comptons pas que ce media très très utile par ailleurs tiendra ce rôle.
Bon courage !
Ce n'est surtout pas le rôle de Mediapart que de résoudre les problèmes. Ils sont la pour les dénoncer.
écoutez cette chanson : http://www.youtube.com/watch?v=wZ8-h7szXbY
...cette population est présente en Europe depuis le11ème siècle !...Les plus grandes concentrations de Roms se trouvent dans les Balkans, en Europe centrale et de l'Est, aux États-Unis, et en Amérique du Sud. De plus petits groupes vivent dans l'Ouest et le Nord de l'Europe, au Moyen-Orient, et en Afrique du Nord.
Les pays où les populations roms dépassent le demi-million sont la Roumanie, les pays de l'ex-Yougoslavie, l'Espagne, les États-Unis, la Hongrie, la Turquie, le Brésil et l'Argentine. Les Roms sont nombreux aussi en République tchèque et en Slovaquie....
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roms#France
mais c'est une bonne question :
et nous POURQUOI NOUS ALLONS CHEZ EUX !! voir la vidéo 1h
"La Françafrique se porte bien, merci !!" - Etat des lieux 2009-2010
http://tvbruits.org/spip.php?article1752
Merci Andrade pour vos explications visant à démontrer que la France, elle seule, s'acharne à détruire l'Afrique, pauvre continent pauvre, et sans aucun moyen de défense depuis des décennies.
Cependant, revoyez ma question, elle portait sur les motivations de déplacement des Roms.
Wikipedia je sais faire, mais justement, les motivations n'y figurent pas.
Pierre Magne à donné une approche. Je me demande si la francophilie est vraiment un moteur pour des personnes dans une si profonde misère.
Je suis bénévole dans une asso de réinsertion, on n'y voit pas de Rom, alors que leurs campements foisonnent autour et parfois dans la ville. Les femmes en enfants sont discrets, ce n'est pas le cas de leurs hommes, qui vont bientôt ravir le hit parade des faits divers à d'autres populations.
Pourquoi les Roms? 12 septembre 2010 Par Eric Fassin
http://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin/120910/pourquoi-les-roms
J'ai une question : Pourquoi les Roms n'ont-ils pas le droit de se déplacer librement en Europe comme tout autre membre de l'UE ? ces Rroms, manouches etc...ne sont que des voleurs de poules
et s'ils sont étalés par terre c'est qu'ils n'ont pas réussi à les attraper...
Parce que la Roumanie et la Bulgarie ne font pas partie du cadre des accords de Schengen. Pourquoi? Pour de multiples raisons techniques et aussi pour ne pas avoir des centaines de milliers de Roms affluant en Europe.
ce ne sont pas leurs déplacements qui posent problème mais leurs stationnements; Je sais c'est un peu facile
Cela vous soulagerait-il qu'ils aillent dans d'autres pays, dans les mêmes conditions? Votre question est, pour le moins, curieuse. Personellement, cette misère me fait mal et, de savoir qu'elle se passe ailleurs que dans mon pays ne me ferait pas moins mal. En revanche, qu'elle se passe en France , me fait honte.
c'est fait exprès pour que ça fasse mal, c'est une tactique pour culpabiliser les gens
on pourrait loger tous ces miséreux dans le nouveau yatch à Nanard et leur offrir une petite ballade en mer
même pas drôle
Merci Mediapart de vous intéresser à ces gens,
qui n'intéressent décidément pas nos dirigeants.
mais si au contraire ils intéressent nos dirigeants, une façon de déliter la population française : l'ouverture des frontières pour paupériser le travail entre autre
C'est la politique Européenne des frontières ouvertes qui crée cette misère, cette pauvreté. Chaque fois que je sors de chez moi, je vois ces pauvres malheureux de plus en plus nombreux. Mon pays et ses politiciens m'écoeurent. Ce sont eux les plus grands créateurs de pauvreté !
Photos émouvantes. La photo n°5 m'oblige à un commentaire personnel:
J'ai été ému par l'agression, il y a quelques jours, rue Buffon, prés du jardin des plantes (cf votre photo)d'un jeune et modeste restaurateur que je connais, par 3 jeunes Roms qui l'ont roué de coups.Il doit se faire opérer de la vessie suite à cette agression qui lui a laissé séquelles et claudication et craint de devoir fermer son restaurant.
Misére et criminalité vont malheureusement souvent de pair.
