Le procès Clearstream va connaître, lundi 5octobre, un tournant décisif. Le témoignage du général PhilippeRondot, «scribe» de cette affaire de dénonciation calomnieuse, estsusceptible de sceller le sort de l'ancien premier ministre Dominique deVillepin. Le militaire avait pris l'habitude deretranscrire ses entretiens avec DDV, mais aussi avec Jean-Louis Gergorin (le «corbeau» de l'affaire) et Imad Lahoud (le faussaire). Soit il confirme lateneur de ses notes et l'interprétation qu'en fait l'accusation, et l'ancienpremier ministre sera en grande difficulté ; soit il prend ses distancesavec ces annotations, et Villepin marquera un point capital. Legénéral Rondot devra aussi s'expliquer sur les rapports qu'il a continué àentretenir, avec la bénédiction du ministère de la défense, avec Imad Lahoud, alors qu'il était avéré que le mathématicien était un affabulateur.


