La France peut-elle s'exprimer autrement à l'étranger qu'à la façon de Nicolas Sarkozy? Ségolène Royal a-t-elle eu raison de demander pardon, à Dakar, pour les paroles du chef de l'Etat sur l'homme africain qui «n'est pas assez entré dans l'histoire»? A-t-elle eu tort de récidiver en présentant ses excuses au premier ministre socialiste espagnol pour les propos de table du président de la République sur son intelligence limitée? Quelle importance accorder à ces indiscrétions qui dévoilent un Sarkozy vantard et orgueilleux, moquant notamment l'inexpérience de Barack Obama? Voici notre réponse à toutes ces questions, sous la forme de parti pris non seulement favorable à l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, mais, surtout, inquiet au spectacle d'une présidence qui perd le sens des mesures et des réalités.


