Où l'on comprend pourquoi la dix-huitième conférence climatique s'est achevée samedi dans la nuit à Doha, une fois partis tous les pays les plus pauvres, ceux qui redoutent le plus les effets des dérèglements climatiques.
Dernière trouvaille de cette conférence sur le climat : supprimer le papier. Cela évite la circulation des communiqués, discours et études, ce qui tombe bien puisque les blocages se multiplient. États-Unis, Pologne, Russie sont déterminés à faire capoter tout accord sur la réduction des émissions de gaz.
Claude-Marie Vadrot est à Doha. Il nous explique pourquoi cette dix-huitième conférence climatique commence à le chauffer sérieusement. Chronique en forme de parti pris.
Que vaut et que représente désormais un mouvement associatif international trop intégré à l’ONU et trop professionnalisé, à la recherche d’un consensus introuvable ? Le sommet de Rio+20 sur le développement durable en illustre une nouvelle fois les impasses. Les grandes ONG doivent changer de toute urgence.
Le compte n'y est pas, a clairement fait savoir François Hollande, mercredi, au sommet de Rio+20. Dénonçant « les insuffisances » du projet d'accord et les nombreux blocages, il a réitéré la demande de la France de créer une Organisation mondiale de l'environnement et plaidé pour une place plus grande accordée à la société civile.
A Rio, où doit se tenir, à partir du 20 juin, le sommet sur l'environnement, le sommet des peuples et de la société civile a déjà débuté. Loin des négociations internationales enlisées, d'autres débats ont lieu. Ils rappellent ceux qui se sont tenus il y a quarante ans : c'était à Stockholm, en 1972. Un rappel de notre envoyé spécial.
La situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi reste inquiétante. La température du réacteur n° 1 s'est élevée jusqu'à produire une fusion partielle du cœur, tandis que les mesures de radioactivité réalisées par des volontaires d'organisations écologistes sont 400 à 500 fois supérieures à la normale.
Un projet d'implantation de 140 éoliennes à 18 kilomètres du littoral de la Somme a déchaîné les oppositions. Comment organiser un vrai débat public quand les lobbies et les riverains se déchaînent? Un parti pris de Claude-Marie Vadrot.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne est de retour dans son hameau du plateau du Larzac. Elu il y a un an député européen Europe Ecologie, à quoi sert maintenant José Bové? Certains de ses proches doutent fortement, tandis qu'il tente d'expliquer ses nouveaux combats dans la machinerie européenne.
La grande crise économique de 2001 avait inventé ici de nouvellessolidarités: les coopératives ont permis de créer des emplois, sans patron et parfois même sans échange monétaire. En dépit du retour à l'ordre économique, social etpolitique, certaines prospèrent encore. Reportage.
Alors que le prix de la viande a augmenté de 35% ces dernières semaines en Argentine, Cristina et Nestor Kirchner sont accusés de s'être enrichis en spéculant sur la chute du peso.
Le dixième Forum social mondial vient de s'achever à Porto Alegre. Pour avoir eu parfois raison trop tôt, dans leurs critiques de la mondialisation financière, les altermondialistes se cherchent. Difficultés d'organisation, crise idéologique, sentiment de tourner en rond: comment relancer un mouvement qui a, par ailleurs, trop ignoré les questions d'écologie?
Il faut bien prendre la mesure du recul que constitue l'échec du sommet climatique de Copenhague. Jamais, les égoïsmes nationaux, enrobés dans une consensuelle communication, n'ont été aussi puissants. Les explications de Claude-Marie Vadrot, qui rentre de Copenhague avec cette dernière chronique de «Climatiques».
Pas d'accord, des intentions non suivies d'effet. Mais dès le début de la conférence de Copenhague, un sujet avait été écarté: celui de la biodiversité, de la protection des 12.000 espèces menacées d'une disparition rapide. Alors, il faut aussi parler des cigognes, du panda, des plantes, des poissons pour prendre la mesure de cet échec. Ce que fait aujourd'hui Claude-Marie Vadrot, dans sa dernière chronique de Copenhague.
Nicolas Sarkozy, comme Jacques Chirac en Afrique du Sud en 2002,avait du souffle, hier, à Copenhague. Mais cela ne suffit pas à faire tourner les éoliennes que l'UMP combat par ailleurs. Et pas plus à faire avancer un accord que plus grand-monde n'attend. La douzième chronique de Claude-Marie Vadrot, vieux routier des conférences internationales sur le climat.
Claude-Marie Vadrot, qui a quitté son camping-car de Copenhague pour explorer le Bella Center, a eu des visions. Un choc: voir Jean-Marc Ayraultcroiser Alain Juppé croisant lui-même John Kerry qui venait de quitter Schwarzeneggerqui n'avait pas vu Evo Morales qui n'a pas manqué Hugo Chavez ne remarquantmême pas Yann-Arthus Bertrand un peu snobé par José Bové. Il ne manquait qu'Hortefeux? Même pas : le ministre était là!
D'année en année, l'ambiance change. Les grandes ONG ont gagné en expertise et en capacité de négociation. Mais à quel prix? Les militants de «base» ne s'y retrouvent guère et les responsables politiques ont imposé leur agenda et leur novlangue à ces grands mouvements. Le regard de Claude-Marie Vadrot, vieux routier des négociations internationales sur le climat, qui suit la conférence de Copenhague depuis son camping-car, non loin du Bella Center.
La conférence sur le climat se révèle être un exercice de démocratie raté. Au fur et à mesure que les désaccords se creusent, laissant entrevoir un spectaculaire échec, conciliabules, apartés, débauchages divers et verrouillage de l'information deviennent la règle. Ce qui est une première pour ce type de conférence. Depuis son camping-car garé à Copenhague, Claude-Marie Vadrot, vieuxroutier des négociations climatiques, fait le point pour Mediapart.
Dans son camping-car garé à Copenhague, Claude-Marie Vadrot, vieux routier des négociations climatiques, fait le point pour Mediapart. Ce fut un dimanche sinistre. Les milliers de manifestants, qui ont pourtant porté un bel enthousiasme, plient bagages après avoir été superbement ignorés par les hommes en gris. Ces derniers vont reprendre leur copie. Pour discuter virgules et traductions. Passionnant.