Il y a l'affiche de la liste dite «antisioniste» présentée en Île-de-France aux élections européennes par Dieudonné. Il y eut, en décembre 2008 au Zénith, le barouf antisémite du prétendu «comique» en l'honneur du révisionniste Faurisson. Ces deux manifestations s'inscrivent comme le reflet ténébreux d'une aversion si infernale, que celui qui la ressent l'attribue à ceux qu'elle vise. «Inspirer de la haine», disent les dictionnaires. Cette inspiration, aussi nauséabonde qu'instructive, mérite une visite guidée, qui occupe le XXe siècle et culmine – dans la bassesse – en avril 1944.
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