Ce quartier de la gare d'Austerlitz devient, semble-t-il, dangereux la nuit pour des travailleurs isolés. Peut-on le cacher?
magnifiques photos de cette misère insupportable quand on connait les fortunes collosales de certains français ... égalité, FRATERNITE ? ah bon?
et pour la justice des citoyens Français c'est pareil, c'est pourri
Alors que Sarko devait être mis en examen et/ou condamné pour Karachi, Bettencourt, la Lybie etc... nous vivons celà ( des juges intègres !!! et indépendants !!! "tuent" une enquête criminelle sur la mort de mon fils ) ====>>>>
merci de lire mon blog :
http://blog-jean-eudes-lombard.blogspot.fr/2012/12/avertissement_5723.html
j'ai ajouté ceci ( pour ceux qui l'ont déjà lu ) :
Pour les 4 ans ( entre le 26 sept 2008 et ce jour ) je n'ai pu rien faire pour accélerer l'enquête. Ce sont eux qui ont fait duré volontairement. J'ai contesté dés le début leur version et les magouilles. J'avais même écrit au lieutenant D., patron de la BR, que c'était digne d'une mafia, un mois après la mort de mon fils. Ils ont tout mis en oeuvre de tous côtés pour me dégouter et m'intimider. Non les 4 ans je n'y pouvais rien car :
1 - 10 mois d'enquête préliminaire ( là mon avocat aurait pu porter plainte plus tôt, je l'ai harcelé pendant des mois ),
2 - en sept 2009 j'ai eu accès au dossier ce qui est bien + la juge D. a pris en charge le dossier en oct 2009,
3 - Au bout de 6 mois elle été dessaisie ( c'est ce qu'elle m'a dit ) ou est partie en maladie .. ce qui est sur c'est que ses commissions rogatoires ont été sabotées ou pas réalisées par les gendarmes de la BR,
4 - en Mai 2010 les enquêteurs rendent leur conclusion débile mais la juge n'est plus là,
5 - en sept 2010 je réussi à avoir une nouvelle copie du dossier et j'apprends de nouvelles infos intéressantes,
6 - le juge C. ( doyen ) reprend le dossier. Je demande tout ce qui n'a pas été fait par la juge D. et des nouveautés sur la téléphonie sabotée par la BR,
7 en janvier 2011, le juge C. rejette toutes les demandes => appel : le juge P. rejette aussi en bloc toutes les demandes d'actes,
8 - je prends contact telephonique avec le cdt SNCF Z. qui va faire sa propre enquête avec des collègues conducteurs de train Toulousains. Il conclut à un crime et demande à être entendu par le juge => refus par le juge C. appel => refus par le juge P.. Je prends aussi contact tel avec le dernier conducteur de la matinée (TEOZ 36030 Cerbere -> Paris ) passé à 11h45. Ils étaient 2 en cabine et il n' y avait rien sur la voie, ni vivant, ni mort.
9 - en juin 2011 : non-lieu du vice-proc B.
10 - en janvier 2012 : non-lieu du juge C. ( sans avoir fait aucun acte entre oct 2010 et janvier 2012 !!!! )
11 - janvier 2012 : appel devant la chambre de l'instruction
12 - avril 2012 : demande de dépaysement du dossier ( sur les conseils de la juge D. que j'ai eu au tel en nov 2011 )
13 - juin 2012 : rejet de la demande de dépaysement par la cour de cassation de Paris,
14 - 28 juin 2012 : audience en appel à Toulouse,
15 - 15 nov 2012 : arrêt de la cour d'appel = non-lieu sans aucune réponse au mémoire détaillé de 5 pages ( incohérences dans les déclarations de plusieurs personnes.....etc... il y en a plein d'autres ). Pour toute précision me demander par mail.
Je ne pouvais rien faire tant que la justice ne s'était pas prononcée. Ils font exprès de faire durer.
.
Shame on you, so called "socialists"!!
Que faites-vous, vous, pour les Roms?
denoncer des injustices est une manière tès "british" de rendre la justice; perfide albion
Pardonnez-moi, mais il n'y a pas que les Roms dans les rues...
Il me semble - je peux me tromper- qu'il n'y a que des enfants roms dans la rue.
Les "roms" sont un peuple sans terre, il me semble, ils ne sont pas plus roumains que français.
Demandons à nos élus de les nourrir et de les héberger et que chaque français dès qu'il en voit un dans la rue le ramène à la maison, car nous sommes une grande famille nous les Humains !
Une action à méditer et à suivre de près pour tenter de décrypter la politique PS actuelle du "démantèlement"
Un campement rom et son ambassade :
http://perou-risorangis.blogspot.fr/
Magnifiques photographies, très émouvantes, tristes et en même temps révoltantes. Beau travail.